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Santé au travail

Le lien entre absentéisme et jour de carence est-il établi ?

Publié le 10/12/2013 • Par Gaëlle Ginibrière • dans : A la une, A la une emploi, Actu Emploi, Dossiers Emploi, France, Toute l'actu RH

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Sofaxis - Sofcap
Une étude publiée le 9 décembre par le Groupe Sofaxis souligne le lien entre jour de carence et baisse des arrêts de courte durée dans la FPT. Son impact sur l’absentéisme global n’est cependant pas démontré.

A quelques semaines de la disparition au 1er janvier 2014 du jour de carence pour les fonctionnaires, l’étude du groupe Sofaxis sur l’absentéisme dans les fonctions publiques territoriale et hospitalière ne pouvait rester inaperçue. De fait, elle a suscité jusqu’à la réaction de la ministre de la fonction publique Marylise Lebranchu, qui a fait part de ses réserves sur les chiffres publiés lundi 9 décembre.

Et pour cause, les statistiques de l’assureur contredisent le point de vue de la ministre qui voyait dans cette journée de carence établie en 2012 une mesure « injuste, inutile et inefficace ».

Chute de 43 % des jours de maladie ordinaire - En 2012, pour la première fois depuis 6 ans, le nombre des arrêts ainsi que celui des agents absents pour raison de santé sont en baisse. Les arrêts d’une journée en maladie ordinaire ont en effet chuté de plus de 43 % en un an dans la fonction publique territoriale (FPT). « La mise en application d’un jour de carence en maladie ordinaire explique probablement ce phénomène », commente Pierre Souchon, directeur adjoint du département ingénierie services du Groupe Sofaxis.

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Une analyse que partage Denis Monneuse, enseignant chercheur à l’IAE de Paris et consultant indépendant : « Son ampleur est cependant surprenante. Est-ce lié à la médiatisation de l’introduction du jour de carence qui a marqué les esprits ? La crise a-t-elle renforcé ce phénomène puisque l’on sait que ceux qui sont les plus absents sont aussi ceux qui ont le salaire le plus faible et sont donc davantage incités au surreprésentéisme en cas de difficultés financières ? ».

Allongement de la durée des arrêts - Chef du service pilotage RH et dialogue social à Lille Métropole (Nord, 1 193 000 habitants, 2 500 agents), Vincent Kohut a observé de son côté une baisse de 29% des arrêts suite à la mise en place du jour de carence en juillet 2012. « Paradoxalement, le taux d’absentéisme est resté le même. Car dans le même temps, la durée des arrêts est en effet passée de 8 à 12 jours, nos agents attendant d’être parfaitement rétablis pour reprendre le travail », commente-t-il.

D’ailleurs, l’étude de Sofaxis le montre : la durée des arrêts ne cesse de progresser chaque année. Depuis 2007, la gravité des arrêts a augmenté de 16 % dans la FPT. Une tendance qu’il faut aussi mettre en regard du vieillissement des personnels. « Les agents sont également plus préoccupés par leur santé, davantage sensibilisés à des pathologies comme les TMS, qu’ils ne signalaient pas auparavant », commente Denis Monneuse. Le taux d’absentéisme national a d’ailleurs continué à progresser : il s’établissait en moyenne en 2012 dans une fourchette de 6,8 et 9,1 % selon la taille de la collectivité.

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On compte en effet 2,4 fois plus d’arrêts dans les collectivités territoriales de plus de 150 agents par rapport à celles de moins de 10 agents. « La maladie ordinaire, cause d’arrêt la plus courante, explique en grande partie cet écart, puisque sa fréquence est multipliée par 2,7 entre ces deux catégories de structure», note l’étude.

De la même façon, les agents sont près de deux fois plus nombreux à s’arrêter dans les grandes collectivités. « La taille des collectivités n’est pas forcément l’indicateur le plus pertinent. Nous sommes une grande collectivité, et notre taux d’absentéisme n’est que de 6%. En revanche, les catégories C ne représentent qu’un tiers de notre personnel », souligne Vincent Kohut.

Pour Marylise Lebranchu, cette étude ne justifie pas de revenir sur la disparition du jour de carence. « Pour la stabilité des équipes, pour le fait qu’il peut y avoir des arrêts d’une journée répétitifs, il est important de dire aux citoyens que nous renforçons les contrôles, que le fonctionnaire est responsable et qu’en plus il est contrôlé », expliquait-elle sur France Inter le 10 décembre.

Cet article fait partie du Dossier

L'absentéisme des agents publics : un symptôme, des remèdes

Sommaire du dossier

  1. Idées vraies, idées fausses sur l’absentéisme dans les collectivités locales
  2. Absentéisme pour raisons médicales : quelles idées évacuer, quelles solutions mettre en place ?
  3. Absentéisme : les fonctionnaires territoriaux ne sont pas des fainéants
  4. L’absentéisme dans la fonction publique territoriale progresse de 26% en 8 ans
  5. Absentéisme dans la fonction publique : des chiffres et des êtres
  6. « L’absence est presque toujours une coproduction »
  7. Absentéisme : 3 fois plus d’arrêts dans les grandes collectivités que dans les petites
  8. Hausse de l’absentéisme: un symptôme, pas une fatalité
  9. Le coût élastique de l’absentéisme dans la fonction publique territoriale
  10. Fonction publique territoriale : le jour de carence a réduit l’absentéisme de courte durée
  11. Le lien entre absentéisme et jour de carence est-il établi ?
  12. Combattre l’absentéisme et ses conséquences
  13. Des leviers pour prévenir l’absentéisme
  14. Horaires atypiques : une pénibilité méconnue
  15. Vers une généralisation du contrôle par l’assurance maladie des arrêts de travail en 2016
  16. Prévenir le mal-être au travail : le rôle central des DRH
  17. Psychologues du travail : une présence à asseoir
  18. Roussillon : des agents d’entretien plus professionnels et moins souvent absents
  19. Clermond-Ferrand : un groupe de travail pluridisciplinaire sur les risques psychosociaux
  20. Identifier le stress de ses collaborateurs
  21. « La proximité donne du sens et de la reconnaissance » – Entretien avec Michèle Cros, médecin de prévention
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Commentaires

Le lien entre absentéisme et jour de carence est-il établi ?

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ugottale

11/12/2013 10h35

il y a 30 ans , une prime municipale annuelle , supprimée à partir de 16 jours d’arrêts de maladie , avait fait hurler les rouspéteurs permanents , mais en constatant que l’absentéisme était de 3 % , pour les précaires et de8 % , pour les titulaires , le maire institua une prime de présentéisme , et le pourcentage d’absences des titulaires chuta en un an de 8 à 3 % , certains grands malades 3 mois par an , prirent même leurs congés annuels , avec un plâtre , pour toucher la nouvelle prime de présentéisme !
D’autres , se croyant indispensables , au lieu de se soigner , travaillaient à 50 % de rendement , en perturbant la totalité d’un bureau de 7 personnes !

Guilhem

11/12/2013 12h30

On peut s’interroger sur l’objectivité apportée à cette étude par un groupe qui fait notamment du courtage en assurance, donc qui a tout intérêt à ce que le jour de carence soit maintenu.
D’autre part, on oublie que c’est essentiellement la perte d’une journée de revenus (et en période de crise cela représente un montant important) qui a incité les salariés à revenir travailler malgré leur état de santé (et au risque parfois de contaminer leurs collègues et les usagers des services publics). Les fraudeurs ne s’arrêtent rarement que pour une journée et il faut tout de même rappeler qu’à chaque fois il faut fournir un justificatif médical donc obtenir soit la complicité d’un médecin peu regardant, soit en tromper un, d’où la nécessité des contrôles à domicile ET des médecins.

JOJO

12/12/2013 06h08

On peut parler de cela pendant des lustres car chacun trouvera dans sa conviction qu’il faut l’enlever ou le remettre ce jour de carence.
Pour autant comme la députation est quasimment un emploi à ce jour pourquoi ne pas étendre une retenue par jour d’absence à nos chers députés car eux sont absents et on ignore ou ils sont mais c’est normal ils ont un statut de député donc on vote pour « amputer » les autres pas soi-même.
Enfin peut-on aller au travail dans un hopital en étant malade et contagieux ?

Garnier

12/12/2013 07h42

Ah, ça fait du bien de voir un article équilibré sur ce sujet ! La publication de cette étude a conduit au jour de carence de l’information : (http://fo-sante.org/2013/12/jour-de-carence-de-linformation/)
« dans le même temps, la durée des arrêts est en effet passée de 8 à 12 jours, nos agents attendant d’être parfaitement rétablis pour reprendre le travail  »
Il est évident que quitte à perdre 50 à 100 euros, il vaut prendre son temps. Enfin est-ce que l’étude a pu compter le nombre de jours RTT, de compensateurs que les agents ont pris pour éviter de perdre leur journées ?
Est-ce que l’absentéisme doit être observé comme du mal-être au travail, ou comme tu temps gaspillé qui coûte ? Les économistes de la santé n’arrêteront pas de nous surprendre.
Enfin merci pour cet article qui rétablit l’équilibre et qui informe du véritable contenu de cette étude.

Bretzel67ooo

13/12/2013 07h25

Constat de terrain : je vois beaucoup d’agents malades ayant besoin de 1 ou 2 jours pour se soigner qui posent désormais des congés annuels, pour ne pas perdre une journée de salaire.
Comment ces analyses peuvent-elles totalement ignorer ce phénomène ? En attendant on martèle implicitement l’idée que tous les arrêts courts étaient abusifs…
Je trouve cela terriblement malsain…

Bazane

13/12/2013 11h56

On peut constater que la ministre se garde bien de contester la méthode ou la pertinence de l’enquête pour en contester les résultats. Elle se borne à jeter le discrédit sur les commanditaires qui auraient un intérêt à voir maintenir le jour de carence.
Quid alors des experts indépendants, sans parler des services RH des collectivités qui arrivent au même constat ?
D’autant qu’on peut lui retourner l’objection : la précipitation de ce gouvernement à supprimer cette mesure afin de s’assurer du soutien des quelques rares soutiens électoraux qui lui restent laisse interrogatif

Cocktaildefruit

13/12/2013 04h12

Au-delà de l’objectivité de cette étude, il me semble que cela doit être un prétexte afin de nous interroger sur nos comportements. Que sommes nous prêts à accepter pour la pérennité de la Fonction Publique ? Le jour de carence ne me semble pas injuste dans la mesure où il est évident que certaines personnes qui auraient par facilité choisis de ne pas aller travailler alors qu’elles étaient en assez bonne forme ne se posent plus la question. D’autre part, nous savons que cela permet de faire des économies qui peu importe leur montant consiste en une certaine solidarité.
Les fonctionnaires (et je ne suis pas contre la Fonction Publique) à vouloir maintenir des avantages acquis mais pas toujours justes, et à en demander toujours d’avantage vont engendrer eux-mêmes leur propre perte. Je pense qu’il est temps de comprendre que notre société a besoin d’un nouveau souffle, l’Etat ne peut plus se permettre pour un oui pour un non de financer à tout va. Et si un jour nous assistons à la grande disparité des fonctionnaires il sera hélas trop tard pour des remises en questions …

Isa

16/12/2013 12h11

Depuis la mise en place de ce jour de carence, je croise très régulièrement des gestionnaires RH de base, dans les 3 fonctions publiques, qui estiment entre 30 et 40% de baisse des arrêts courts. Enfin des chiffres officiels le confirment ! Bien sur les arrêts longs continuent d’augmenter, c’est une tendance lourde depuis des années, liée à d’autres facteurs (âge, reconnaissance de maladies…) Les 2 courbes doivent être séparées : les médecins ne substituent pas un arrêt supérieur à 15 jours à celui qu’ils auraient donné pour un bobo de 3 jours !
Pour très significative que soit la baisse des arrêts courts, il est certain qu’elle se dilue si on la remet dans l’absentéisme global des CLM, CLD, maternités … histoire de retourner l’analyse pour lui faire dire qu’il n’y a toujours rien de très significatif !

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