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Management

Ne pas avoir peur de la mutualisation des services

Publié le 22/11/2013 • Par Auteur associé • dans : France, Opinions, Toute l'actu RH

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Pascal Fortoul, © J. Ber

Pascal Fortoul, ,Président de l’Association des directeurs généraux des communautés de France (ADGCF)

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Cet article est paru dans
Le Club Ressources Humaines

 

Cheval de bataille de l’ADGCF, la mutualisation des services est aujourd’hui entrée dans une nouvelle phase de maturation institutionnelle. L’inscription des schémas de mutualisation à l’agenda du bloc local, juxtaposée au débat sur l’instauration d’un coefficient de mutualisation susceptible d’affecter la dotation globale de fonctionnement des communes et des communautés, sonne comme la validation d’un principe inscrit dans l’ADN de la dynamique intercommunale.

Jusqu’à présent, les dispositifs visant l’installation de services partagés entre l’intercommunalité et ses communes membres ont davantage relevé du sur-mesure que du prêt-à-porter.

Si les processus de mutualisation se sont développés au gré des contextes locaux dans un souci premier de réaliser des économies d’échelle à moyen terme, l’expérience de l’avant-garde communautaire dans ce domaine met aussi en exergue l’émergence d’une culture collaborative, au fondement d’une administration locale plus efficiente.

Des efforts payants - Faut-il avoir peur de la systématisation des processus de mutualisation des services, comme l’appelle de ses vœux la Cour des comptes dans un rapport consacré aux finances locales, et de la primauté donnée à la mutualisation descendante ?
On ne saurait passer sous silence la complexité des démarches de mutualisation, les craintes qu’elles suscitent, les compromis qu’elles supposent et les moyens qu’elles requièrent. Pour être approuvé et, surtout, soutenu, le processus nécessite en amont une forte mobilisation des élus et des cadres dirigeants communautaires et communaux.

La mise en œuvre oblige à élaborer un diagnostic passant au crible les conséquences organisationnelles et managériales, et les conditions de travail du personnel. Quelles que soient les réticences au changement, impossible de résister à l’épreuve des faits : la mutualisation apporte de l’expertise, optimise l’exercice des compétences et le déploiement des agents constitue un investissement pour améliorer nos organisations.
Bref, la mutualisation est au service du projet de territoire et des politiques publiques locales. Face à la raréfaction de la ressource, comment ne pas appuyer un mode de coopération qui, contribuant à l’intégration du bloc local, assure une meilleure cohérence et efficacité de l’action publique ?

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