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Congrès des Maires 2013

Les maires et les interco, maillons forts de l’économie locale

Publié le 21/11/2013 • Par Cédric Néau • dans : Dossiers d'actualité, France

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L’atelier Made in local proposé mercredi 20 novembre 2013 au Congrès des maires à Paris a mis en avant quelques exemples d’élus locaux qui ont réussi à développer des projets de développement durable, aussi bien en milieu urbain que rural.

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Congrès des maires 2013 : toutes les infos, tous les débats

 

Rennes, Laguiole, Bordeaux ou Sainte-Marguerite-en-Ouche, même combat pour le développement durable. Lors de l’atelier intitulé « du made in local au made in France », organisé mercredi 20 novembre lors du 96e congrès des maires, les élus de ces quatre collectivités ont partagé avec une cinquantaine de maires présents dans la salle, leur expérience en matière de développement durable, avec pour dénominateur commun, « la capacité au dialogue, à créer des conditions favorables à la croissance de projets locaux, à faire en sorte que les pouvoirs publics ne soient pas une entrave au développement économique », expliquent ensemble, Ludovic Bousquet, conseiller municipal délégué au développement durable à Bordeaux (Gironde), Yannick Nadesan, vice-président du syndicat mixte de production d’eau potable du bassin rennais (Ille-et-Vilaine) et Vincent Alazard, maire de laguiole (Aveyron).

Réduire les procédures - Le conseiller bordelais a ainsi dû « simplifier les procédures », en passant par la création d’une ZAC rétrocédée à une société privée, pour voir en six ans émerger un éco-quartier dans une ancienne caserne accueillant des entreprises et bientôt une pépinière d’entreprises : « le principe vient juste d’être voté lundi », précise-t-il.

Pour l’élu rennais, le challenge était de développer un circuit court par le biais d’un objectif de préservation de la qualité de l’eau. « Nous voulions garantir un débouché pour nos agriculteurs locaux dans les cantines de l’agglomération rennaise, en évitant l’écueil du localisme, interdit dans le code des marchés publics », raconte Yannick Nadesan. L’idée a donc été de développer une marque de territoire autour de l’eau et de sa qualité. Tout en incitant les agriculteurs à développer des modes de production respectueux de la qualité de l’eau, le syndicat mixte a déposé à l’INPI la marque « eau en saveurs », un argument commercial vis-à-vis du consommateur, destiné à valoriser la production de son territoire, avec la garantie d’un bon niveau de qualité de l’eau. «Une façon de voir le lien entre son verre d’eau et les produits locaux », résume l’élu.

L’action locale nécessite parfois l’aide du législateur - « Les histoires ne sont pas toutes aussi belles », glissait un élu dans la salle qui se heurte actuellement à l’homologation de matériaux innovants pour mener à bien ses projets de développement local. Le maire de Laguiole peut aussi témoigner de ses difficultés à maintenir l’emploi dans son territoire.

Il se bat depuis des années pour récupérer la maîtrise de l’usage du nom de sa commune, dont la propriété est détenue par un particulier, Gilbert Szajner, qui a inondé le marché de couteaux et autres produits Laguiole, totalement étrangers au savoir-faire local. « C’est un escroc qui spolie le labeur d’un territoire », s’emporte l’animateur de l’atelier Jean Girardon, maire de Mont-saint-Vincent (Saône-et-Loire), vice-président de l’AMF et co-président du groupe de travail développement économique de l’association.

Son histoire aura en tout cas inspiré un article du projet de loi relative à la consommation, examiné depuis mardi 19 novembre en seconde lecture par la Commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale.

Le texte prévoit en effet la création d’une indication géographique (IG), maîtrisée par les collectivités territoriales et les éventuels artisans qui fabriquent les produits portant leur nom, suivant un cahier des charges précis. Le texte prévoit également que : « Toute collectivité territoriale ou tout établissement public de coopération intercommunale peut demander à l’Institut national de la propriété industrielle d’être alerté en cas de dépôt d’une demande d’enregistrement d’une marque contenant sa dénomination »

« Bravo, grâce à vous, les noms des territoires ne pourront plus être utilisés sans l’avis de ceux qui y vivent », lance une élue dans la salle. « Notre objectif est avant tout de préserver l’emploi dans son bassin d’origine », répond le maire.

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  1. 1. Révolutionnaire 01/10/2014, 16h56

    Il faut faire des efforts ....on entend que cela mais nos élus ne sont pas prêts à en faire pour eux. Toujours autant de Sénateurs inutiles, de nombreux députés biens payés et absents de l'assemblée, des conseillers généraux ? que font-ils ceux-là ?Des conseillers régionaux ?....mais tout cela a un coût et avant de demander encore aux autres de se serrer la ceinture il faudrait montrer l'exemple et être des sénateurs , députés etc... ordinaires et un salaire ordinaire entre 2500 et 3000 euros serait largement suffisant pour le temps de présence.la fronde monte et je vous assure que lorsque l'étincelle va démarrer il n'est pas dit que le feu soit circonscrit % d’augmentation sur les timbres, 2 cts par litre sur le gasoil etc...point d'indice gelé, augmentation des transports , EDF, GDF etc...La baisse des dotation et la mise en place des régions et métroples va avoir un effet pervers avec la diminution des agents territoriaux, de l'état et de l'hospitalière mais quand la gamelle est vide le 15 mois c'est dangereux: un vieux proverbe paysan dit ceci: quand il n'y a plus de foin à l'étable, les ânes se battent. A méditer.

  2. 2. TansonHenri 01/10/2014, 12h30

    Cette baisse des dotations semble inéluctable. Nous devons donc nous préparer à des années difficiles. Pour les citoyens, pour les entreprises, pour l'emploi, etc...
    Et nous ne pouvons rien faire d'autre que de dire que nous ne sommes pas contents, pas d'accord. Mais qui nous demande notre avis. Et puisque l'Etat dit qu'il n'y a plus de sous, que pouvons nous faire? Essayer de comprendre pourquoi l'état nous dit cela? Et imaginer d'autres explications, d'autres solutions? Zut. Là, il faut faire de la politique et remettre en cause pas mal de choses. Mais qui est prêt à le faire?
    Qui dira que nous sommes gouvernés par des gens qui ne semblent pas mettre en avant l'intérêt des Français dans ses décisions. Qui obéit aux directives de Bruxelles sans se poser de questions. Qui accepte cette idée que la dette contractée auprès des banques privées doit être remboursée, maintenant, alors que d'autres pays, et pas des moindres, ont largement dépassé notre niveau d'endettement sans s'inquiéter! Qui essaye de nous persuader que notre travail est trop cher et que nous devons acçepter des sacrifices. Qui oublie de dire que notre travail n'est cher que par rapport aux coûts de main d'œuvre des pays sans protection sociale, les Chinois, les Bulgares, les Roumains. Etc...
    Il faut se poser les bonnes questions, essayer de comprendre et agir.
    Mais là, nous acceptons, résignés, de nous faire tondre, comme si il n'y avait pas de solution... Il y en a pourtant. J'en suis convaincu. Et pacifique en plus!

  3. 3. parisienne 01/10/2014, 11h43

    Il aura donc fallu la diffusions d'une émission consacrée à la protection de l'enfance et à ses dérives pour qu'enfin, les conseils généraux s'en soucient enfin ! Et pour faire quoi ?
    Ah oui, un guide pour l'autodiagnostic…c'est vrai que c'est diablement efficace…

  4. 4. Yann 01/10/2014, 09h02

    Transition énergétique en façade et destruction de la nature par les forces armées de l'Etat de l'autre...
    Et les médias dominants, en n'informant pas des violences policières qui ont lieu actuellement contre les oppsants au barrage sont complices!

  5. 5. bazane 30/09/2014, 14h34

    Pour les besoins de sa démonstration JC Mailly inverse la relation de causalité : c'est parce que l'économie des petites villes périclite et que leur population diminue, notamment en raison de la densification urbaine dans les grandes agglomérations, que les services publics de proximité ferment, et non l'inverse.
    Quant à "sauver le service public" : M. Mailly a un égo hypertrophié pour le moins.

  6. 6. sylvie 30/09/2014, 12h43

    Nous confirmons ici notre profond mécontentement quant à la « cannibalisation » des plages de Juan les Pins par ces « paillotes » du bord de mer. En effet, des appartements, nous ne voyons que des toits disgracieux au lieu du sable. Des restaurants du boulevard, impossible d’y voir un grain. Pour la promenade à pied, aucune vue non plus, vue sur les toits avec le gras des friteuses et avec les odeurs de cuisine en plus.

    De plus, de nombreuses plages privées nous empêchent de profiter de la mer, ne respectant pas la loi sur la protection du littoral qui date de 2006 !

    Nous tenons à signaler que contrairement aux dires de ces "plagistes financiers aux grosses Mercedes", la majorité des Antibois sont pour l’application de cette loi. En effet, de nombreux habitants ne vont plus à la mer faute de place durant l’été, voir quittent la ville pendant deux mois, faute de plage disponible gratuitement. D’autres déménagent définitivement devant ce littoral détruit et massacré.

    Aussi, nous espérons que personne reviendra sur cette loi, afin que Juan les Pins retrouve une part de civilité urbaine.

    Rendre les plages à ses habitants nous paraît juste.

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