Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement
Club prévention sécurité

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

icon Club prévention sécurité

Politique de la Ville

Zones urbaines sensibles : les principaux chiffres à retenir

Publié le 18/12/2013 • Par Hugo Soutra • dans : Actu prévention sécurité, France

Le dernier rapport de l'Observatoire national des zones urbaines sensibles a été publié mercredi 18 décembre. Il vient rappeler les difficultés socio-économiques de ces quartiers sensibles, mais aussi les chantiers qui restent à mener en matière d'illettrisme, d'accès à la santé ou encore d'atteintes aux personnes.

La situation des 3,9 millions d’habitants résidant en banlieues n’a pas connu d’amélioration en 2013. C’est, sans surprises, le constat dressé par le dernier rapport(1) de l’Observatoire national des zones urbaines sensibles (ONZUS), dévoilé mercredi 18 décembre.

Ces 751 quartiers, caractérisés notamment par la présence de grands ensembles ou d’habitat dégradé, quasi-exclusivement situés en banlieue, et tous ciblés par la politique de la ville, présentent au contraire une sensibilité aggravée à la conjoncture économique.

Le taux de pauvreté est près de trois fois plus élevé en ZUS et la moitié des moins de 18 ans vit sous le seuil de pauvreté, c’est-à-dire avec moins de 977 euros par mois.

  • A peu près stable à 36,5%, le taux de pauvreté y reste 2,6 fois plus élevé que dans le reste du territoire (14,3%). Par ailleurs, la moitié des mineurs résidant en ZUS vivent sous le seuil de pauvreté (977 euros par mois).
  • Idem pour le chômage, qui grimpe à 24,2% en 2012 contre 10,1% au niveau national. A noter, les écarts entre hommes et femmes s’accentuent : les premiers sont de plus en plus au chômage tandis que ces dernières ont tendance à se retirer du marché du travail…

Creusement des inégalités – « Nous savions que les quartiers sensibles étaient plus durement frappés par la crise, ce qui m’inquiète davantage est que l’écart ne cesse de se creuser avec les territoires environnants des ZUS », s’est ému François Lamy.

  • C’est ainsi le cas du revenu annuel moyen des habitants en ZUS, qui représente avec 12 542 euros à peine la moitié (54%) de celui de leurs voisins, établis hors-ZUS.

« Année après année, nous observons que le revenu fiscal est un indicateur synthétique des principaux chiffres d’où la décision de refondre la géographie prioritaire autour de ce critère de pauvreté. Cela ne veut pas dire qu’il doit se confondre avec une analyse de causalité ni qu’il faille appliquer la même politique de la ville sur des territoires divers qui ont tous leurs spécificités », a mis en garde Bernadette Malgorn, présidente du conseil d’orientation de l’ONZUS.

Innovations de l’ONZUS – Si l’hétérogénéité des situations des différentes ZUS mérite d’être rappelée, le rapport 2013 comporte une nouveauté avec la prise en compte, en ce qui concerne l’éducation, non pas des seuls élèves scolarisés en ZUS, mais de l’ensemble des élèves dont la mère réside en ZUS.
Une différenciation qui a son importance quand l’on connaît les stratégies d’évitement pratiquées autour des établissements scolaires des quartiers sensibles, et qui permet à l’ONZUS de démontrer que la réussite scolaire augmente moins vite pour les élèves résidant en ZUS que pour leurs camarades n’habitant pas ces quartiers.

  • Pire : le taux de réussite au brevet national décroît en fonction de la concentration d’élèves résidant en ZUS. Il est de 88% dans les établissements comptant moins de 10% d’élèves issus des quartiers sensibles, contre 73,2% dans les collèges où plus de la moitié des élèves résident en ZUS.
  • Autre statistique peu glorieuse, près de trois élèves sur cinq résidant en ZUS s’orientent – « ou plutôt sont orientés » rectifie Bernadette Malgorn en référence au phénomène d’orientation subie – vers la voie professionnelle, contre moins d’un tiers habituellement. Il n’est pas exclu que la cassure se réalise même quelques années avant, puisque 22 % des élèves de ZUS entrant en 6ème ont au moins un an de retard, contre 13% dans les quartiers environnants.

L’illettrisme des adultes (et donc des parents) est également un phénomène touchant davantage les populations habitant les ZUS que les agglomérations classiques : il s’élève à 15% dans ces territoires en difficulté contre 7% dans le reste de la France, selon des chiffres datant pour leur part de 2011.

Accès restreint à la santé – Comme l’on pouvait s’y attendre, le déficit en matière d’équipement de santé – comparé à l’offre proposée dans leurs agglomérations et non pas en fonction de ce qui se pratique dans les territoires périurbains et ruraux – n’a pas été résorbé entre 2012 et 2013.

  • Il y a 1,4 fois plus d’établissement de santé de proximité dans les agglomérations que dans les quartiers périphériques de ces métropoles, un ratio qui augmente à 2,4 et 2,3 concernant les médecins spécialistes et les chirurgiens-dentistes.

Concernant les statistiques de sécurité et de tranquillité publique, la baisse de la délinquance enregistrée dans les ZUS demeure à relativiser :

  • Si le taux d’atteintes aux biens diminue dans les ZUS par rapport à 2011 et reste inférieur de 14% à celui constaté dans leurs circonscriptions de sécurité publique, le taux d’atteintes aux personnes (vols violents, violences non crapuleuses menaces) stagne pour sa part. En 2012, il s’élève à 13,5 faits en moyenne pour 1 000 habitants contre 12,8 dans les CSP abritant au minimum une ZUS.

Autres chiffres intéressant mesurés cette année par l’ONZUS, celui des actions financées dans le cadre de contrats urbains de cohésion sociale (Cucs). Près de 50% du milliard d’euros distribués au titre de la politique de la ville a été à destination d’associations (puis d’opérateurs locaux, de collectivités territoriales, d’administrations et de GIP).

  • 43,7% des subventions accordées dans ce cadre viennent des collectivités territoriales dont 25,1% des communes, contre 42,4% de l’Etat et 13,9% d’organismes sociaux ou de fonds européens.

Mis à part la dernière donnée sur le financement, ces chiffres restent à relativiser. Analysant des données en stock et non en flux, Bernadette Malgorn a conscience que « cela participe probablement à la construction de représentations négatives sur la politique de la ville, les banlieues et ses habitants. Mais au vu de la réalité du terrain, il est difficile de positiver à partir de quelques cas d’habitants en HLM parvenant à une ascension sociale ; il y en a aussi qui ne s’en sortent pas » se défend-elle.

L’observation mise à mal – Néanmoins, le « Panel Politique de la ville » qui suit pendant quatre ans une cohorte de 1 830 ménages (3 500 personnes) devrait y remédier en 2014, en démontrant qu’un certain nombre de foyers quittent les quartiers ZUS dans un parcours résidentiel ascendant.
Cette nouveauté devrait figurer dans le premier rapport du futur Observatoire national de la politique de la ville, alors que plusieurs sources confirment que les prochaines études devraient être chaotiques notamment du fait des discontinuités en termes d’indicateurs et de territoires prioritaires.

Cet article est en relation avec les dossiers

Notes

Note 01 les ZUS sont amenées à disparaître dans la réforme en cours d'examen au Parlement, au profit de "quartiers prioritaires". Par ailleurs, l'ONZUS doit disparaître alors qu'un nouvel "Observatoire national de la politique de la ville doit voir le jour. Retour au texte

Réagir à cet article Vous avez une question ? Posez-la à notre juriste

Nos offres d'emploi

Plus de 1000 offres d'emploi !

TOUTES LES OFFRES D'EMPLOI

Aujourd'hui sur le Club prévention-sécurité

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

Zones urbaines sensibles : les principaux chiffres à retenir

Votre e-mail ne sera pas publié

Club prévention sécurité

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement
 
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X