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Energie nucléaire

Les CLI ont un peu le blues mais beaucoup d’envies

Publié le 18/12/2013 • Par Olivier Schneid • dans : A la une, France

Centrale nucléaire en activité
Fotolia
Près de 250 membres de commissions locales d’information (CLI) et des représentants de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) ont participé, mercredi 11 décembre 2013, à Paris, à la 25e conférence nationale des CLI. L’occasion de faire le point sur les sujets d’actualité autour des questions de sûreté nucléaire, de radioprotection, de financement et de transparence. Celle aussi de confronter les points de vue. Dans le respect d’une diversité peu commune.

Il aurait aimé « saluer la présence du ministre de tutelle » en charge de l’Ecologie… pour pouvoir ensuite « l’interpeller » sur la demande, récurrente, des commissions locales d’information (CLI) de voir leur financement assuré dans le « respect de la loi ». En ouvrant la 25e conférence nationale des CLI, mercredi 11 décembre 2013, à Paris, le président de leur association (ANCCLI), Jean-Claude Delalonde, a « regretté » l’absence de Philippe Martin. Il en a aussi profité pour dénoncer l’indifférence de la direction générale de la Sécurité civile, « qui finira peut-être par répondre à la demande de son ministre (de l’Intérieur) de nous recevoir ».

L’argent, nerf de la guerre – Car le manque de moyens demeure le principal sujet de préoccupation de nombre des 37 CLI réunies au sein de l’ANCCLI. Composées pour moitié d’élus et l’autre moitié de représentants de la société civile (associations de protection de l’environnement, syndicats du nucléaire, monde économique, experts), elles ont, selon la loi Transparence et sûreté nucléaire (TSN) de 2006  une mission « de suivi, d’information et de concertation en matière de sûreté nucléaire, de radioprotection et d’impact des activités du site nucléaire sur les personnes et l’environnement ». Or, si certaines tournent avec des budgets leur permettant d’embaucher du personnel permanent, de commander des études et de communiquer vers le grand public, d’autres en sont réduites à une activité plus que discrète… parfois cependant aussi faute d’une volonté politique locale.

La Manche en pointe – Parmi les mieux loties, les trois CLI de la Manche, le département le plus nucléarisé de France avec ses sites Areva de La Hague, EDF de Flamanville (deux réacteurs et un EPR en construction) et le centre de stockage de déchets radioactifs de l’Andra. Elles ont, le 5 décembre, publié un Livre blanc accompagné d’une synthèse  plus accessible au grand public. Fruit d’un travail de plus de deux ans et demi lancé après l’accident de Fukushima, l’opération a coûté 120 000 euros. « Nous avons inventioré toutes les questions qu’on peut se poser sur la sûreté des installations, précise le maire et conseiller général de Beaumont-Hague Michel Laurent, qui préside les trois CLI. Puis nous avons interrogé les exploitants, les services de l’Etat, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), etc. Pour aboutir à ces documents destinés à informer la population. »

« Bienveillante » ASN – Le président de l’ASN, Pierre-Franck Chevet, salue, en ce livre blanc, « une excellente initiative » qui, de plus, « rend compte des divergences de points de vue », au fondement même des CLI (voir encadré ci-dessous). « Bienveillante » à l’égard de ces dernières, parce que « le débat public et la transparence contribuent à renforcer la sûreté et la radioprotection », l’ASN « soutient pleinement » leur demande « légitime » de bénéficier d’un prélèvement sur la taxe sur les installations nucléaires de base (INB). L’Autorité a d’ailleurs, le 4 juillet 2013, publié un avis en ce sens. « On n’est pas sur un sujet budgétaire majeur, remarque-t-il. Un million d’euros dans un premier temps en plus du million actuel (l’ANCCLI en réclame six, soit 1% de la taxe ndlr), cela permettrait déjà de monter en puissance. »

Econome Budget – Le blocage vient de Bercy, estiment à l’unisson les présidents de l’ASN et de l’ANCCLI. Encore il y a un an directeur général de l’Energie et du Climat (DGEC), le premier est sûrement bien placé pour le savoir. « Le Budget a un souci d’économie de l’argent public, observe-t-il. Il faut donc un arbitrage politique. » Jean-Claude Delalonde « s’inquiète », lui, que des ministres ne mettent pas en œuvre ce qu’ils défendaient lorsqu’ils étaient parlementaires. D’autant que celui en charge du Budget, Bernard Cazeneuve, connaît de l’intérieur le réseau des CLI, pour avoir présidé celle de La Hague lorsqu’il était député-maire de Cherbourg…

Plus ou moins bien accueillies – Contraintes, pour certaines, par des moyens financiers se limitant aux subsides accordés par l’Etat, via l’ASN, ou pleinement soutenues, pour d’autres, par leur conseil général, les CLI vont entamer 2014 avec un agenda chargé. Parmi les principaux sujets sur la table : une meilleure reconnaissance de l’expertise citoyenne, la place de la sous-traitance en situation de crise et la gestion post-accidentelle dans les territoires. Les CLI souhaitent ainsi être partout associées aux exercices de crise, comme l’a été l’ANCCLI à Cattenom (Moselle) en juin 2013 – son représentant, Dominique Boutin, en a dressé un compte rendu critique et pour le moins atypique dans la forme. De même, elles souhaitent pouvoir assister aux inspections menées par les agents de l’ASN. Mais si EDF leur ouvre les portes de ses centrales, Areva et le CEA restent opposées à la présence de membres de CLI dans leurs installations.

Démocratie participative – Plus généralement, ces « vigies citoyennes », comme elles se qualifient, entendent combattre la « tendance à l’oubli ». Cette « petite musique consistant à considérer que Fukushima est un accident japonais, que la page est tournée et que l’on doit en faire le deuil », traduit Pierre-Franck Chevet. « Or, ce n’est pas le cas, objecte-t-il : on peut aussi en France être surpris par une agression externe, climatique ou malveillante, l’équivalent du tsunami chez eux. » Pour « se rapprocher du grand public », alors que des enquêtes ont montré le peu de notoriété des CLI dans la population, l’ANCCLI a produit un film d’animation, Les chroniques de Julie et Martin . La vidéo présente un « modèle unique de démocratie participative, en Europe et dans le monde ». Il pourrait y avoir d’autres épisodes.

Les CLI : un drôle de petit monde

« C’est étonnant qu’avec des pro, des anti et des qui n’ont pas d’avis, ça fonctionne, s’amuse un membre de la CLI de Cadarache (Bouches-du-Rhône), Robert Villena. Il y a rarement des débats idéologiques entre nous. » Et quand un représentant de la CLIGEET du Tricastin (Drôme), Pascal Buland, intervient pour regretter que le film de présentation de l’ANCCLI n’aborde pas les aspects positifs du nucléaire, comme le fait « d’avoir de l’électricité pas trop chère depuis un certain temps », il se fait rabrouer par ses homologues, car ce n’est pas le lieu d’un tel débat. « Les CLI n’ont pas à se pencher sur les considérations économiques », précise ainsi la présidente du comité scientifique de l’ANCCLI, membre de celle de Golfech (Tarn-et-Garonne), Suzanne Gazal. « Si chacun vient avec sa carte pour ou contre, on se sépare et nous signons alors la fin de l’ANCCLI », renchérit un représentant de la CLI du Blayais (Gironde), Florion Guillaud. « Chacun a son vécu, poursuit-il. Nous n’avons pas à nous préoccuper d’équilibre énergétique mais uniquement de sûreté et d’information. »

« Condamnés à nous entendre » – Membre des trois CLI de la Manche et responsable des questions nucléaires au sein de Greenpeace, Yannick Rousselet assure bien vivre cette cohabitation entre pro et anti : « Nous sommes des alliés objectifs sur la sûreté et la transparence. Moi, je pense que si le public avait une vraie connaissance de la réalité du nucléaire, il n’y aurait pas d’acceptabilité sociale ; pour d’autres, le nucléaire ne pourra survivre que s’il y a de la transparence. Tout le monde y gagne dans ces lieux d’échange pluralistes, uniques au monde, où règne un esprit constructif. Ils sont un outil très intéressant de démocratie et de débat. » « Dans le respect de notre diversité, gardons-nous de vouloir faire autre chose que ce que la loi nous demande, résume le président de l’ANCCLI, Jean-Claude Delalonde. Et nous serons alors unanimement toujours d’accord, pro, anti et ceux qui n’ont pas de parti pris, sur la nécessité d’avoir un système de sûreté exceptionnel. Pour servir cet objectif, nous sommes condamnés à nous entendre… »

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