Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

PATRIMOINE

Récolement décennal : les musées seront en retard au rendez-vous

Publié le 19/12/2013 • Par Hélène Girard • dans : France

Il est désormais certain que seule une minorité de musées aura achevé le récolement décennal des collections en juin 2014. Cependant, pour le Service des musées de France, cette première campagne de récolement, malgré de nombreuses difficultés, s’avère positive pour la gestion des collections.

« Une série de tortues qui avancent bien, mais qui sont parties beaucoup trop tard ». C’est ainsi que Marie-Christine Labourdette, directrice des musées de France, a résumé la situation des musées en matière de récolement (1), lors de la deuxième journée nationale organisée sur la question, à Paris, le 12 décembre 2013, par le Service des musées de France (SMF).

Le retard à l’allumage avait déjà été constaté il y a un an, lors de la première journée d’études. Un manque d’intérêt ou d’entrain pour la question, une prise de conscience insuffisante des délais et de l’ampleur de la tâche à accomplir, des difficultés méthodologiques (problématique des collections composées de milliers de pièces, ou d’éléments peu maniables comme les statues…) et des moyens humains souvent insuffisants expliquent l’ampleur du retard pris par les professionnels.

Facteur déterminant – « Aujourd’hui, a souligné Marie-Christine Labourdette, le constat est plutôt encourageant et les chiffres meilleurs qu’en 2011. » Cependant, même s’ils « avancent bien », les professionnels des musées ne seront qu’une minorité à avoir bouclé leur campagne de récolement le 12 juin 2014, échéance fixée par la circulaire du 17 septembre 2004, le récolement étant une obligation fixée par la loi « musées » du 4 janvier 2002.

Le SMF évalue leur nombre à 320 sur les 1159 musées de France. Actuellement à 16%, le taux moyen de récolement, à l’échelle nationale, devrait atteindre, selon les calculs du SMF, 23% d’ici à six mois.

Au cours des derniers mois, le SMF a réalisé une enquête pour déterminer quels sont les facteurs déterminant la vitesse de récolement. « C’est bien le volume des collections, et non leurs typologies, qui fait la différence », a souligné Marie-Christine Labourdette. D’où l’intérêt d’examiner les taux de récolement à la lumière du nombre d’objets composant les collections des musées. Ainsi, le SMF distingue entre

  • les deux tiers des musées, dont les collections restent inférieures à 20 000 objets
  • le petit tiers des musées qui conservent entre 20 000 et 100 000 objets
  • les 50 musées qui conservent plus de 100 000 objets (dont 7 musées qui ont plus d’un million d’objets)

Avec des constats différenciés :

  • si l’on laisse de côté les 50 plus gros musées, le taux de récolement moyen passe à 34%
  • si l’on considère uniquement les musées conservant moins de 20 000 objets – donc la majorité des équipements – ce taux bondit à 41,6%

Les projections pour juin 2014 donnent un taux moyen de 46%, si l’on écarte les 50 plus gros musées.

Angle mort – Avec des moyens humains plus importants, les 50 plus gros musées ont d’ores et déjà abattu un travail considérable, puisqu’à eux seuls, ils ont récolé autant que tous les autres. En revanche, quelque 180 musées ont un rythme de récolement « inquiétant », s’alarme le SMF, avec un taux de récolement actuel inférieur à 5%.

Reste un angle mort préoccupant : environ 220 musées, dont le SMF n’a aucune nouvelle du récolement. Soit ils ne récolent pas du tout, soit ils n’ont aucun agent destiné à cette tâche, qui prend alors un rythme « inquiétant ». Les directions régionales des affaires culturelles (Drac) vont les relancer prochainement pour étudier avec leurs responsables où se situent les blocages.
Dans les cas extrêmes, un retrait du label « Musée de France » ne peut pas être exclu, dans la mesure où ces établissements n’auront pas observé la loi « musées » du 4 janvier 2002.

« Les Drac et l’administration centrales sont vos partenaires et sont là pour vous aider », a assuré Marie-Christine Labourdette aux responsables d’établissements. Aux musées dotés de collections composées d’un nombre particulièrement important d’objets, le SMF compte proposer des outils méthodologiques « adaptés ».
Une réflexion est d’ailleurs en cours avec la Conférence permanente des muséums de France. Un travail similaire sera proposé aux deux plus grands musées archéologiques : le Musée national d’archéologie de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines) et le Musée national de la préhistoire, des Eyzies-de-Tayac (Dordogne).

« Saine gestion » – Le SMF compte organiser une troisième journée sur le récolement, en juin 2014. Ce sera l’occasion de faire le bilan de la première campagne de récolement décennal et d’envisager la poursuite de cet « acte de saine gestion », selon la formule de la directrice des musées de France.
Ce que confirment les retours d’expérience présentés lors de la journée du 12 décembre, avec, ici des efforts portés sur l’aménagement des réserves, ou leur mutualisation à l’échelle d’une ville, d’une intercommunalité ou d’un département ; là des progrès en matière de numérisation des collections ; ailleurs, une plus grande maîtrise des outils de gestion de l’inventaire et une rationalisation de la gestion des flux de d’objets entrant dans les collections (notamment en matière de mobilier archéologique).

Récolement, une affaire de cinétique

« On constate un effet d’accélération cinétique, souligne la directrice des Musées de France. Plus les musées avancent dans les opérations de récolement, plus ils travaillent vite. » Ce qui, même si l’échéance de juin 2014, n’est pas partout respectée, laisse espérer une réduction du retard à moyen terme. Marie-Christine Labourdette invite d’ailleurs les musées qui comptent moins de 3000 objets à réaliser un « blitzkrieg » en six mois pour atteindre les 100% de récolement en juin 2014. En d’autres termes, ces musées-là doivent passer à la vitesse maximale et faire du récolement la priorité des priorités.
De toute façon, estime Marie-Christine Labourdette, le premier récolement est le plus difficile. Il faut rassembler les documents techniques, inventer la méthode, bref, essuyer les plâtres. « Une fois le stock d’objets traité, il ne s’agira plus que de gérer les flux. » L’ « après 2014 » devrait donc être plus serein dans les musées, le récolement devenant un chantier permanent.

Comment sortir de l’impasse

Sur le plan purement juridique, les musées de France se trouvent dans une impasse. Plus de la moitié ne vont pas être en mesure de respecter leur obligation légale de récolement décennal prévue par la loi « musées » du 4 janvier 2002, dont la date-butoir est fixée au 12 juin 2014 par la circulaire de l’ex-Direction des musées (devenue depuis Service des musées de France) datée du 17 septembre 2004. Pour le Service des musées de France, il n’est pas question de donner à croire que le délai de dix ans fixé par le législateur n’était qu’une indication. « Ce n’était pas du tout le cas », observe la directrice des musées de France », Marie-Christine Labourdette, pour qui une telle issue reviendrait aussi à encourager les musées à relâcher l’effort. Le SMF étudie donc les voies possibles en matière de contractualisation avec les collectivités et leurs musées sur d’éventuelles aides de l’Etat pour accélérer le processus du premier récolement et enchaîner sur le deuxième (2024). Une manière de sortir de l’impasse par le haut.

Thèmes abordés

Notes

Note 01 opération consistant à localiser les objets inscrits sur le registre d’inventaire du musée, d’en vérifier le marquage, la documentation et l’état. Le récolement assure, en quelque sorte, la traçabilité des biens mobiliers des musées Retour au texte

Réagir à cet article

Sur le même sujet

Nos offres d'emploi

Plus de 1000 offres d'emploi !

TOUTES LES OFFRES D'EMPLOI

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Fournisseurs public expo Public Expo

Commentaires

Récolement décennal : les musées seront en retard au rendez-vous

Votre e-mail ne sera pas publié

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement
 
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X