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NUMERIQUE

Carel veut une harmonisation des modes d’accès aux ressources numériques en bibliothèque

Publié le 29/10/2013 • Par Hélène Girard • dans : France

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Le réseau de coopération pour l’accès aux ressources numériques en bibliothèque, Carel, mène plusieurs chantiers de front en faveur de l’accès des bibliothèques aux ressources dématérialisées (livre, audiovisuel, autoformation, presse en ligne, jeux vidéo). Denis Llavori, élu président de Carel en juin, les détaille pour la Gazette.

 

Membre du groupe de travail constitué au ministère de la culture et de la communication (Service du livre et de la lecture) sur le livre numérique , Carel se trouve au cœur des négociations avec les éditeurs. Les travaux ont commencé en septembre 2013 au rythme d’une réunion par mois. Ils doivent se terminer en juin prochain. Outre Carel, y participent le Syndicat national de l’édition (SNE), le Syndicat national de la librairie (SNL), la Société des gens de lettres (SGDL), et des grands diffuseurs culturels.

Pas de loi. « Le principe de base, avancé par la ministre, est de ne pas légiférer sur l’offre des éditeurs pour les bibliothèques, mais de parvenir à un accord partenarial. Nous sommes d’accord avec cette idée » précise Denis Llavori, président de Carel, élu en juin 2013, et par ailleurs directeur de la médiathèque départementale du Cantal. Au bout de deux réunions, nous avons déjà progressé dans la mesure où nous avons arrêté des méthodes de travail communes. Ainsi, nous aborderons les thématiques suivantes :

  • la problématique juridique
  • la dimension financière
  • les modes d’accès aux documents – ce qui nous amènera, notamment, à parler des DRM (1)
  • les usages des particuliers en bibliothèque
  • l’intégration des métadonnées aux catalogues des bibliothèques.

Ecoute. Autre indice de progrès, le dialogue bilatéral engagé entre le SNE et Carel. « Le SNE s’est mis à notre écoute pour connaître précisément les besoins des bibliothèques », se félicite Denis Llavori. Or, jusqu’à présent, les éditeurs n’ont jamais manifesté un grand intérêt pour les bibliothèques, plus ou moins perçues comme un frein à l’achat de livres par le grand public. D’où l’absence d’offres adaptées aux équipements de lecture publique, tant pour les imprimés que pour le numérique.

Harmonisation. Mais Carel ne se limite pas au seul livre numérique. Le réseau travaille également sur les champs suivants :

  • Les ressources audiovisuelles dématérialisées
  • Les offres d’autoformation
  • La presse en ligne
  • Les jeux video

« Nous souhaitons obtenir une harmonisation des modes d’accès à l’ensemble des ressources numériques, insiste Denis Llavori. Les bonnes pratiques qui seront issues du groupe de travail réuni au ministère de la culture sur le livre numérique devront être adaptables à l’audiovisuel, à l’auto-formation, à la presse en ligne et aux jeux video.

Par exemple, si les DRM sont absents de l’offre de livres numériques, tel devra être le cas pour les autres secteurs culturels. » S’agit-il de simplifier la gestion de ces ressources dans les bibliothèques ? « Oui, mais pas seulement, précise Denis Llavori. Il s’agit surtout de proposer une offre en conformité avec la tendance générale qui veut qu’un utilisateur accède à toutes sortes de ressources avec un seul et même outil. Si les bibliothèques ne sont pas en phase avec cette tendance, elles risqueront de perdre en crédibilité et les usagers s’en détourneront. » L’enjeu est donc de taille. Sur ce dossier, Carel souhaite avancer au même rythme que le groupe de travail sur le livre numérique et rendre en juin un avis au ministère de la culture et de la communication, comme l’y invite ce dernier.

Couperin. Carel engage également un rapprochement avec Couperin, le Consortium unifié des établissements universitaires et de recherche pour l’accès aux publications numériques. « Nos domaines d’intervention sont certes différents – les bibliothèques publiques pour Carel, les bibliothèques universitaires pour Couperin. Cependant, nous avons des intérêts communs », note Denis Llavori. Nous pouvons nous faire bénéficier réciproquement de nos acquisitions et produire des recommandations communes sur l’usage du livre dans les bibliothèques publiques et universitaires. C’est d’autant plus pertinent que les étudiants fréquentent les deux catégories d’équipement et que les outils de recherche sont les mêmes, qu’il s’agisse de lecture de loisir ou de ressources pour les études. »

Un professionnel de la négociation

Fondé en mars 2012, le réseau Carel a pour mission originelle la négociation de tarifs préférentiels avec les éditeurs numériques au profit de ses adhérents. Un travail « quotidien et peu voyant, qui se fait éditeur par éditeur », explique Denis Llavori, son président. Nous disposons à ce jour de quelque 75 ressources chroniquées sur notre site, nous rentrons en moyenne deux à trois nouvelles fiches par quinzaine. »

Ces négociations sont menées au quotidien par un négociateur professionnel, bibliothécaire de catégorie A en poste à plein temps à la Bibliothèque publique d’information (Bpi), du Centre Pompidou, à Paris. Carel, en effet, a pris le relais du service de coopération de la Bpi. Compte tenu du contexte économique et commercial difficile, les professionnels ont jugé pertinent de transformer ce service en association structurée pour renforcer la voix des bibliothèques.

Carel est donc devenu une association à laquelle adhèrent les collectivités représentées par le responsable de leur équipement de lecture publique (bibliothèques municipales ou départementales). Elle a signé une convention « d’activité à titre gratuit » avec la Bpi le 17 janvier 2013.

Le benchmarking de l’offre numérique pour les bibliothèques

Carel publie tous les ans une enquête sur la qualité et les usages des ressources électroniques en bibliothèque. Le prix, l’ergonomie, la qualité des contenus et leur fiabilité sont passés au crible et synthétisés sous forme de fiche-produit. « Nous recueillons l’avis des professionnels et celui des usagers. Ainsi, nous pouvons réviser ce que nous avions pu penser d’un produit et affiner nos demandes auprès des éditeurs », observe le président de Carel Denis Llavori. La prochaine édition de l’enquête sera publiée en janvier 2014.

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    Notes

    Note 01 - DRM est l’acronyme de Digital rights managements, ou Gestion des droits numériques, c’est-à-dire les mesures techniques de protection des fichiers qui permettent de contrôler l’utilisation des œuvres numériques - Retourner au texte

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Thèmes abordés Culture