Energie

Le Sipperec crée sa SEM pour se développer dans les renouvelables

Par • Club : Club Techni.Cités

Le syndicat d’énergie d’Ile-de-France Sipperec a décidé, jeudi 19 décembre 2013, de créer une société d’économie mixte (SEM) dédiée, en particulier, à la réalisation de projets de production à partir de renouvelables. SIPEnR doit lui permettre de mener des opérations que son statut lui interdisait jusqu’ici. Alors que la région accuse un retard en la matière.

C’est la dernière-née des Sociétés d’économie mixte (SEM) émanant d’un syndicat d’énergie. Le comité du Sipperec a, jeudi 19 décembre 2013, approuvé la création de SIPEnR, une SEM dont la vocation sera, en particulier, « de réaliser des projets d’aménagement et d’exploitation de moyens de production utilisant les énergies renouvelables (ENR) ». Elle pourra également intervenir dans des opérations de maîtrise de la demande (MDE).

Déjà actif dans les ENR – Le Sipperec, qui regroupe une centaine de collectivités dans l’ensemble des départements d’Ile-de-France hormis Paris, opère déjà en matière d’ENR, en l’occurrence, le solaire et la géothermie. Et ce, dans le cadre d’une compétence optionnelle à laquelle adhèrent 54 collectivités, dont deux conseils généraux (Essonne et Val-de-Marne).
Il a ainsi à son actif 42 centrales photovoltaïques – 37 en fonctionnement et cinq en construction – réparties dans 24 communes et un réseau de chaleur exploité en délégation de service public (DSP). Deux autres DSP sur de la géothermie sont sur le point d’être signées, à Bagneux et Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine) d’une part, à Rosny-sous-Bois et Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis) d’autre part.

Un pas supplémentaire – « Mais nous sommes régulièrement sollicités pour des projets sur lesquels nous ne pouvons pas répondre en tant que syndicat, pour des raisons juridiques », explique la directrice générale adjointe du Sipperec, Catherine Dumas. « L’objet syndicat ne peut pas intervenir sur des opérations privées ou d’OPHLM, poursuit-elle. Par exemple, la réalisation d’un éco-quartier par un aménageur qui souhaiterait y mettre du solaire. »
D’où l’idée de SIPEnR afin d’élargir son périmètre d’activité dans le domaine des ENR. « On mène aussi une réflexion sur l’éolien, même si c’est compliqué en Ile-de-France », ajoute-elle. Voilà autant de pistes qui pourront désormais être explorées.

Les SEM en nombre dans le capital – Le syndicat sera actionnaire de SIPEnR à 70%… dans l’attente de la décision de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) d’entrer dans le capital, d’un montant de 1,5 million d’euros. Les discussions sont en cours.
L’association des maîtres d’ouvrage publics en géothermie (Agemo), le fonds d’investissement d’Energie Partagée présentation/energie-partagée, la SEM d’Alfortville (Val-de-Marne) Sagechau spécialisée dans le chauffage urbain et trois autres SEM complètent le tour de table.

Solidaires – Ces dernières, EneRSIEIL, Sem’soleil et Sergies, sont les émanations de syndicats respectivement situés dans l’Indre-et-Loire, la Loire et la Vienne. Leur prise de participation dans la nouvelle venue témoigne d’une volonté des SEM d’énergie de tisser des liens les unes avec les autres, au-delà d’échanges informels sur les bonnes pratiques.
Pionnière, avec un acte de naissance datant de 2001, Sergies est ainsi régulièrement consultée par les syndicats désireux de se lancer dans l’aventure de la production d’ENR.

Une région, deux SEM – En revanche, l’autre SEM francilienne, Energies Posit’If, créée par le conseil régional en 2011, n’apparaît pas dans le capital de départ. « Elle se positionne avant tout sur la rénovation thermique de logements collectifs, secteur sur lequel nous n’irons pas, commente Catherine Dumas. Il n’y a donc pas de concurrence entre nous, nous sommes complémentaires. Le Sipperec en est d’ailleurs actionnaire et notre volonté est de ne pas se marcher sur les pieds. » Cela dit, conformément à ses statuts, Energies Posit’If peut elle aussi s’engager dans l’accompagnement de projets de production d’ENR.

Mais, au bout du compte, deux SEM ne seront pas de trop pour entreprendre de rattraper le retard qu’accuse l’Ile-de-France en matière d’ENR et de MDE, ce que souligne le Schéma régional climat air énergie (SRCAE) adopté fin 2012.

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