Déchets

Des solutions pour résoudre le casse-tête des D3E en zone dense

Par • Club : Club Techni.Cités

Eco-Systèmes

La collecte des déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE ou D3E) affiche des statistiques déplorables en habitat vertical. A l’occasion du congrès de l’Union sociale de l’habitat, Eco-Systèmes veut convaincre les bailleurs de créer des locaux spécifiques de pré-collecte.

Eco-Systèmes avait profité de l’édition 2012 du salon H’Expo pour signer une convention avec Lille Métropole Habitat (LMH). Depuis, l’éco-organisme collecte directement les D3E du bailleur social lillois : ballons d’eau chaude, convecteurs, appareils de ventilation…

Cette année, ce sont les déchets produits par les ménages qui sont sur le devant de la scène lors du congrès de l’Union sociale de l’habitat qui se tient à Lille du 24 au 26 septembre. La filière D3E veut convaincre les propriétaires d’immeubles de travailler avec elle pour améliorer des performances de tri très faibles dans l’habitat collectif vertical. A Paris, les éco-organismes captent chaque année seulement 1,4 kg de déchets par habitant. En Hautes-Alpes et en Haute-Corse, le chiffre atteint 13,9 kg !

Micro-déchetterie – Eco-Systèmes n’en est pas à son coup d’essai. Il a lancé en 2009 son premier système de collecte de proximité. LMH, toujours lui, créait une micro-déchèterie pour accueillir plusieurs flux de déchets dans un local d’immeuble inutilisé, dont les DEEE, enlevés sur demande. Depuis, une quarantaine de bailleurs ont suivi le mouvement partout en France.

En 2013, le système devrait permettre de capter 500 000 tonnes de produits en fin de vie, soit 7 à 8 kg par habitant selon les calculs de l’éco-organisme. « Plus on se rapproche de l’habitant, plus il trie », se félicite Rita Vespier, chef de projet chez Eco-Systèmes, devenue spécialiste de la collecte de proximité.

Convention tripartite – La logette de pré-collecte a beaucoup d’avantages pour un bailleur. Elle réduit d’abord la quantité de dépôts sauvage, ce qui améliore la qualité de vie des habitants, limite le travail du gardien ou de l’équipe de nettoyage, et les risques d’accidents professionnels liés à la manipulation… La solution allège aussi la facture de gestion des encombrants.

Les syndicats de déchets qui assurent encore ce service en porte-à-porte ont d’ailleurs tout intérêt à pousser les propriétaires d’immeubles à jouer le jeu. En mars 2012, vingt-six d’entre eux ont répondu à l’appel à expérimentations d’Eco-Systèmes pour tester des solutions de proximité. « La collectivité a beaucoup à apporter, notamment en termes de communication, souligne Rita Vespier, voire de prise en charge de petits travaux. L’aménagement d’une descente de trottoir par exemple ».

Juridiquement, une logette est un point de collecte de plus pour la collectivité qui signe la convention tripartite établie avec le bailleur et l’OCAD3E (organisme coordonnateur agréé pour les DEEE).

Des pré-requis techniques – Pour que le système de pré-collecte fonctionne, plusieurs pré-requis techniques sont nécessaires. Le local doit être suffisamment grand (environ quinze mètres carrés) car si l’éco-organisme envoie son prestataire sur demande, un minimum de déchets doit être collecté. Pas question de faire un aller-retour à chaque nouvelle machine à laver ! L’accès doit être facile, pour le camion de collecte, comme pour le gardien d’immeuble. Attention donc aux marches, aux pentes trop raides, aux portes trop étroites…

Il est assez rare qu’un ensemble de résidences ne trouvent pas d’endroit adéquat dans un local pour encombrants existant, un appartement abandonné du rez-de-chaussée ou un local à poubelles rendu inutile parce que des conteneurs enterrés ont été installés à l’extérieur des bâtiments. A défaut, un plan de rénovation est l’occasion de créer un tel aménagement.

Le rôle clé du gardien – Le volet organisationnel nécessite quant à lui une bonne implication du personnel de proximité. Il doit aider les habitants à perdre certaines habitudes et à comprendre les enjeux du tri. Il doit aussi expliquer aux ferrailleurs qui ont pris l’habitude de se servir librement en métaux que ce n’est plus possible. Il a enfin souvent la charge de la pré-collecte, sauf lorsque chaque ménage possède un badge d’accès. « Nous avons testé toute une panoplie d’organisations. On ne manque pas de possibilités », conclue Rita Vespier.

cet article est en relation avec
Commentaires

0  |  réagir

Ajouter un commentaire

Ce champ est obligatoire

Ce champ est obligatoire

Ce champ est obligatoire

Conformément à la loi "Informatique et libertés" du 6 janvier 1978, vous pouvez accéder aux informations vous concernant, les rectifier ou vous opposer à leur traitement et à leur transmission éventuelle à des tiers en écrivant à : Groupe Moniteur - Antony Parc 2, 10 place du Général de Gaulle, La Croix de Berny – BP 20156, 92 186 Antony Cedex ou en cliquant ici.

L'actu Technique

Offre découverte 30 jours gratuits !

dernières offres d’emploi

services

Thèmes abordés

Retrouvez tous nos produits sur La plateforme de mise en relation entre professionnels de la commande publique et fournisseurs

menu menu

Club Techni.Cités : l'information pour les techniciens de la FP
 
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X