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Culture

Bibliothèques et intercommunalité : les professionnels n’identifient toujours pas le modèle à suivre

Publié le 04/10/2013 • Par Hélène Girard • dans : France

L’Association des directrices et directeurs de bibliothèques municipales et de groupements intercommunaux des grandes viles de France (ADBGV) s’est réunie le 1er octobre 2013 à Roubaix (Nord) pour débattre de l’intérêt d’un transfert de la lecture publique aux agglomérations.

La gestion intercommunale des bibliothèques publiques est-elle forcément un atout ? Quel est le modèle de transfert le plus performant ? Malgré de nombreuses études ou monographies sur le sujet, les professionnels peinent toujours à dégager des réponses.
Ils en ont à nouveau fait le constat le 1er octobre 2013, lors d’une journée organisée à Roubaix (Nord) par l’Association des directrices et directeurs de bibliothèques municipales et de groupements intercommunaux des grandes villes de France (ADBGV).

Cette dernière met la dernière main à une enquête réalisée auprès de ses adhérents. Tout comme le Service du livre et de la lecture (SLL, ministère de la Culture), qui a lancé une vaste enquête sur le sujet en septembre 2013. Dans les deux cas, les conclusions s’orientent plus vers des interrogations que des recommandations.

Potentiellement plus de services – Des premiers résultats qui remontent vers l’ADBGV, il ressort « une grande diversité des formules administratives et des services, explique Philippe Charrier, directeur des médiathèques de la communauté urbaine de Strasbourg (Bas-Rhin). Ce recensement a toutefois permis de lister les différents transferts existants (uniformisation des budgets, des collections, intégration des personnels, services transversaux etc.), des services au public mis en communs (catalogue, carte de lecteur, portail numérique, action culturelle, retours des prêts…).

« La carte, le catalogue et le portail uniques constituent, semble-t-il, la base d’un projet intercommunal », observe Philippe Charrier. De même, l’enquête donne des indications sur les avantages repérés par les professionnels : la fréquentation du réseau dans plusieurs équipements (le public sachant jouer la complémentarité entre équipements de proximité et bibliothèque centrale), le développement de fonds spécifiques (thématiques, ciblés sur tel public), une augmentation des quotas de prêt etc.
Globalement, l’intercommunalité semble, potentiellement, apporter un élargissement des services au public.

Des constats troublants – De son côté, le SLL constate « un mouvement lent, très divers », et une difficulté pour « faire un état des lieux », explique Fabien Plazannet, chef du département des bibliothèques au SLL.
A ce jour, le SLL identifie 350 équipements passés en intercommunalité. Mais avec une définition restrictive de la gestion intercommunale, avec, entre autres, le transfert de l’ensemble du personnel de la bibliothèque et des budgets.

Sur le plan de l’efficacité de l’intercommunalité, Fabien Plazannet évoque, au vu des premières analyses de l’enquête en cours, certains résultats qui laissent « perplexe ».
Ainsi, pour certains indicateurs relatifs aux collections, aux effectifs, ou aux budgets, les bibliothèques municipales seraient mieux placées. Pour ce qui est des investissements, le SLL remarque « un fort dynamisme des équipements intercommunaux ». « L’intercommunalité serait donc plus une dynamique de projet qu’une dynamique de gestion », avance Fabien Plazanet. En tout état de cause, à ce jour, « il n’existe pas un phénomène d’intercommunalité marqué, permettant de dire que c’est un facteur de progrès. »

Autre tendance qui ne manquera pas de faire débat chez les professionnels : l’ancrage des bibliothèques intercommunales dans une politique de lecture publique semble moins fort, du fait qu’elles s’intègrent dans une politique culturelle globale où elles côtoient d’autres équipements à fortes ambitions.

Pragmatisme – Finalement, les professionnels s’en remettent au principe du pragmatisme. « Mettons les institutions entre parenthèses et regardons si l’intercommunalité apporte des services en plus pour le public. Si ce n’est pas le cas, rien ne justifie un transfert », plaide Dominique Lahary, ex-directeur de la bibliothèque départementale de prêt du Val d’Oise et ex président de l’Inter association archives-bibliothèques-documentation (IABD).

Le SLL compte poursuivre son enquête, pour « trouver des éléments tangibles permettant d’évaluer ce qui est souhaitable et l’impact financier pour le contribuable ». Avec notamment un volet diachronique, comparant la situation des équipements avant et après le transfert.
Les bibliothèques des communautés de communes seront aussi intégrées à l’étude pour donner une vision de la situation en milieu rural. Le SLL envisage de publier ses conclusions fin 2013.

Difficultés méthodologiques

Les données chiffrées sur l’intercommunalité dans le secteur de la lecture publique n’ont de sens que rapportées aux critères retenus pour les différentes enquêtes.
Ainsi, le chiffre du SLL – 350 équipements intercommunaux – qui peut paraître faible, tient à une définition restrictive de la gestion intercommunale, avec, entre autres, le transfert de l’ensemble du personnel de la bibliothèque et du budget.

Autre difficulté, l’évaluation de l’impact de l’intercommunalité dépend de la population retenue comme base de référence : si l’on prend la population dans la sphère d’influence de l’ensemble de l’EPCI, les ratios sont plus modestes. Et les indicateurs de performance d’une grande bibliothèque municipale se retrouvent dilués sans un grand ensemble.
De même, les tendances s’interprètent différemment, selon que l’intercommunalité a donné lieu ou pas à la création de nouveaux équipements, ce qui fait évoluer la sphère d’influence des bibliothèques préexistantes.

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