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EDUCATION ARTISTIQUE ET CULTURELLE

Plaidoyer pour une recomposition des responsabilités centrée sur les collectivités

Publié le 16/08/2013 • Par Hélène Girard • dans : A la une, France

Soutien scolaire en primaire
Fotolia
Dans un ouvrage paru en juillet 2013, et intitulé « Education artistique, l’éternel retour ? », Marie-Christine Bordeaux et François Deschamps, respectivement maître de conférences à l’université Stendhal de Grenoble et directeur des affaires culturelles de la communauté d’agglomération d’Annecy (Haute-Savoie), estiment que la mise en œuvre d’une politique publique d’éducation artistique et culturelle constitue une « urgence ».

Alors que dans les communes et les départements, les services « culture » et « jeunesse » s’activent pour mettre sur pied des activités artistiques dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires, un ouvrage leur propose une mise en perspective des enjeux.

Le plaidoyer (1) co-écrit par Marie-Christine Bordeaux et François Deschamps, respectivement, maître de conférences à l’université Stendhal de Grenoble (Isère) et directeur des affaires culturelles de la communauté d’agglomération d’Annecy (Haute-Savoie), commence par retracer les grandes étapes de l’histoire de l’éducation artistique et culturelle (EAC), émaillée d’affirmations ambitieuses, d’hésitations et de retraits des ministères concernées (éducation nationale, culture, jeunesse et sports). « Les textes ont toujours émané des ministères, sans concertation avec les collectivités », a regretté François Deschamps, lors de la présentation de l’ouvrage le 16 juillet 2013, à Avignon (Vaucluse). Et de rappeler le dernier exemple en date : circulaire du 3 mai 2013 publié dans le Bulletin officiel de l’Éducation nationale n° 19 du 9 mai 2013.

Dans ce contexte incertain, beaucoup de collectivités ont cependant réussi à prendre l’initiative et à mettre au point des expériences novatrices et durables. Ce que l’ouvrage prend soin de montrer. Fortes de ces expériences, les collectivités ont donc, selon les auteurs, vocation à devenir le pivot de l’EAC.

Sortir du binôme ministériel « culture/ éducation ». « Nous proposons qu’on ne laisse pas l’Etat régenter seul l’éducation artistique et culturelle. L’Etat doit prendre en compte les collectivités » , a prévenu Marie-Christine Bordeaux (2), lors de la présentation de l’ouvrage.

Ainsi, les auteurs appellent à sortir du « binôme Culture/ Education, qui a longtemps joué le rôle de matrice unique des dispositifs, laissant à charge des services déconcentrés le soin d’organiser la concertation locale. La réflexion doit désormais s’appuyer sur des expérimentations menées à partir des territoires, comme ce fut le cas lors des protocoles de décentralisation culturelle, tels que les avait lancés Michel Duffour, qui peuvent servir d’exemple en matière de méthodologie. »

Les deux auteurs tracent un nouveau schéma opérationnel de l’EAC, s’appuyant sur les acquis positifs des décennies passées et les points forts de l’expérience acquise par les collectivités.

Un copilotage assuré au niveau régional. Les auteurs proposent une spécialisation des collectivités dans le pilotage de fonctions transversales, « cohérentes avec leur niveau territorial et avec les compétences qui sont déjà les leurs dans le cadre de la décentralisation. »
Le copilotage interviendrait au niveau régional, et la mise en œuvre à l’échelle départementale. Direction régionale des affaires culturelles (Drac), Rectorat et conseil régional auraient la responsabilité du comité de pilotage régional (désignation des territoires prioritaires et des spécificités régionales dans les pôles de ressources pour l’éducation artistique et culturelle (PREAC). Ce comité aurait en charge le suivi des politiques déclinées sur les territoires, en lien avec les artistes, les médiateurs, les syndicats professionnels, les parents d’élèves.

Des régions chefs de file pour les pôles de ressources pour l’éducation artistique et culturelle (PREAC). «Aujourd’hui, certains fonctionnent très bien, d’autres moins, parce que leurs moyens sont fragilisés. », estime Marie-Christine Bordeaux. Les auteurs imaginent trois PREAC thématiques par région, adossés à des structures préexistantes : spectacle vivant, arts visuels, patrimoine et cadre de vie. Les régions qui le souhaitent pourraient se doter de PREAC spécifiques « à vocation plus nationale, correspondant à une ressource régionale bien identifiée », comme les arts du cirque et de la rue, la musique contemporaine, le patrimoine minier ou archéologique….
Ces pôles, sortes d’agences régionales, « feraient le lien avec les porteurs de projets et assureraient la mise en réseau des acteurs, de façon cohérente avec les missions des régions, qui ont aussi en charge, par exemple, la formation professionnelle », précise Marie-Christine Bordeaux.
Directions régionales des affaires culturelles, Rectorats, Centres régionaux de documentation pédagogique (CRDP), Ecoles supérieures de professorat et d’éducation (ESPE) seraient les «partenaires obligés» de ces pôles thématiques. Enfin, les régions pourraient se charger de l’éducation au cinéma, dans le sillage des compétences économiques qu’elles développent dans ce secteur.

Des départements acteurs du déploiement de l’EAC. Les conseils généraux seraient chefs de file pour la diffusion de l’EAC dans les zones géographiques isolées. Ils intégreraient l’EAC dans leurs schémas des enseignements artistiques. Par ailleurs, en tant qu’échelon de proximité, le département apparaît aux auteurs comme « pertinent » pour « accompagner les intercommunalités et co-élaborer avec elles et les services de l’Etat des plans locaux d’éducation artistique et des déclinaisons du schéma départemental des enseignements artistiques. » Cette responsabilité n’empêcherait pas les conseils généraux de coopérer avec les régions, références possibles en matière de ressources et de formations. Lors de la présentation de l’ouvrage, François Deschamps a fait valoir un atout-clefs des départements : l’expérience méthodologique qu’ils ont acquise à la faveur de l’élaboration de leurs schémas d’enseignements artistiques et de lecture publique (réalisation de diagnostics territoriaux, prise en compte des positions et souhaits de leurs partenaires, mise en œuvre des schémas départementaux en concertation avec les communes et leurs groupements). De ce fait, « ils pourraient être encouragés par l’Etat à cofinancer, avec des intercommunalités rurales, des postes de chef de projet/coordinateur de l’EAC (dans et hors cadre scolaire). La mise en œuvre des politiques d’EAC aux niveaux départemental et communal serait confiée à un comité ad hoc. Les départements noueraient des conventions avec les communes et intercommunalités rurales.

Un rôle de terrain pour les villes et les groupements de communes. Communes et intercommunalités seraient les chefs de file pour le financement de l’accueil et de la médiation culturelle dans les équipements placés sous leur responsabilité, « y compris en direction des collégiens et des lycéens » fréquentant ces structures. Elles auraient donc vocation à « articuler des itinéraires » culturels pour les jeunes. Pour ce qui est des intercommunalités, les auteurs notent cependant qu’elles sont restées en dehors de ces enjeux ». Ils suggèrent de les inviter à se spécialiser dans l’éducation à la culture numérique et dans le développement des ressources numériques.

L’expertise de l’Etat. L’Etat « continuera de jouer un rôle important, car les collectivités ne disposent pas d’un discours général de politique publique dans ce domaine », précisent les auteurs. Et d’appeler de leurs vœux une réflexion commune entre l’Etat et les associations d’élus pour élaborer une « charte » ou un « référentiel de valeurs et de méthodes ». Le Conseil des collectivités territoriales pour le développement culturel (CCTDC) pourrait constituer le cadre de ce travail.
En outre, les directions régionales des affaires culturelles (Drac) conserveraient leurs missions d’expertise (qualité artistique et culturelle des projets, aide à l’évaluation, accompagnement du développement territorial par conventionnement pluriannuel). Autre rôle que leur assignent les auteurs : « recomposer le lien avec les structures de l’éducation populaire ».

Dossier unique. Par ailleurs, les co-auteurs préconisent l’instruction des projets sur la base d’un dossier unique, qui sera examiné par des comités de pilotage– locaux ou intercommunaux – par bassin de formation (avec au moins un lycée et plusieurs collèges et écoles). Les communes (ou intercommunalités) continuant de financer les projets des écoles, les conseils généraux ceux des collèges, les régions ceux des lycées.
Autre proposition sur le plan de la gestion des activités : la création de groupement d’intérêt public (GIP) ou d’établissement public de coopération culturel (EPCC) pour assurer les fonctions transversales, au niveau départemental, voire régional.

Une démarche basée sur « la richesse de l’expérience acquise »

En introduction à leurs propositions, Marie-Christine Bordeaux et François Deschamps évoquent leur souhait de voir se mettre place « une décentralisation progressive et raisonnée de l’éducation artistique.» Sans minimiser l’ampleur des évolutions qu’ils appellent de leurs vœux. « Ces propositions vont assez loin, au-delà des habitudes acquises et des répartitions des rôles. Pour autant, il ne s’agit pas pour nous de faire un exercice de politique-fiction, mais plutôt, à partir de la richesse de l’expérience acquise, de faire des propositions pour une meilleure structuration territoriales de l’éducation artistique. »

Notes

Note 01 Education artistique, l'éternel retour ?, Marie-Christine Bordeaux et François Deschamps, Editions de l'attribut, juillet 2013 Retour au texte

Note 02 2 Marie-Christine Bordeaux est également membre du Groupe de recherche sur les enjeux de la communication(GRESEC) Retour au texte

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