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[Opinion] Société

La chasse aux fonctionnaires est ouverte

Publié le 17/12/2013 • Par Auteur associé • dans : France, Opinions, Toute l'actu RH

Carol Knoll

Carol Knoll

Administratrice territoriale

Un sondage de l’institut BVA, publié dans « Les Echos » du 18 novembre, propose d’apporter des réponses simples à une question simple : « pour chacune des mesures suivantes permettant de réaliser des économies dans le budget de l’Etat, dites-moi si vous seriez favorable ou opposé à… ». Suivaient treize propositions.

Dans le tiercé gagnant, en première et troisième positions, deux mesures concernent exclusivement les fonctionnaires : augmenter leur durée de travail pour 66 % des sondés et supprimer des postes pour 56 % ; baisser leurs salaires n’est proposé que par 30 %. De quoi rassurer les 5,5 millions de personnes concernées…
Car il n’est pas certain que les interviewés aient fait la différence entre les fonctionnaires d’Etat, des hôpitaux et des collectivités locales.

Certes, il n’est pas scandaleux de rechercher partout des pistes d’économie possible ; la diminution de la masse salariale de l’Etat, dont la baisse du nombre de fonctionnaires, est une option parmi d’autres, et il est bien entendu légitime d’y réfléchir. Mais ce sondage, comme la plupart des enquêtes de ce type, ne fait pas dans la dentelle : aucune référence à un éventuel projet de société. Comme si, d’emblée, le postulat était qu’il est possible de réduire le nombre de fonctionnaires sans porter atteinte au niveau de service.

Priorité à la découpe – Nouvelle désillusion pour ceux qui avaient encore quelque espoir de redorer un statut en berne et de revaloriser des missions de service public mises à mal. La priorité n’est ni à l’analyse des besoins, ni aux valeurs sociétales, ni au sens de l’action, mais à la découpe.

L’image des fonctionnaires est calamiteuse : ils ne travaillent pas suffisamment et sont bien trop nombreux pour ce qu’il leur est demandé de faire. La facétieuse caricature entretenue par des humoristes s’est transformée en une réalité avérée qu’il devient urgentissime de changer.

Elle est d’autant plus crédible qu’elle est dénoncée en hauts lieux et de l’intérieur, depuis un ministre réclamant jadis une mise au régime drastique d’un éléphantidé préhistorique jusqu’à des fonctionnaires eux-mêmes, sous couvert de romans à visée pamphlétique. Il faudra penser à enfin mettre au travail les infirmiers des hôpitaux, les travailleurs sociaux des départements, les agents de la répression des fraudes, et à inscrire la chasse aux fonctionnaires comme grande cause nationale.

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Commentaires

La chasse aux fonctionnaires est ouverte

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fred

17/12/2013 01h48

Est ce vraiment la peine de commenter ?
C’est assez pitoyable, cette attaque incessante sans jamais se poser la question de qui (la plupart des français confond fonctionnaire et agent d’un service public comme la SNCF, RATP, SSociale…), de quel travail et donc de quel service public parle t on, de la décentralisation continuelle dont le résultat ne sera qu’une inégalité des citoyens sur le territoire national …
Je suis fonctionnaire, fier de l’être et je n’ai jamais eu à rougir de ma charge de travail et de mon investissement professionnel face au privé !

FORTIN JEAN-MICHEL

18/12/2013 07h25

Bonjour,
Tous les livres sortis par les fonctionnaires ne sont pas des pamphlets, jugez-en vous-même : http://fonctionnairemalgremoi.over-blog.com/article-6001-visiteurs-aujourd-hui-et-mon-coup-de-gueule-de-la-semaine-111464665.html

Eric

18/12/2013 08h58

Cet ensemble n’est pas nouveau en période difficile. Il est intéressant de constater que nombre de ces sondés n’hésiteraient pas à intégrer la FP, notamment la FPT si leur Maire leur proposait. Peut être une réaction de frustration.
Plus objectivement, et vu de l’intérieur de la FPT, on peut se poser des questions…
Absentéisme
Sureffectif réel par endroit
Clientélisme
Management inapproprié
Bref du boulot pour les DRH
Je note par ailleurs, et je pense que c’est symptomatique, les assureurs statutaires sont de plus en plus rares et de plus en plus chers.
Ceci étant, un bon fonctionnement n’est qu’une question de volonté politique, et là…..

un parmi des millions

18/12/2013 09h35

Je rejoins le commentaire précédent. D’une part, cette chasse aux sorcières ne pose pas les bonnes questions sur l’orientation que les français veulent donner à leur Service Public (parce que pour ma part, je me considère comme au service de mes concitoyens), et d’autre part il y a une confusion entretenue par les médias sur le statut de fonctionnaire et les régimes particuliers à certaines entreprises remplissant un service public.
Encore une fois, dans un pays où le seul fait d’avoir un emploi crée une inégalité insupportable aux yeux de certains démunis, on cherche à opposer, à diviser pour mieux régner.
Rappelons qu’être fonctionnaire s’accompagne de certaines obligations comme le devoir de réserve (qui nous empêche de dénoncer certains abus de dirigeants élus…), le devoir d’obéissance (qui fait de nous des agents corvéables à merci, mobilisables week-end et jours fériés), que les dispositions du Code du travail protégeant les droits des salariés du privé ne s’appliquent pas à nous.
Une étude récente (la semaine dernière ?) a montré que le salaire moyen des employés du privé a augmenté de 1,3 % l’an passé, malgré la crise. Les fonctionnaires en sont à la troisième année de gel de la valeur du point d’indice servant à calculer leur traitement…
Enfin, en tant que « petit » fonctionnaire de base, je ne peux pas frauder le fisc, mes revenus sont d’office connus car versés par le Trésor Public (j’adore ce nom !) et que je n’ai pas le droit de cumuler une activité privée avec mon boulot ; je n’ai pas de compte en Suisse, ma « caisse noire » est un pot de confiture dans lequel je mets la monnaie de ma baguette de pain quotidienne…
Bref, tout ça pour dire (mais les lecteurs de cet article le savent déjà) que nous ne sommes pas les nantis que certains français s’imaginent.

Alcide

18/12/2013 09h59

Si le sujet est de travailler plus pourquoi pas… Mais c’est donc un souci de management et d’organisation que l’on évoque dans ce cas. C’est donc aux élus d’intervenir avec toutes les connaissances qu’ils possèdent du sujet.

Quant à supprimer des postes, pourquoi pas aussi. Mais il ne faudra pas s’étonner ensuite des conséquences : les prestations seront effectuées par des entreprises privées comme, par exemple, les AMO – Assistance à Maîtrise d’Ouvrage – hier gratuite (public) et aujourd’hui payante (privé). On ne supprime donc pas des postes en se disant qu’on a fait des économies « facilement ». La dépense est parfois transférer à d’autres qui ne s’en rendent compte que trop tard quand ils ont besoin du service.

Par ailleurs il faut comparer ce qui est comparable. Mettre des boulets aux pieds des fonctionnaires dans leur activité (codes, validation obligatoire des actions auprès des élus (ex : assemblée, conseil d’administration, conseil municipal…), démarche d’information auprès des usagers…) pour ensuite constater que la fonction publique avance moins vite que le privée est une démarche stupide.

C’est pourtant bien ce qu’on entends aujourd’hui dans bien des discours. Des élus devraient pourtant savoir que nager dans le sens du courant a toujours fait rire les crocodiles.

JO

18/12/2013 10h07

Ce que les français ont compris, ce qui est urgent et prioritaire est de préserver les intérêts de nos créanciers. Relancer l’économie, préserver nos services publics, l’égalité d’accès aux droits……. sont nécessairement des objectifs luxueux, superflus et anticoncurrentiel dans notre économie mondialisée. Voici le projet de société du français : devenir un chinois (mais bon si mon fils pouvait être fonctionnaire ça serait bien quand même)

PETIOT Rémy

18/12/2013 10h49

J’ai constamment oeuvré à minima 45 heures par semaine, sans pause café ni repas « d’affaires » dans la fonction publique territoriale. J’ai observé, comme j’avais pu le faire dans le privé lorsque l’administration faisait partie de mes clients, que le travail n’était pas réellement partagé. Je n’ai pas trouvé la clé d’un réel management du personnel, alors que cela ne posait guère de problème dans le privé.
Je ne souhaite pas non plus l’assimilation du statut du public à une situation du privé. La fonction privée consiste par tous moyens à obtenir un chiffre d’affaires et une marge les plus confortables possibles. La fonction publique consiste à offrir le maximum de services au vu des ressources fiscales admissibles par les citoyens. Il n’est pas question de rentabilité mais d’efficacité.
Il est essentiel que les fonctionnaires puissent assurer l’égalité des droits et devoirs entre les citoyens et ne soient pas professionnellement à la botte servile des élus.

roro

18/12/2013 11h49

Il est grand temps de mettre de l’ordre dans ce pays.
Emploi public/privé:que de distorsions (salaires, carences, retraites,etc..
Que dire de nos chers représentants syndicaux qui ne representent qu’eux mêmes et à la solde de …
Pas mieux pour nos politiques majoritairement fonctionnaires pour se remplir les poches!!!
ETC…….

JO

18/12/2013 12h11

Je ne vois aucune distorsion. Il arrive qu’il faille relancer les administrations et les entreprises plusieurs fois par mois pendant des mois avant d’avoir une réponse ou une intervention. Il arrive aussi que des administrations et des entreprises soient réactives. En tout cas, de ce que je vois dans le Morbihan, le public n’a rien à envier au privée. Par contre, ces deux secteurs ont de grandes marges de progrès à faire.

Jeff

18/12/2013 12h18

« roro » est une bonne illustration des effets produits par ce genre de sondages à visées manipulatrices.
Merci Madame Knoll d’essayer de contrer ces procédés.

X.NELSON

19/12/2013 09h44

Ces campagnes incessantes n’ont pas pour objectif de résoudre un problème ou plusieurs, dans les services publics … Car on peut, bien sûr, améliorer beaucoup de choses dans le secteur public en termes de gestion et de management. On pourrait aussi évaluer le management dans le secteur privé … il y a de quoi débattre.
Le but de ces campagnes est purement idéologique : flatter les instincts des personnes en difficultés qui spontanément imaginent que si « l’autre » vivait plus mal, eux vivraient mieux. Et favoriser le retour à la jungle où chacun survit en fonction de ses moyens.
Ceux qui sont victimes des sondeurs tarifés sont les mêmes qui, tous les jours dans nos collectivités viennent demander plus pour leurs enfants, pour eux-mêmes, pour leurs parents agés, … et , accessoirement, font le siège des permanences des élus pour obtenir un poste dans la fonction publique.
Triste époque où la « grande cause nationale » n’est pas la chasse aux fonctionnaires mais plus prosaïquement le sauvetage des créances des banquiers et rentiers sur la société !

Jourgom

19/12/2013 01h59

1/3 qui bosse très convenablement voire plus
1/3 qui fait ce qu’on lui demande et…
1/3 qui ne fiche rien !

J’en suis à mon troisième poste dans la FPT et j’ai pu à chaque fois observer la même chose.

yenamarre

20/12/2013 09h35

Et dans le privé c’est exactement pareil.

J’ai fait également plusieurs postes dans le privé avant d’entrer dans la fonction publique par un concours (ouvert à tous…Avis à ceux qui critiquent…), et c’est exactement pareil….
Alors par pitié cessez ces critiquent stériles qui ne rapportent qu’à ceux qui sèment la discorde pour mieux régner…

A bon entendeur salut…

ipkyss

19/12/2013 07h16

Tous ces constats méritent considération :mais par contre le jour où l’état français empruntera très cher l’argent, le temps du débat sera trop tard.

colli

26/12/2013 04h22

diminuer le nombre de fonctionnaires : OUI, en réduisant le nombre de collectivités territoriales par exemple. Ou bien on garde toutes les collectivités, pour conserver la « proximité », mais seulement avec des élus.

réaliste

29/12/2013 09h37

Bonjour,

Encore une idée pour monter le privé contre le public. Des « fainéants » et des bosseurs il y en a dans tous les secteurs.
Alors ce sondage aide certain à prendre des décisions non courageuses envers le public…

imer amer

02/01/2014 05h06

ce débat de longue date occulte totalement la question du sens donné aux missions des fonctionnaires. Souvent bien éloignées des capacités réelles des agents qui occupent des postes mal définis peu motivants et encore plus éloignées d’un service au public.
La vraie question c’est : L’intérêt du poste (répond-il à une demande sociale ? et l’agent trouve-t-il son compte à l’occuper ?) comment mieux motiver des fonctionnaires trop souvent en manque de reconnaissance ?

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