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[Editorial] Finances publiques

La mémoire courte

Publié le 20/01/2014 • Par Romain Mazon • dans : France, Opinions

Romain Mazon

Romain Mazon

Rédacteur en chef délégué

La « nécessité » de réduire de façon drastique la dépense publique compte, au sein de la rédaction de « La Gazette », ses partisans et ses adversaires. Et ce n’est sûrement pas la conférence de presse de François Hollande du 14 janvier qui aura permis de clore ce débat ! En annonçant une nouvelle organisation territoriale, comprenant la diminution du nombre de régions, en vue de maîtriser la dépense publique, le Président concrétise un peu plus les objectifs qu’il évoquait lors de ses vœux du 7 janvier : diminuer la dépense, donc, « avec les collectivités locales », en affirmant que « nous pouvons faire mieux en dépensant moins ».

Mantra – Certes, l’Etat et les collectivités doivent avoir le souci permanent du juste usage des fonds publics. Certes, il faut lutter contre la gabegie. Certes, les responsables publics, élus et fonctionnaires, ont le devoir d’une remise en cause constante de leurs politiques, afin de les ajuster aux besoins et aux capacités du pays et des territoires. Mais en faisant de la baisse de la dépense publique son mantra pour redresser les comptes, ce gouvernement, de plus en plus proche sur ce point du précédent, donne l’impression d’avoir la mémoire bien courte. Car d’où vient l’état de nos finances publiques sinon, en grande partie, des conséquences de la crise depuis 2008 ? Et que sont devenues les analyses d’alors, consensuelles, qui démontraient les dégâts causés par la spéculation et la fraude ?

La bonne cible – Nous souvenons-nous que, en mars 2007, le conseil des prélèvements obligatoires estimait la fraude fiscale et sociale entre 29,1 et 40,2 milliards d’euros, donc aux alentours du chiffre du déficit budgétaire de l’Etat à cette date (36,2 milliards) ? Soit entre 1,7 % et 2,3 % du PIB ! La récupération de cet argent ramènerait la France en dessous de l’objectif des 3 % de Maastricht. Qu’ont entrepris les pouvoirs publics en la matière ?

En a-t-on fait assez, après que la commission d’enquête du Sénat a estimé, en juillet 2013, à 50 milliards d’euros par an le coût de l’évasion fiscale pour le budget de la France ? C’est-à-dire le montant du remboursement des intérêts de la dette… Sur ce point, l’annonce du « retour » de 11 000 évadés fiscaux est un signe encourageant.

Les comptes publics seraient-ils analysés à cette même aune si le gouvernement décidait d’œuvrer plus fermement encore au rapatriement des 590 milliards d’euros d’avoirs français dissimulés dans les paradis fiscaux, ainsi que l’a établi le journaliste Antoine Peillon dans son ouvrage « Ces 600 milliards qui manquent à la France » (Seuil) ?

Alors oui, les responsables publics ont le devoir de la bonne gestion des deniers publics, mais diminuer la dépense publique pour lutter contre les déficits est-il le seul levier à actionner ?

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Commentaires

La mémoire courte

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chris

20/01/2014 07h13

tout à fait d’accord,
à quoi servent nos élus sinon à préserver la liberté, l’égalité et la fraternité; faire payer tout à chacun les excès du système financier au service de quelques uns ne respectent pas les fonds baptismaux de notre république; attention au retour de bâton!

jojodessin17

21/01/2014 09h48

Elus et agents :
Commencons par mieux contrôler les estimations des marchés publics par exemple de travaux !
Ayant travaillé dans une agence territorial d’un conseil général du sud-ouest, je peux vous affirmer que les agents (un chef de service ; un ingénieurs et deux techniciens) grace à des sur estimations de 15 à 30 % validées,parles élus, recoivent régullièrement des cadeaux des entreprises de travaux publics. Les livraisons de cartons de vins, de bourriches d’huitres se font à domicile (saint-marie de ré ; chateau-d’oléron ; nieul-sur-mer, saint-georges-des-coteaux) pour les plus haut de la hiérarchie pour plus de discrétion. Mais il ya aussi des repas aux restaurants.
Il y a aussi les avantges en nature comme les véhicules de services qui servent aux trajets domicile-travail et sans scrupule, ces agents déclarent en frais réels.
Voila un terrain que les services de contrôle devraient aller car les économies se chiffrent en millions d’euros rien que sur ce département du sud-ouest.

Pytheas

21/01/2014 10h46

600.000 élus, 5.5 Millions de fonctionnaires, une efficacité de nos dépenses plus que discutable (Education Nationale, Emploi, Logement, ………), des strates de décisions à compétence générale très particulières, nos 57% de dépenses publiques qui ne rendent apparemment pas les français plus optimistes sur leurs institutions, font de la France un pays hors norme au niveau européen sur le plan institutionnel et psychologique. Oui, pour mener des actions économiquement fortes sur l’évasion et sur la finance « noire », mais c’est un problème international et une solution européenne à 28 maintenant. Cela n’empêche pas de vouloir modifier « le système » qui malgré toutes les évaluations diverses et multiples, se défend pour que tout bouge pour que rien ne change ou si lentement! La difficulté c’est que l’on ne peut plus dévaluer notre belle monnaie, et que l’on est sous contrainte allemande.

JO

22/01/2014 02h13

Quand on prend l’exception pour la règle. D’ailleurs, dans votre cas, l’élu n’assume pas son rôle………….mais peut être cumulait-il les mandats ? Et puis la solution ? Externaliser la maîtrise d’œuvre ? Le cabinet pourra toujours travailler main dans la main avec les entreprises locales. Et soyons sérieux, comparer l’évasion fiscale (et donc le problème des paradis fiscaux…) à des fausses notes de frais, c’est comme comparer un voleur à un acheteur qui souhaite négocier le prix.

Bazane

21/01/2014 10h50

Ce type de raisonnement sert toujours d’alibi à l’immobilisme.
Lutter contre la fraude et de l’évasion fiscale ne dispense pas de réduire le gaspillage d’argent public.
On retrouve bien cette tentation habituelle des gouvernants et des élus d’esquiver leur responsabilité à travers cet extrait de l’éditorial : « Les comptes publics seraient-ils analysés à cette même aune si le gouvernement décidait d’œuvrer plus fermement encore au rapatriement des 590 milliards d’euros d’avoirs français dissimulés dans les paradis fiscaux ».
Pourquoi gérer avec rigueur quand on peut faire payer le contribuable ?
C’est oublier que l’argent consacré à la dépense publique est rarement créateur de valeur.

JO

22/01/2014 02h07

« La dépense publique est rarement créatrice de valeur ». Comment feraient les entreprises pour fonctionner sans électricité, sans eau courante, sans assainissement collectif, sans desserte routière……… ?

Romain Mazon

21/01/2014 11h12

Bonjour
Tout le début de l’article appelle bien à une gestion exemplaire de l’argent public, et à une remise en cause permanente des fonctionnements pour ajuster la dépense publique aux besoins. Mais demander à ce que la lutte contre la fraude fiscale et l’évasion fiscale, industrialisées et massives soient prises en compte dans l’analyse de l’état de nos finances n’est pas faire payer le contribuable : c’est demander aux fraudeurs, qui mettent à mal le système collectif, de respecter les règles qui font qu’un Etat fonctionne.
Cordialement

murakami

21/01/2014 04h09

Indépendamment de la fraude, de l’évasion fiscale, des avantages des élus, des fonctionnaires, des titulaires de minimas sociaux… il faut quand même avouer que le mille-feuille administratif est assez indigeste, que la dernière mouture de l’acte 3 de la décentralisation est d’une complexité inouïe, qu’un peu de simplification serait salutaire, redonnerait un peu de crédit aux élus locaux dont l’image s’est ternie et si , en plus des économies sont possibles, pourquoi s’en priver?

Albert

24/01/2014 05h28

je partage votre avis, monsieur Romain Mazon, Rédacteur en chef délégué de la Gazette, qui est un beau site d’expressions diversifiées, entre Elus et fonctionnaires, et les autres, les citoyens de la république.

je partage l’idée des métropoles et l’idée de donner plus de pouvoir aux régions. je pense que la France doit voir grand, des villes à l’échelle de notre population. je souhaite que nos Elus repensent l’organisation de la gouvernance.

sur les fonctionnaires nous pouvons perdre par rapport à notre rémunération actuelle. aujourd’hui, chaque exécutif est plus ou moins généreux, sans aucun excès, par rapport à une lecture la plus non positive pour la défense des intérêts et du statut des agents.
Nos syndicats vont devoir négocier avec intelligence. chaque agent sait que de 2 000 agents à 100 000 agents, l’avancement de carrière sera plus difficile, tout sera plus difficile, les quotas, les formations, le confort des locaux,….
Nous surmonterons les difficultés pour la défense de notre service public.

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