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Culture

Langues régionales : les voyageurs accueillis en alsacien à la gare de Strasbourg

Publié le • Par • dans : Régions

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Les voyageurs arrivant en gare de Strasbourg sont accueillis depuis quelques semaines par des annonces en alsacien, pour la première fois en France.

 

« C’est une première dans les gares françaises. Ce n’est pas du folklore, ce sont de vraies annonces d’informations, qui sont diffusées aux voyageurs en alsacien, toutes les 20 minutes », a expliqué à l’AFP Christian Mundinger, directeur adjoint des TER Alsace.

Pour les voyageurs non dialectophones, pas d’inquiétude: l’initiative, à portée essentiellement symbolique, concerne des messages de bienvenue (« wilkumme ») au préalable diffusés en français et en anglais, et des conseils pratiques pour acheter un billet (Fahrkart) ou trouver le bureau d’information de la gare (Informationsbüro).

« Nous avons voulu commencer par des messages simples d’information générale. Cela ne concerne pas les annonces de retards ou d’incidents sur les lignes », précise Raymond Bitsch, président de l’association « E Friehjohr fer unseri Sproch » (« Un printemps pour notre langue » en alsacien), pour la défense de la langue alsacienne.

Selon ce coauteur des quatre messages en langue locale, « il faut que les gens se rendent compte que l’alsacien sert à autre chose qu’à faire des pièces de théâtre en dialecte régional », a-t-il souligné.

L’idée initiale de diffuser des messages en langue locale à bord des trains a cependant été abandonnée, ces annonces devant être faites par les contrôleurs de la SNCF, « pas forcément alsacophones », a expliqué l’entreprise.

La SNCF attendra la fin de l’été pour décider d’étendre ou non l’expérience à d’autres gares alsaciennes, à Sélestat, Colmar ou encore Mulhouse, d’autant que le Bas-Rhinois diffère sensiblement du Haut-Rhinois.

Près d’un million de personnes en France parlent l’alsacien et le francique mosellan (autre dialecte d’origine germanique), selon un récent rapport du Comité consultatif pour la promotion des langues régionales et de la pluralité linguistique interne.

900.000 pratiquent le breton, 50.000 le basque, 170.000 le corse, 80.000 le flamand et 110.000 le catalan, d’après le même rapport.

Mi-juillet, ce Comité a remis un rapport à la ministre de la Culture Aurélie Filippetti, suggérant le vote d’une loi à « haute valeur symbolique » pour « affirmer l’importance » des langues basque, bretonne, alsacienne ou kanakes, et les sauver du déclin.

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Du plus récent / Du plus ancien

  1. 1. Micheu PRAT 31/07/2013, 22h43

    L'article est intéressant, bien fait. Il montre l'intérêt des langues régionales dans le monde actuel. Non seulement elles ne sont pas passéistes, mais elles peuvent retrouver leur dignité par leur actualité dans tous les domaines de la vie moderne. Pourtant, un oubli fâcheux, que j'espère involontaire, s'est glissé dans cet article qui ignore (ou occulte ?) deux langues régionales importantes : le franco-provençal (ou arpitan) et l'occitan. Cette dernière langue couvre un espace qui représente 39 départements français auxquels il convient d'ajouter douze vallées du Piémont italien et le Val d'Aran, en Espagne. C'est donc une langue transfrontalière, tout comme l'alsacien, mais aussi le catalan, le basque et le flamand. Il est vraiment inconcevable que l'auteur d'un article aussi bien documenté puisse "oublier" cette vérité linguistique. Un rectificatif dans vos colonnes me paraît non seulement souhaitable mais indispensable pour ne pas être entaché d'une erreur scientifique et linguistique.
    Voulant croire à votre goût indéfectible pour la vérité et la transparence, je vous remercie d'effectuer cette rectification et vous prie de croire, Madame la Directrice, Monsieur le Directeur, Madame la Rédactrice en chef, Monsieur le Rédacteur en chef, en l'assurance de mes sentiments respectueux.
    Fait à Gap / Occitanie, le mercredi 31 juillet 2013.
    Micheu PRAT.

  2. 2. christine 31/07/2013, 14h25

    quid de la langue occitane, qui ne concerne "que"32 départements de l'hexagone?
    Pas un oubli de l'association"un printemps pour notre langue", mais du prétendu journaliste.
    Nous ne serions pas choqués que le métro marseillais, qui parle français et anglais, parlât également Provençal!
    Dans l'attente de la correction.

  3. 3. Lo n'aut provençau 31/07/2013, 12h01

    Que penser de l'auteur de cet article qui passe sous silence la langue minorisée qui compte le plus de locuteurs: l'Occitan?
    Le même rapport qui sert de référence à ce "journaliste" en parle autant que des autres langues. Alors pourquoi ce black-out?
    J'espère que par honnêté journalistique, rectification ou complément sera apporté à cet article.

  4. 4. Lou Miegjornal (Le Méridional) 31/07/2013, 09h57

    Et les Langues d'Oc ?
    C'est dans la zone de la Langue d'Oc (de Bordeaux à Limoges, de Clermont-Ferrand à Valence, de Nice à Marseille, de Montpellier à Toulouse, de Tarbes à Bayonne, des vallées italiennes au Val d'Aran en Catalogne) que l'Occitano-Provençal est parlé par plus de 7 millions de personnes et qu'au moins 12 millions de néolocuteurs la comprenne. Et l'article n'en parle même pas ? Qu'es aquo ?

    A quand nous aussi un message en Oc dans nos gares ?
    Ce serait une grande avancée pour la reconnaissance de nos langues régionales que la France ne veut toujours pas signer alors que les autres pays de l'UE l'ont fait !

    MONNET, SCHUMAN revenez, nos édiles ont besoin d'une cure d'européisme... :-)

    Coralament (Cordialement)
    Lou Miegjornal

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