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Rapport Police/Population

Les Français peuvent désormais saisir en ligne la police des polices

Publié le 02/09/2013 • Par avec l'AFP Hugo Soutra • dans : A la Une prévention-sécurité, Actu prévention sécurité

IGPN
capture d
Le ministre de l'Intérieur a lancé le 2 septembre la réforme de la "police des polices", que les Français peuvent désormais saisir en ligne en cas de dérapages des forces de l'ordre. Une réforme "emblématique" d'une police "ouverte et proche de la population" selon Manuel Valls.

Depuis lundi 1er septembre, les citoyens Français peuvent donc alerter, par le biais du site du ministère de l’Intérieur, la « police des polices. »
« La nouvelle Inspection générale de la police nationale (IGPN) est emblématique de ce que doit être la police d’aujourd’hui : efficace, transparente et ouverte, proche de la population » a déclaré le ministre de l’Intérieur, en ouverture d’un séminaire lançant une réforme qui fait de de la restauration du lien police-population une « de ses priorités. »

Annoncée début 2013 par ses services y travaillant depuis l’automne précédent, cette réforme vise à « réorganiser » l’IGPN – jusqu’ici compétente en province et en grande banlieue parisienne – et l’Inspection générale des services (IGS), dont le ressort est celui de la capitale et de sa proche banlieue, qui produisaient le même travail mais en ordre dispersé.
L’IGS, la seule à pouvoir être saisie directement par l’usager par téléphone ou par courrier, devient désormais une délégation de l’IGPN. Ce service d’inspection va créer de nouvelles antennes interrégionales notamment à Rennes, Lille, Nice ainsi que Metz à partir de 2014, outre ses trois implantations actuelles à Marseille, Lyon et Bordeaux, son siège restant à Paris place Beauvau.

« Ouverture » sans précédent – La possibilité offerte aux particuliers de saisir en ligne mais de manière non-anonyme les « bœuf-carottes » – dénommés ainsi dans le jargon policier pour la réputation de leurs enquêteurs à faire mijoter les collègues pris en faute – habitués à traquer ripoux et auteurs de bavures, en cas de contestation ou de dérapage des forces de police, est le principal point de cette réforme. « Ce n’est pas un gadget », a fait valoir le ministre de l’Intérieur, « c’est un acte d’ouverture sans précédent dans la police nationale » a tonné Manuel Valls.

Les syndicats de policiers sont partagés. Malgré l’impératif de s’identifier, le secrétaire général adjoint d’Unité-SGP (1) Nicolas Comte craint que « la plate-forme serve à tout et n’importe quoi et je doute de la capacité de l’IGPN à tout traiter », s’inquiète-t-il. Même position pour Jean-Marc Bailleul, le président du SNOP-SCSI (2) ainsi que pour Céline Berthon, numéro deux du Syndicat des commissaires (SCPN), qui estiment que cette ouverture va dans le bon sens mais précise toutefois qu’il « faudra que les petites affaires soient traitées en interne pour ne pas surcharger » l’IGPN qui « va travailler à effectifs constants » soit un peu plus de 200 personnes.
Les syndicats Alliance et Synergie (3) parlent eux, ouvertement, de stigmatisation et de décisions injustifiables. « 75% des plaintes contre les policiers sont des calomnies, cela va multiplier les plaintes », ajoute-t-il, « on ouvre une boîte de Pandore » s’alarme Patrice Ribeiro.

Pas de stigmatisation – « Il ne s’agit pas de stigmatiser les policiers », expliquait au contraire la directrice de l’IGPN, Marie-France Monéger, en juin dernier, en réponse à certaines critiques émises par ces derniers syndicats. Cette page spéciale, qui interdira les plaintes anonymes et donc les témoignages abusifs, comportera un champ libre d’une vingtaine de lignes afin de « signaler les faits dont ils ont été témoins, dont ils se plaignent […] C’est aussi un moyen de savoir ce que les usagers ne supportent pas de et dans leur police », faisait-elle ainsi valoir.
Ce ne sera pas un « défouloir » ni un « vecteur de délation », a abondé de son côté le ministre de l’Intérieur : tout abus de la part d’un citoyen plaignant sera « porté à la connaissance » de la justice.

Manuel Valls a aussi dit ne pas « ignorer » les « difficultés du métier de policier », évoquant cette « haine du flic qu’ils peuvent rencontrer dans certains quartiers ». « Pour être pleinement respectées, les forces de l’ordre doivent être respectueuses (…) de nos concitoyens, des lois et règlements, de la déontologie », a-t-il insisté.

Code de déontologie d’ici octobre – Le ministre de l’Intérieur a rappelé à cet égard qu’un nouveau code de déontologie commun à la police et à la gendarmerie venait d’être soumis pour avis au conseil d’Etat et verrait le jour fin septembre ou début octobre, ainsi qu’un numéro d’identification qui sera apposé sur leurs uniformes « avant la fin de l’année » à défaut du récépissé lors des contrôles d’identité, proposition qu’il avait préalablement rejeté.
« Les contrôles d’identité demeurent une action de police judiciaire indispensable, mais qui ne peut être banalisée […] ou conduits lorsqu’ils ne sont pas nécessaires, au risque d’alimenter d’inutiles ressentiments » a poursuivi le ministre de l’Intérieur devant les cadres de l’IGPN et de la direction centrale de la sécurité publique ainsi que quelques commissaires de circonscription et représentants syndicaux, à qui il a demandé de « veiller à ces équilibres, à la promotion du discernement et à l’animation d’une politique de formation, d’encadrement et de contrôle qui confortent en permanence les bonnes pratiques. »

Une police des polices ouverte à l’extérieur – Le ministre de l’Intérieur cherche ainsi à responsabiliser la hiérarchie policière, plus au fait des problématiques de tensions avec la population et du besoin de confiance entre policiers et citoyens que la majorité des agents se trouvant sur le terrain, soumis à la pression du chiffre (et donc privilégiant les affaires faciles à résoudre comme l’usage de cannabis ou l’absence de titres de séjour pour les étrangers à la délinquance  classique gênant davantage les citoyens, selon) et aux modes d’intervention parfois discriminatoires ne répondant qui plus est pas systématiquement aux attentes des Français.

L’IGPN va également, dans le cadre de la réforme, « s’ouvrir » à des « observateurs extérieurs », une autre nouveauté. Un comité d’orientation sera ainsi composé pour moitié de policiers et pour l’autre d’un avocat, d’un journaliste, d’élus ou du Défenseur des droits avec qui les inspections sont déjà en relation.

Notes

Note 01 principal syndicat de gardiens de la paix Retour au texte

Note 02 majoritaire chez les officiers Retour au texte

Note 03 respectivement seconds syndicats des gardiens de la paix et des officiers Retour au texte

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Commentaires

Les Français peuvent désormais saisir en ligne la police des polices

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Antoine GERMAIN

09/09/2013 12h05

Toujours plus de défiance envers les policiers…
Pendant ce temps, criminels et délinquants se sentent intouchables.

Valls devrait revoir ses priorité, car les français ne craignent pas les forces de l’ordre mais bien les individus qui méprisent les lois de la République avec toujours plus d’impunité… (merci Mme Taubirat!).

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