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[Opinion] Aménagement du territoire

Pour une nouvelle ruralité : le champ des possibles

Publié le 02/09/2013 • Par Auteur associé • dans : France, Opinions

Dominique Potier et Carole Delga

respectivement député (PS) de Meurthe-et-Moselle et députée (PS) de Haute-Garonne, secrétaire nationale du PS à l’égalité des territoires

Aujourd’hui coexistent deux visions du monde rural, aussi stériles l’une que l’autre. Pour les uns, l’espace rural doit rompre avec la croissance démographique ; pour les autres, la poursuite de cette croissance est le mouvement « naturel » de l’espace rural, la marque de sa vitalité.

Une troisième voie concilie l’urgente obligation de préserver les biens communs, ressources naturelles et moyens publics et celle de renouveler les générations rurales. Trois actes, qui sont autant de choix politiques majeurs, doivent être posés pour réussir cette renaissance.

Nouvelle planification – D’abord, la planification de l’habitat doit se faire au bénéfice des espaces ruraux les plus éloignés et des cœurs de ville. Nous devons choisir le maillage polycentrique comme modèle d’aménagement.

Ensuite, le maillage des services à la population devra traduire un nouvel équilibre entre la maîtrise du coût public et l’égalité des chances. Les outils de péréquation et de développement « traditionnels » doivent être modernisés.
D’autres doivent naître pour accompagner la reconquête du cœur de nos villages et de nos bourgs.

Enfin, il faut sortir des prés carrés dans la décision publique quant à l’argent public : vivre et investir autrement est une chance pour le pouvoir d’achat, le bilan carbone mais aussi la qualité de vie !
Contrairement aux illusions démographiques et autres idées reçues, le véritable choix oppose donc la vision d’une zone résidentielle à celle d’un espace rural habité de façon plus dense sur le plan de l’urbanisme, de l’économie comme du lien social.

Sommes-nous tous « habités » par la nouvelle donne métropolitaine ? C’est possible, si, unis dans la diversité, nous sommes acteurs d’un système multipolaire, et s’il s’agit de rompre avec la limite du cadastre rural comme avec une certaine folie des grandeurs urbano-centriques.

C’est possible, s’il s’agit d’inventer un style de vie associant des enracinements multiples dans des espaces urbains et ruraux.
C’est possible si des conditions de vie dignes et équitables sont recherchées pour tous ceux qui sont exclus, à la ville comme à la campagne… L’équilibre entre la « vie moderne » et un écosystème durable passe par un nouveau pacte d’aménagement pour réduire les fractures territoriales qui, ajoutées aux inégalités sociales, fragilisent la promesse républicaine.

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Commentaires

Pour une nouvelle ruralité : le champ des possibles

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Urbarural

03/09/2013 10h43

J’ai rêvé de lire un jour ce genre d’article…
Il y a déjà eu tous les rapports sur la nécessité d’adapter les normes au milieu rural, venant de droite comme de gauche (Pierre Morel à l’Huissier en 2012), puis le « Manifeste pour de nouvelles ruralités (Jean-Paul Dufregne, Alain Rafesthain, Jean-Jacques Lozach, Patrice Joly), pointant l’inanité de l’unicité des normes entre l’urbain « dur » et le rural profond.
Mais la pesanteur des textes (votés par des élus, ne l’oublions pas…) et des applications doctrinales par l’autorité en matière d’environnement, d’urbanisme et de santé publique est vraiment plus forte.
Un seul exemple dans mon secteur de travail (l’urbanisme « rural » en zone de montagne), la tyrannie des CDCEA, combinée au corset de la loi Montagne, et aux normes draconiennes d’AEP, conduisent automatiquement à l’exclusion des micro-porteurs de projets qui ne sont pas agriculteurs à temps plein, et qui pourtant entretiennent le milieu naturel, font vivre leur famille avec un grand potager, repeuplent l’école, maintiennent médecin et infirmières, et retissent des liens sociaux en décomposition…
En conclusion, l’article use d’un mot qui résume tout, et que j’impose dans mes diagnostics depuis toujours : le « maillage », pour en finir avec l’épouvantail du « mitage ».
Merci aux auteurs, et continuons dans la bonne voie…

Justine

03/09/2013 11h01

Bonjour,

L’orientation proposée de concilier préservation « des biens communs, ressources naturelles et moyens publics » et « renouvellement des générations rurales » est louable. Toutefois, je m’interroge en lisant cet article, sur les solutions qu’il préconise.
Une urbanisation polycentrique risque d’entrer en contradiction avec le principe de protection des ressources naturelles rurales et notamment les terres agricoles. En effet, les terres agricoles, situées à proximité ou entre deux polarités urbanisées ont tendance à disparaître plus vite en vue de leur artificialisation.
Le développement de l’habitat en milieu rural, me semble par ailleurs être une non solution lorsqu’on peut faire le constat que les habitations se vident dans nos bourgs et villages, restant parfois plusieurs années sans trouver repreneurs.
Il me semble en revanche pertinent de miser sur un développement parallèle des villes et campagnes, de favoriser les initiatives rurales locales en matière de commerces, de services, et de faciliter les ponts entre villes et campagne. Le développement des circuits courts me semble être un exemple riche en ce sens.

Urbarural

03/09/2013 11h36

Le principe de protection systématique des milieux naturels et des terres agricoles a bon dos, quand on observe le désert en matière de biodiversité des plaines céréalières, sans oiseaux ni abeilles…
A ces industriels de l’agroalimentaire, comme Pierre RHABI, je préfère des nouveaux ruraux maillant le territoire, dans du patrimoine bâti réhabilité ou auto-construit, au milieu de parcelles valorisées à tout point de vue (potager, verger, récupération d’eau, assainissement individuel…).
A côté de la TVB, je propose la sauvegarde de la TH, la « trame humaine »…

Provencal83

03/09/2013 02h20

Je me réjouis de lire, enfin, un article qui rompe avec la rigidité qui prévaut lorsque l’on aborde le sujet de l’urbanisation du domaine rural. En ma qualité d’élu en charge d’une commission habitat d’un SCoT, je me heurte depuis six ans à l’idéologie castratrice de la « sanctuarisation » de tout espace agricole.
Rejoignant ce qu’écrit Urbarural dans son post de 10h43, je confirme que, par l’action combinée des institutions (DDTM, CDCEA, Chambres d’agriculture) et des associations de tout crin, l’instruction d’un permis d’aménager en zone rurale est une épreuve digne du Sisyphe de Camus.
Bravo à ces auteur(e)s qui ont le courage de dépoussiérer un peu des dogmes archaïques , et de proposer des pistes pour un développement moderne et intelligent de nos espaces ruraux.

xav

03/09/2013 10h29

sans m’attarder sur le contenu , je trouve cet article trop « orienté », sans peser le pour / contre et sans debat possible …

Romain Mazon

04/09/2013 10h12

Bonjour

Le fait que cet article soit orienté ne devrait pas vous choquer, dans la mesure où il s’agit d’une « Opinion Tribune ». L’auteur, qui n’est pas un journaliste comme vous l’avez noté, défend un point de vue.

Cordialement

Urbarural

04/09/2013 05h14

Provençal83 évoque l’instruction d’un PA, mais que dire de l’élaboration des PLU ruraux ou des cartes communales de villages de 100 habitants à peine, condamnés à ne plus « urbaniser » un are sous prétexte de statistiques Insee plates, ou d’incapacité à amener 150 litres d’eau potable à toutes les résidences secondaires, tous les jours de l’année ???
J’ai même entendu un patron de service planification de DDTM, dire préférer voir les bâtiments restaurables tomber en ruine quand l’AEP ou l’assainissement sont insuffisants, textuellement !

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