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Santé publique

Alerte ondes Bretagne demande l’application des préconnisation européennes

Publié le 26/09/2013 • Par Stéphanie Stoll • dans : Régions

Une trentaine d’associations se sont retrouvées, à Pontivy (Morbihan), dimanche 22 septembre 2013, pour mutualiser leurs efforts au sein du collectif Alerte ondes Bretagne.

Porte-parole du collectif, Patrick Boulet estime qu’il existe 200 associations locales dans les Côtes-d’Armor, le Finistère, l’Ille-et-Vilaine, la Loire-Atlantique et le Morbihan. « Nous voulons sensibiliser les collectivités locales à la résolution de 2011 du Conseil de l’Europe et leur faire connaître le rapport publié sur le sujet par Bioinitiaves, au début de l’année 2013, » expose Patrick Boulet en rappelant la constitutionnalité, depuis 2005, du principe de précaution.

Préconisations européennes – En mai 2011, le Conseil de l’Europe a adopté une résolution sur « Le danger potentiel des champs électromagnétiques et leur effet sur l’environnement » () dans laquelle elle recommande aux Etats :

  • « de prendre toutes les mesures raisonnables pour réduire l’exposition aux champs électromagnétiques », notamment celle des enfants,
  • « de revoir les fondements scientifiques des normes actuelles d’exposition aux champs électromagnétiques », qui présentent « de graves faiblesses »,
  • « de porter une attention particulière aux personnes «électrosensibles» atteintes du syndrome d’intolérance aux champs électromagnétiques et de prendre des mesures spéciales pour les protéger, en créant par exemple des «zones blanches» non couvertes par les réseaux sans fil »
  • « de fixer un seuil de prévention pour les niveaux d’exposition à long terme aux micro-ondes en intérieur, conformément au principe de précaution, ne dépassant par 0,6 volt par mètre, et de le ramener à moyen terme à 0,2 volt par mètre »,
  • « de privilégier pour les enfants en général, et plus particulièrement dans les écoles et salles de classe, des systèmes d’accès à l’internet par connexion filaire et de réglementer de façon stricte l’utilisation du portable par les élèves dans l’enceinte de l’école »,
  • « de déterminer les lieux d’implantation de toute nouvelle antenne GSM, UMTS, Wi-Fi ou WIMAX non pas en fonction des seuls intérêts des opérateurs, mais en concertation avec les responsables des collectivités territoriales et avec les habitants ou des associations de citoyens concernés ».

Eco-référentiel des lycées bretons – Ainsi, l’éco-référentiel des lycées du conseil régional de Bretagne, mis en place en 2010, prévoit, dans son 8e engagement que « l’exposition aux champs électromagnétiques sera définie dans le cadre des directives européennes (1). Les installations proposées devront limiter la propagation d’ondes électromagnétiques dans les établissements, les réseaux filaires informatiques seront privilégiés aux autres technologies. Les matériels installés devront être conformes aux normes en vigueur (propagation inférieure à 2V/m/jour). L’implantation d’éventuelles nouvelles antennes relais téléphoniques sera définie dans le cadre des préconisations européennes et sous réserve de l’accord du conseil d’administration du lycée. Les installations existantes seront déposées au terme des conventions en cours si elles ne sont pas conformes aux directives européennes ».

Réseaux filaires – Marie-Pierre Rouger, vice-présidente du conseil régional en charge des lycées précise encore que la collectivité demande systématiquement l’installation de réseaux filaires dans les établissements et s’oppose aux portails biométriques à l’entrée des restaurants scolaires. « Parfois, les établissements étant autonomes, ils peuvent installer la wi-fi avec l’accord de leur conseil d’administration, mais ce n’est pas notre position, précise-t-elle. A partir de 2010, nous avons aussi fait démonter toutes les antennes-relais sur les toits des lycées, c’était assez complexe en raison des contrats. Mais c’est encore possible que des établissements aient pris des décisions inverses sans nous demander. » Il existe aussi, à destination des lycéens, des programmes d’éducation à la santé sur l’exposition aux champs magnétiques. En ce qui concerne l’utilisation des technologies numériques, le conseil régional considère les tablettes comme « un outil parmi d’autres » et préfère concentrer ses investissements dans le raccordement des lycées au très haut débit par fibre optique. « Par contre, nous n’avons pas encore ouvert le chantier des zones préservées pour les personnes électro-sensibles, » conclut l’élue.

Le réseau wi-max de Penn ar Bed numérique- « Dans le Finistère, 10 à 15% des lignes téléphonique ne permettaient pas l’accès au haut débit à Internet, soit 40 000 foyers, expose François Marc, sénateur et conseiller général délégué au programme Penn ar Bed numérique. Entre 2009 et 2011, nous avons déployé un réseau de 450 km de fibres optiques et installé des émetteurs wi-max sur 64 points hauts afin de fournir 8Mb aux abonnés concernés. Nous avons tenu compte des exigences de l’association Robin des toits qui nous avait déjà alerté sur le problème des champs électromagnétiques. Les mesures effectuées plusieurs fois par an montrent que les émissions du réseau se situent entre 0,1 et 0,3V/m quand la loi stipule qu’il ne faut pas dépasser les 60 V/m. » Le programme Penn ar Bed numérique a mobilisé un budget de 16 M€ hors taxe et compte désormais environ 1100 abonnés.

« Mais aujourd’hui, la préoccupation, ce n’est pas le réseau wimax, mais les nuisances des ondes wi-fi à l’intérieur des maisons et des immeubles, » estime M. Marc, en soulignant que les réseaux des bâtiments de service du conseil général du Finistère sont entièrement filaires. Néanmoins, le Penn ar Bed numérique ne satisfait pas M. Boulet, porte-parole d’Alerte ondes Bretagne qui conteste le choix technique du wi-max, le montant des investissements qu’il estime à 23,32 M€ et les modalités des campagnes de mesure.

Recenser les antennes- « Au niveau des collectivités, on s’aperçoit qu’il y a des antennes-relais au-dessus des hôpitaux ou des bâtiments scolaires, poursuit M. Boulet. Notre collectif est tout récent, aussi nous devons recenser précisemment les situations pour avoir des arguments face aux pouvoirs publics. Et il faut trouver rapidement des solutions pour les personnes électro hyper sensibles (EHS) qui sont en grande détresse à cause des champs magnétiques. Ce ne sont pas des affabulateurs ! »

Echo auprès des écologistes- Le discours du collectif trouve un écho auprès des élus écologistes qui appellent les majorités des assemblées départementales ou régionale à aller plus loin. Ainsi Gaëlle Rougier (conseillère régionale EELV) a demandé, en février 2012 que « la Région poursuive son diagnostic sur l’exposition aux ondes dans les lycées bretons et la mise en oeuvre d’une politique de prévention quant aux champs électromagnétiques ». « Nous n’avons pas connaissance de l’avancement de ce travail, rendu très difficile en raison de développement tous azimuts des technologies sans fil dans les établissements scolaires, avec les tablettes, les classes mobiles, etc, précise Mme Rougier. Certains élus siégeant dans les conseils d’administration des lycées font un travail de prévention en amont, s’appuyant sur le Schéma de cohérence régionale d’aménagement numérique (SCORAN) ainsi que sur le projet de loi de refondation de l’école où figure la question de l’exposition aux ondes. Mais je crains que l’action des élus régionaux ne soit très hétérogène en l’absence d’une ligne claire sur la dangerosité d’une surexposition aux ondes ainsi que sur la nécessité d’appliquer le principe de précaution. »

Pour Sylvie Bourbigot, vice-présidente en charge de l’économie sociale et solidaire et unique élue EELV du conseil général des Côtes-d’Armor, « l’enjeu est énorme : Comment concilier cette problématique avec nos habitudes de communication et surtout avec l’économie qui est liée ? On commence enfin à entendre qu’il faudrait multiplier les antennes-relais pour réduire leur puissance d’émission. Mais les communes sont démunies pour refuser ces antennes puisqu’aucune demande (juste une demande de travaux dans certains cas) n’est nécessaire si la hauteur totale de l’antenne et du support ne dépasse pas 12 mètres. Alors, comment faire évoluer l’état actuel vers un système acceptable par tous, donc avec des zones blanches notamment ? Après tout, nous communiquons quasiment tous avec un téléphone portable, nous utilisons des tablettes, avons la wi-fi au bureau, dans nos maisons et dans certains lieux publics. » 

Régions

Notes

Note 01 Juridiquement, il ne s’agit pas de directives communautaires, mais de résolutions du Conseil de l’Europe Retour au texte

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Commentaires

Alerte ondes Bretagne demande l’application des préconnisation européennes

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claude bernard

27/09/2013 09h33

Je cite : « il faut trouver rapidement des solutions pour les personnes électro hyper sensibles (EHS) qui sont en grande détresse à cause des champs magnétiques. Ce ne sont pas des affabulateurs ! » . Fort heureusement, personne ne dit que ce sont des affabulateurs. « à cause des champs électromagnétiques » par contre c’est beaucoup moins sûr ! L »OMS reconnait l’électrosensibilité depuis 2005 en tant que maladie, le problème est que les données disponibles (plus de 3500 études) tendent à démontrer que les ondes ne sont pas en cause. Extrait de l’aide-mémoire OMS 296 : « La majorité de ces études indique que les individus se plaignant de HSEM (électrosensibilité) sont incapables de détecter précisément une exposition à des CEM que des individus ordinaires (…) Des études bien contrôlées et menées en double aveugle ont montré que ces symptômes n’étaient pas corrélés avec l’exposition aux CEM. »

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