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Opendata

L’ouverture des données publiques en France reste perfectible

Publié le 30/10/2013 • Par Sabine Blanc • dans : A la une, Dossiers d'actualité, France

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© Maksim Kabakou - Fotolia.com

Selon le classement Open Data Index de l’Open Knowledge Foundation, présenté lundi 28 octobre, la France n’arrive qu’en 16ème position sur 70 pays évalués. Cartographie, transports, dépenses publics..., il reste des efforts à fournir pour se hisser au niveau de la Grande-Bretagne ou des Etats-Unis. Henri Verdier, qui dirige la mission Etalab en France, réagit à ces résultats.

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Réutilisation des données publiques : des promesses vertigineuses

 

16ème sur 70 : la France ne brille pas particulièrement dans le classement Open Data Index qui analyse l’ouverture des données, dévoilé lundi 28 octobre. Ce premier classement d’envergure a été établi de façon collaborative par l’Open Knowledge Foundation, une association qui milite pour la culture libre et promeut à ce titre la gouvernance ouverte.

Il a été établi selon l’ouverture de dix sets de données majeurs : résultat des élections, dépenses publiques, émission de pollution, etc. Chaque item est lui-même noté selon plusieurs critères : la licence, le format, la gratuité…, pour juger s’il respecte bien les principes fondamentaux de l’open data.
« Si des progrès indéniables ont été réalisés ces dernières années, beaucoup reste à faire », regrette l’OKF. Sur les 700 jeux de données évalués, seuls 86 obtiennent le score maximal, soit 12%. De nombreux pays n’ont pu être évalué faute de contributeurs ou d’informations disponibles. Parmi eux, « 30 pays qui font partie du Partenariat des Gouvernements Ouverts », note l’association, qui tient son sommet annuel de mercredi 30 octobre à vendredi 1er novembre.

Chères redevances - En tête de ce classement, on retrouve les pays anglo-saxons, pionniers sur l’open data, et nordiques : Grande-Bretagne, Etats-Unis, Danemark, Norvège. La France n’arrive donc qu’en 16ème place, derrière la Moldavie ou la Bulgarie, qui n’ont pas la réputation d’être particulièrement transparents.

« Bien que le pays ait signé la charte Open Data du G8 et soit engagé dans l’ouverture des données avec data.gouv.fr, trop de données publiques fondamentales restent indisponibles, déplore le chapitre français de l’OKF, ouvert cette année.

La réutilisation et le partage des données sur les entreprises et sur les textes de lois restent soumis à redevance. Les cartes de faible résolution fournies par l’IGN en open data limitent les possibilités de réutilisations. Dans le secteur du transport, la SNCF ne publie toujours pas les horaires détaillés de ses trains à grande vitesse. Enfin, le détail des dépenses publiques reste hors de portée des citoyens ».

Les codes postaux ne sont également pas accessibles, alors qu’ils sont très utiles pour éviter des erreurs de géolocalisation dues à des communes homonymes et donc un nettoyage fastidieux des données.

« Décrire une réalité complexe avec des métriques unifiées » - Henri Verdier, qui dirige la mission Etalab en charge de l’ouverture des données en France, nuance ce résultat, quitte à tordre la définition de l’open data : « Un peu comme le classement de Shangaï pour les universités, l’Open Data Index a les inconvénients de ses avantages : il essaye de décrire une réalité complexe avec des métriques unifiées. Il adopte par exemple une définition très stricte de l’open data (format ouvert, gratuité et liberté de réutilisation). De ce fait, il récuse la qualité de « données ouvertes » à certaines données qui sont publiées par la France, gratuites et numériquement exploitables mais ne donnant pas lieu à droits de réutilisation. De même, il se concentre sur un coeur de jeux de données, et ne tient pas compte de toutes les autres données qui ont été partagées ».

Pour lui, il n’y a pas de retard de la France, mais développement de « sa propre politique d’ouverture et de partage des données publiques, fondée sur sa propre vision. Nous avons par exemple une grande attention à l’utilisation des données ouvertes au service de la modernisation de l’action publique ou aux coopération entre l’Etat et les collectivités locales. Nous serons prochainement le pays le plus avancé dans la mise en oeuvre d’une démarche de co-construction des données et des réutilisations avec les citoyens. Les initiatives en cours, en premier lieu la nouvelle plateforme en cours de préparation, mais aussi les débats thématiques, les progrès imminents en matière de gratuité, les prochaines ouvertures et préparation, devraient améliorer nettement la perception de la qualité de nos travaux par nos partenaires ».

Piqure de rappel en septembre - Les « progrès imminents en matière de gratuité » évoqués renvoient au rapport du magistrat à la Cour des Comptes Mohammed Adnène Trojette sur la question brûlante des redevances. Il propose d’en finir progressivement avec ce frein à la réutilisation.

Mais dans le contexte actuel, l’open data ne fait pas partie des priorités des ministères, même si le gouvernement avait affirmé sa volonté de poursuivre la politique d’ouverture entamée en 2011 dès ses premiers pas. Début septembre 2013, le Premier ministre avait ainsi envoyé une circulaire en guide de piqure de rappel, assorti d’un vade-mecum.

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2 Commentaires

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  1. 1. bazane Aujoud'hui, 14h34

    Pour les besoins de sa démonstration JC Mailly inverse la relation de causalité : c'est parce que l'économie des petites villes périclite et que leur population diminue, notamment en raison de la densification urbaine dans les grandes agglomérations, que les services publics de proximité ferment, et non l'inverse.
    Quant à "sauver le service public" : M. Mailly a un égo hypertrophié pour le moins.

  2. 2. sylvie Aujoud'hui, 12h43

    Nous confirmons ici notre profond mécontentement quant à la « cannibalisation » des plages de Juan les Pins par ces « paillotes » du bord de mer. En effet, des appartements, nous ne voyons que des toits disgracieux au lieu du sable. Des restaurants du boulevard, impossible d’y voir un grain. Pour la promenade à pied, aucune vue non plus, vue sur les toits avec le gras des friteuses et avec les odeurs de cuisine en plus.

    De plus, de nombreuses plages privées nous empêchent de profiter de la mer, ne respectant pas la loi sur la protection du littoral qui date de 2006 !

    Nous tenons à signaler que contrairement aux dires de ces "plagistes financiers aux grosses Mercedes", la majorité des Antibois sont pour l’application de cette loi. En effet, de nombreux habitants ne vont plus à la mer faute de place durant l’été, voir quittent la ville pendant deux mois, faute de plage disponible gratuitement. D’autres déménagent définitivement devant ce littoral détruit et massacré.

    Aussi, nous espérons que personne reviendra sur cette loi, afin que Juan les Pins retrouve une part de civilité urbaine.

    Rendre les plages à ses habitants nous paraît juste.

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