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Données publiques

Open data et tourisme : un potentiel qui reste à transformer

Publié le 23/09/2013 • Par Sabine Blanc • dans : A la une, Dossiers d'actualité, France

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© Fotolia

Le tourisme en France représente 7% du PIB. Pour développer encore davantage ce secteur important, l’Etat et des collectivités misent sur l’open data. Mais pour le moment, les retombées concrètes sont faibles.

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Cet article fait partie du dossier

Réutilisation des données publiques : des promesses vertigineuses

 

Le tourisme et l’opendata sont promis à un mariage lucratif : voici le credo que l’on a pu entendre par exemple lors du dernier concours Dataconnexions, organisé par Etalab, la mission en charge de l’ouverture des données en France. Le tourisme représentait 7% du PIB en 2010 et dans certaines régions, il a un poids économique majeur. Mais pour le moment, les deux univers se fréquentent timidement.

Outre le portail gouvernemental, plusieurs collectivités ont mis l’accent sur ce thème, soit à travers un portail dédié, soit via le portail départemental ou régional.
Sans surprise, on retrouve les départements très touristiques de PACA : Bouches-du-Rhone, Var, Alpes-de-Haute-provence. La Côte d’Or, le Loir-et-Cher ou bien encore la Loire-Atlantique. Curieusement, le portail de la Ville de Paris se montre plutôt pauvre en la matière et la région Île-de-France est avare elle aussi.

Hôtels, agenda, patrimoine… - Les données fournies sont assez attendues, tournant autour des activités proposées et des services nécessaires pour son séjour : liste des hôtels, agenda culturel, patrimoine, label tourisme et handicap, localisation des offices du tourisme, restaurants, produits du terroir, transports quand c’est possible.
En effet, comme le soulignait un livre blanc sur le sujet paru en 2012, « les données “transports” sont assez peu collectées finalement par le secteur public (49%) alors que c’est le principal besoin des réutilisateurs de données potentiels ».
À noter aussi que les données de Météo France, tout aussi utiles, sont payantes : elles font partie des 55 bases de données encore soumises à redevance, contrairement aux principes de l’opendata. Enfin, on trouve des données sur l’activité touristique elle-même, comme la fréquentations des sites.

Selon ce livre blanc, l’ouverture des données est motivée par trois raisons principales :

  • « Adopter une autre méthode pour promouvoir son territoire »
  • « Répondre aux nouveaux besoins des citoyens/touristes » 
  • « Dynamiser les acteurs économiques »

Personnalisation, géolocalisation, temps réel - L’opendata est envisagé comme un moyen d’aider les touristes à préparer leur séjour, puis sur place à l’optimiser, en jouant des possibilités offertes par la géolocalisation, le temps réel, la personnalisation des informations, comme l’avait souligné un atelier organisé en 2011 à Nantes.
C’est aussi une façon d’avoir davantage de contributions de la part des visiteurs : informations, critiques positives ou négatives, etc. Autre atout, les données sont mises à jour régulièrement par les différents acteurs publics qui les gèrent.

Ces objectifs ambitieux semblent pour le moment éloignés de la réalité. Prenons le cas des Bouches-du-Rhône, un département qui reçoit 9 millions de touristes par an.
Motivé par l’organisation de Marseille Provence 2013, capitale européenne de la culture, Bouches-du-Rhône Tourisme (BRT) a mis les bouchées doubles, en montant par exemple un hackaton à l’automne 2012, avec la SNCF et Google, sous la direction de BeMyApp. Cette session de codage intensif et collaboratif a permis de sortir « 22 projets très prometteurs ».

« Certaines applications sont déjà disponible sur les stores comme Terroir Caisse qui recense tous les producteurs de terroir du département des Bouches-du-Rhône », s’enthousiasme BRT. En cliquant sur l’appli, on découvre qu’elle n’a été téléchargée que 50 à 100 fois.

Pol Goasdoué, un des membres de l’équipe qui a développé Terroir Caisse, garde un souvenir amer de son concours qui fleurait bon l’opération de communication sans suite selon lui : « tout a cessé après notre retour, on a proposé à la SNCF, BeMyApp et Cap Digital d’aller au bout du développement, on n’a jamais reçu de réponse. Commercialement, c’est tellement décevant qu’on arrête d’en parler. » De son côté, Bouches-du-Rhône tourisme justifie : « l’absence de suivi fait partie du contrat. »

Peu de succès des applications mobiles - Depuis le lancement de data.visitprovence.com, la plate-forme opendata dédiée au tourisme, les données ont été téléchargées 10 000 fois et une quinzaine d’applications ont été développées, ainsi que des sites, mais une partie existait déjà avant (site d’office du tourisme par exemple).
Certaines app bénéficient de sponsoring, à savoir un ticket de 500 euros, soit l’équivalent d’une journée de travail pour un développeur. Sur les huit applications/sites labellisées, quatre sont disponibles uniquement sur l’OS Windows Phone, qui est très minoritaire sur smartphone.

Les autres chiffres de téléchargement disponibles font état de scores bas : sur Android, l’OS le plus répandu, MyProvence Agenda a été téléchargé entre 1000 et 5000 fois, MonVigneron (oenologie) entre 500 et 1000 fois, ParkIn13 entre 50 et 100 fois, Esplorea 1000 fois (tous OS).
« Il nous faudrait 500 à 1000 téléchargements par jour pour intéresser les professionnels », explique Thierry Tellouck, un des créateurs de ce guide mobile de voyage. La jeune entreprise a en effet opté pour une application gratuite, mais avec des annonces et des notifications push payantes. « Il est un peu tôt pour dire si c’est rentable ou pas », explique-t-il.

« Toucher les développeurs et non le grand public. » - « Les applications ne sont pas rentables, elles sont toutes gratuites, nous a confirmé Bouche-du-Rhône Tourisme. A ce jour, nous n’avons mené aucune étude d’impact sur notre démarche open data. Nous visons d’abord les développeurs et non le grand public. » Mais si les développeurs ne perçoivent pas l’intérêt économique, le pari peut être risqué.

Cet exemple semble caractéristique d’un engouement qui peine encore à se traduire dans les usages et économiquement. « Le taux de pénétration du marché est souvent faible, indiquait encore le livre blanc. Quelques éléments de réponse :

  • « L’ouverture des données sur un territoire ou une localité donne une zone de chalandise restreinte.
  • Les cibles sont les détenteurs d’un smartphone ou d’une tablette numérique. Même si ce nombre est en constante hausse, l’application ne cible qu’une partie de la population.
  • Faut-il encore que le mobinaute télécharge l’application qui réponde le plus souvent à un besoin du moment. »

Acteurs déjà installés - D’autres acteurs déjà installés pourraient faire évoluer la donne : les guides de tourisme. Ainsi Le Petit futé ou encore Le Guide du Routard proposent leurs applications, basées sur leurs jeux de données propriétaires.
Mais rien ne les empêchera d’intégrer aussi des données publiques, y compris pour en faire un usage payant. Dans une philosophie proche de l’opendata, Wikimedia, l’éditeur de Wikipedia, vient de lancer Wikivoyage, un portail collaboratif sous licence libre Creative Commons, dont les données sont exportables.

Pour donner du souffle, la ministre de l’Artisanat, du Commerce et du Tourisme Sylvia Pinel a annoncé lors du dernier jury Dataconnexions en juin 2013 la volonté de pousser la libération des données, en particulier en s’appuyant sur les systèmes d’information touristiques départementaux. L’objectif : 50 % des départements à la fin de l’année sur data.gouv.fr. De quoi pouvoir développer enfin des services à l’échelle du pays.

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  1. 1. fpt Aujoud'hui, 08h18

    Est ce que la France entière est informée du fait que le point d'indice n'ayant pas été relevé depuis bientôt 10 ans provoque des salaires hors primes en dessous du smic! L'état emploi donc du personnel en le rémunérant illégalement car aucune entreprise n'est autorisé à le faire... nos retraites sont donc calculé pour une partie de notre vie en tout cas pour des salaires de misères. Un agent de maitrise hors prime au smic en usine ils ont un salaire de à minima 300 € plus élevé que le notre! alors que parfois notre tâches est tout aussi pénible (heure supplémentaire non payés, risque d'agression, travail parfois dehors peu importe le temps avec le port de charge lourde, les cancers dû à l'amiante isolant des bâtiments vétustes car pas d'argent pour les remplacer..
    La preuve de plus en plus d'agent quitte le public pour le privé afin d'avoir de quoi subvenir à leur famille car même les fonctionnaires ont besoin d'un toit et de manger (pas de primes de panier ni de tickets resto ou de voiture de fonction...)

  2. 2. Laurent Aujoud'hui, 07h52

    Bonjour,

    Et bien scandaleux. Les économie sont fait sur les petits agents. Si l'Etat souhaite des économie, il faudra qu'il les face la ou elles sont. C'est à dire dans les hauts fonctionnaires qui gagne très biien leur vie et qui ne sont pas touché directement par le pourvoir d'achat en berne. Faire sauter l'ENA et compagnie et disolution d'une élite de bourgeois méprisant de la population. La il y a beaucoup d'économie à faire en supprimant les incompétents qui tire profit de leurs lignes budgétaire.
    Moi je réclame 50 % d'augmentation sur mon salaire car bientôt je vais travailler mais vivre dans la rue. Voilà messieurs les vrais bonnes solutions.

  3. 3. Brisavoine 01/10/2014, 21h02

    Ces élus sont décidément lamentables !

    Pour en finir avec cette caste d'élus locaux, signez la pétition pour sauver la Métropole du Grand Paris : http://www.petitions24.net/sauvons_la_metropole_du_grand_paris

  4. 4. Révolutionnaire 01/10/2014, 16h56

    Il faut faire des efforts ....on entend que cela mais nos élus ne sont pas prêts à en faire pour eux. Toujours autant de Sénateurs inutiles, de nombreux députés biens payés et absents de l'assemblée, des conseillers généraux ? que font-ils ceux-là ?Des conseillers régionaux ?....mais tout cela a un coût et avant de demander encore aux autres de se serrer la ceinture il faudrait montrer l'exemple et être des sénateurs , députés etc... ordinaires et un salaire ordinaire entre 2500 et 3000 euros serait largement suffisant pour le temps de présence.la fronde monte et je vous assure que lorsque l'étincelle va démarrer il n'est pas dit que le feu soit circonscrit % d’augmentation sur les timbres, 2 cts par litre sur le gasoil etc...point d'indice gelé, augmentation des transports , EDF, GDF etc...La baisse des dotation et la mise en place des régions et métroples va avoir un effet pervers avec la diminution des agents territoriaux, de l'état et de l'hospitalière mais quand la gamelle est vide le 15 mois c'est dangereux: un vieux proverbe paysan dit ceci: quand il n'y a plus de foin à l'étable, les ânes se battent. A méditer.

  5. 5. TansonHenri 01/10/2014, 12h30

    Cette baisse des dotations semble inéluctable. Nous devons donc nous préparer à des années difficiles. Pour les citoyens, pour les entreprises, pour l'emploi, etc...
    Et nous ne pouvons rien faire d'autre que de dire que nous ne sommes pas contents, pas d'accord. Mais qui nous demande notre avis. Et puisque l'Etat dit qu'il n'y a plus de sous, que pouvons nous faire? Essayer de comprendre pourquoi l'état nous dit cela? Et imaginer d'autres explications, d'autres solutions? Zut. Là, il faut faire de la politique et remettre en cause pas mal de choses. Mais qui est prêt à le faire?
    Qui dira que nous sommes gouvernés par des gens qui ne semblent pas mettre en avant l'intérêt des Français dans ses décisions. Qui obéit aux directives de Bruxelles sans se poser de questions. Qui accepte cette idée que la dette contractée auprès des banques privées doit être remboursée, maintenant, alors que d'autres pays, et pas des moindres, ont largement dépassé notre niveau d'endettement sans s'inquiéter! Qui essaye de nous persuader que notre travail est trop cher et que nous devons acçepter des sacrifices. Qui oublie de dire que notre travail n'est cher que par rapport aux coûts de main d'œuvre des pays sans protection sociale, les Chinois, les Bulgares, les Roumains. Etc...
    Il faut se poser les bonnes questions, essayer de comprendre et agir.
    Mais là, nous acceptons, résignés, de nous faire tondre, comme si il n'y avait pas de solution... Il y en a pourtant. J'en suis convaincu. Et pacifique en plus!

  6. 6. parisienne 01/10/2014, 11h43

    Il aura donc fallu la diffusions d'une émission consacrée à la protection de l'enfance et à ses dérives pour qu'enfin, les conseils généraux s'en soucient enfin ! Et pour faire quoi ?
    Ah oui, un guide pour l'autodiagnostic…c'est vrai que c'est diablement efficace…

  7. 7. Yann 01/10/2014, 09h02

    Transition énergétique en façade et destruction de la nature par les forces armées de l'Etat de l'autre...
    Et les médias dominants, en n'informant pas des violences policières qui ont lieu actuellement contre les oppsants au barrage sont complices!

  8. 8. bazane 30/09/2014, 14h34

    Pour les besoins de sa démonstration JC Mailly inverse la relation de causalité : c'est parce que l'économie des petites villes périclite et que leur population diminue, notamment en raison de la densification urbaine dans les grandes agglomérations, que les services publics de proximité ferment, et non l'inverse.
    Quant à "sauver le service public" : M. Mailly a un égo hypertrophié pour le moins.

  9. 9. sylvie 30/09/2014, 12h43

    Nous confirmons ici notre profond mécontentement quant à la « cannibalisation » des plages de Juan les Pins par ces « paillotes » du bord de mer. En effet, des appartements, nous ne voyons que des toits disgracieux au lieu du sable. Des restaurants du boulevard, impossible d’y voir un grain. Pour la promenade à pied, aucune vue non plus, vue sur les toits avec le gras des friteuses et avec les odeurs de cuisine en plus.

    De plus, de nombreuses plages privées nous empêchent de profiter de la mer, ne respectant pas la loi sur la protection du littoral qui date de 2006 !

    Nous tenons à signaler que contrairement aux dires de ces "plagistes financiers aux grosses Mercedes", la majorité des Antibois sont pour l’application de cette loi. En effet, de nombreux habitants ne vont plus à la mer faute de place durant l’été, voir quittent la ville pendant deux mois, faute de plage disponible gratuitement. D’autres déménagent définitivement devant ce littoral détruit et massacré.

    Aussi, nous espérons que personne reviendra sur cette loi, afin que Juan les Pins retrouve une part de civilité urbaine.

    Rendre les plages à ses habitants nous paraît juste.

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