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Education

Rythmes scolaires : une rentrée 2013 finalement sans histoire

Publié le 05/09/2013 • Par Stéphanie Marseille • dans : France

Placée sous le signe des nouveaux rythmes scolaires, la rentrée 2013 s’est déroulée sans incidents. A la surprise générale...

« Nous avions mobilisé les élus et les services aux côtés des animateurs pour constituer les groupes d’enfants en musique, foot, conte… », illustre Pierre-Alain Roiron, maire de Langeais, en Indre-et-Loire. Pas question de rater le lancement du premier « temps d’activité périscolaire », mardi 3 septembre à 15h30 ! L’étonnement le dispute au soulagement dans les collectivités qui appliquent les nouveaux rythmes : deux jours après la rentrée scolaire 2013/2014, la foire d’empoigne tant annoncée ne semble pas avoir eu lieu.

« Nous avons fait une rentrée normale, sans rien d’exceptionnel », constate Jean-Louis Demois, maire d’Ecuillé, en Maine-et-Loire, qui précise : « à dire vrai, l’attente de la nomination d’un de nos enseignants, qui n’est intervenue que lundi à 20h30, a éclipsé les nouveaux rythmes ».

Même à Paris, vitrine controversée de la réforme, la rentrée semble avoir connu peu de couacs. « Tous les animateurs étaient présents et, dès 8h20, les responsables éducatifs de la ville étaient devant les écoles pour répondre aux questions des parents. Nous avons assuré les inscriptions et la sécurité des enfants. Les premiers échos disent que c’était plutôt joyeux, avec une bonne collaboration entre les directeurs d’école et les responsables éducatifs de la ville », se réjouit Colombe Brossel, adjointe au maire à la vie scolaire de Paris.
Pour répondre au problème épineux du partage des classes et des locaux entre enseignants et personnels d’animation, la Ville a d’ailleurs rédigé des protocoles d’utilisation des locaux.

Plébiscite des activités offertes ?- Le problème majeur de la première semaine d’école concerne le nombre d’enfants inscrits dans les ateliers proposés : il dépasse souvent les estimations. « C’est une très bonne rentrée. Nous aurons une meilleure vision après jeudi et la seconde vague de TAP, mais il semble, d’ores et déjà, que l’affluence aux ateliers dépasse nos prévisions », relève Frédéric Béatse, maire d’Angers.

Même topo à Paris, où Colombe Brossel y voit une marque de confiance des parents. Si Angers compte sur les ATSEM pour affronter au mieux l’afflux des enfants, certaines villes devront sans doute relancer le processus de recrutement : « Il a fallu refaire tous les groupes d’enfants que les pré-inscriptions avaient permis de constituer. Et les demandes de parents ont continué à affluer le mercredi. Du coup, il nous manque des animateurs. Nous lançons donc une nouvelle campagne de recrutement», illustre Sophie Parlier, directrice de l’enfance et de l’éducation à Saint-Nazaire.

Satisfecit pour une rentrée apaisée – « C’est une rentrée moins stressante que les précédentes, même si les villes qui appliquent la réforme des rythmes ont dû faire face à un surcroît de travail », reconnaît Anne-Sophie Benoit, présidente de l’Andev.
Elle partage l’analyse d’Yves Fournel, président du Réseau français des villes éducatrices, qui se gausse de la traque médiatique à la fausse note : « Cette rentrée s’est bien mieux passée que prévu, avec beaucoup moins d’incertitudes. On commence à sentir les premiers effets tangibles d’un changement de politique, avec le dispositif « plus de maîtres que de classes », ou l’attention portée à l’école maternelle. Les inspecteurs d’académie ont d’ailleurs anticipé, dès juin, des mesures liées à la carte scolaire, telles que les ouvertures et fermetures de classe ».

Même satisfecit prudent du côté de l’Association des maires de France : « Les postes supplémentaires permettent d’apaiser les tensions et on va pouvoir former les enseignants à nouveau. La rentrée se passe plutôt bien pour l’instant et le ministère entretient une vraie écoute. C’est la première fois que les maires ont un rôle réel, on va pouvoir mettre en place des projets de territoire en éducation », estime Pierre-Alain Roiron.

Suivi – Prudentes, les pionnières n’estiment pas avoir remporté la partie. « La grève n’a pas repris chez les ATSEM, mais on sent bien qu’il faut que les choses soient sur les rails très vite. Nous devrions jouir d’une bonne vue d’ensemble à la mi-septembre, mais nous savons déjà qu’il faudra réajuster pas mal de choses », anticipe Sophie Parlier, à Saint-Nazaire.
Place, donc, aux comités de suivi ! « Fin septembre, nous créons un comité de suivi et d’évaluation de nos sept modèles d’organisation, pour nous permettre d’anticiper notre fonctionnement de 2014 et d’affiner les PEDT », décrit Frédéric Béatse à Angers.
Paris a adopté une démarche similaire, à l’échelle de la ville et des 20 arrondissements, doublée d’une évaluation externe par une université des apports pédagogiques des nouveaux rythmes.

Recherche financements pérennes désespérément…

« Il reste encore trop d’incertitudes quant aux financements et la CAF ne tient pas un discours clair en la matière. Il faut que le fonds d’amorçage soit pérennisé », martèle le maire de Langeais. Le 3 septembre 2013, à Denain, François Hollande a entr’ouvert la porte à une telle possibilité, ce dont se félicite notamment l’Association des maires ruraux de France.

« Mais les fonds d’Etat sont facilement balayés par les lois de finance, mieux vaut une solution de droit commun. Il faudrait pouvoir disposer de la seconde prestation de la CAF, la PESJ liée au CEJ. Elle est gelée pour deux ans. Or, c’est un financement pérenne, contractualisé et réévalué tous les ans. Par ailleurs, par souci de cohérence, il faudrait pouvoir appliquer les taux d’encadrement transitoires du décret paru le 4 août en cas de reconduction du PEDT pour trois nouvelles années. Nous avons toujours soutenu que 5 ans sont nécessaires à la montée en charge du dispositif, cela permettrait donc de l’accompagner » estime pour sa part Yves Fournel, président du RFVE.

En attendant, pour aider les pionniers des rythmes, certaines collectivités mettent la main à la poche : la Loire Atlantique accorde 1500 euros aux communes de moins de 10 000 habitants pour se faire accompagner par une fédération d’éducation populaire, tandis que Montpellier agglomération a voté un budget de 102 000 euros pour épauler ses dix communes membres.

« Reconnaître les métiers de l’animation »

Patrice Weisheimer, Secrétaire général, Syndicat de l’Education Populaire – UNSA

Il est bien trop tôt pour dresser un bilan de cette rentrée pour les animateurs. Nous estimons qu’il faudra deux ans pour évaluer la mise en place des nouveaux rythmes : c’est le laps de temps moyen qu’il a fallu aux acteurs des différents projets éducatifs locaux pour apprendre à se connaître et travailler ensemble. Nous regrettons cependant que la loi sur la refondation se soit cantonnée à l’école ; nous militons pour une loi-cadre qui reconnaisse les métiers de l’animation.
Le décret qui assouplit les taux d’encadrement ne nous semble pas satisfaisant, il ne va pas dans le sens de la qualité éducative de ces temps. Dans trois ans, nous voulons qu’un bilan en évalue l’impact. Il n’est pas question qu’on nous dise, dans trois ans : voyez, vous avez pu vous adapter, gardons ces taux d’encadrement assouplis ! Il ne faut pas que les animateurs servent de variable d’ajustement à la réforme.

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Commentaires

Rythmes scolaires : une rentrée 2013 finalement sans histoire

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mac

09/09/2013 09h02

juste en passant, je remarque que quand on est passés à la semaine de 4 jours, je n’ai pas noté de baisse significative d’impôts « compensant » la disparition de certains jours d’activité. Alors pourquoi faut-il remettre la main à la poche à peine qq années plus tard lorsque l’on revient en arrière, au motif que cet allongement du temps scolaire coûte de l’argent???

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