Tribune

Y voir plus clair pour mieux choisir

| Mis à jour le 10/01/2014
Par et , Présidente de l’Association nationale pour la protection du ciel et de l’environnement nocturnes (ANPCEN) • Club : Club Techni.Cités
Sources : Technicités 

Silvano Rebai - Fotolia

Ce n’est pas dans le halo d’informations sur certains éclairages que l’on trouve forcément la lumière. Depuis de nombreux mois, l’Association nationale pour la protection du ciel et de l’environnement nocturnes (ANPCEN) observe l’apparition des LED en différentes situations : décorations de Noël, mises en lumière, éclairage d’ambiance et fonctionnel, etc.

C’est pourquoi elle lance désormais, à tous les élus et aux équipes territoriales, une alerte à la prudence dans leurs investissements, s’agissant de l’installation massive de LED, en l’état actuel des connaissances.

L’ANPCEN suit avec grand intérêt l’évolution des technologies de l’éclairage, auxquelles elle se déclare pleinement favorable, dans la mesure où ne sont pas effacées simultanément les interrogations nécessaires sur les finalités de points d’éclairage nocturne par rapport aux besoins, les évolutions nécessaires de leurs usages, et si ces technologies constituent un progrès tant du point de vue lumineux, économique et énergétique, que de leurs effets néfastes pour la santé et la biodiversité.

La suppression des impacts « pluriels », et pas seulement énergétiques, de l’éclairage artificiel la nuit n’est plus un objectif optionnel, mais figure désormais dans la loi et la réglementation.

Auto-allégation n’est pas information. Nul ne peut se prévaloir de désigner comme « écologique » des produits dont les qualités ne sont pas attestées. Les élus et techniciens doivent y voir un peu plus clair grâce à un référentiel global.

Pour l’heure, les impacts spécifiques ou cumulés, sur le vivant – humains et biodiversité – sont encore mal connus. Les luminaires équipés de LED exposent à un spectre de lumière blanche avec une forte proportion de lumière bleue. Ils ont une luminance au moins 1 000 fois plus élevée(1) que celle d’une source d’éclairage traditionnelle et rendent plus difficile la maîtrise des éblouissements, avec des impacts possibles sur la rétine après exposition prolongée ou cumulée.

Les LED utilisent des terres rares(2) et la filière du recyclage pour extraire ces terres rares doit devenir mature pour les traiter efficacement en fin de vie.

Enfin, l’installation extérieure des LED est généralement assortie de deux promesses : une durée de vie d’au moins quinze ans(3) et une économie principalement liée à celle-ci. Or, la durée de vie supposée n’a pas encore été vérifiée in situ. Des frais de maintenance peuvent être coûteux. Le retour sur investissement n’est donc pas encore garanti par rapport à un luminaire traditionnel à lampe à décharge de qualité et les effets non connus. De quoi être prudent.

Commentaires

0  |  réagir

Ajouter un commentaire

Ce champ est obligatoire

Ce champ est obligatoire

Ce champ est obligatoire

Conformément à la loi "Informatique et libertés" du 6 janvier 1978, vous pouvez accéder aux informations vous concernant, les rectifier ou vous opposer à leur traitement et à leur transmission éventuelle à des tiers en écrivant à : Groupe Moniteur - Antony Parc 2, 10 place du Général de Gaulle, La Croix de Berny – BP 20156, 92 186 Antony Cedex ou en cliquant ici.

L'actu Technique

Offre découverte 30 jours gratuits !

dernières offres d’emploi

services

menu menu

Club Techni.Cités : l'information pour les techniciens de la FP
 
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X