Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Animation

Les « jolies colonies de vacances » ne font plus recette

Publié le 22/07/2013 • Par Delphine Gerbeau • dans : France

Un rapport du député (Socialiste, républicain et citoyen) Michel Ménard consacré à "l'accessibilité des jeunes aux séjours collectifs et de loisirs" et rendu public le 12 juillet 2013 pointe la désaffection des jeunes envers les accueils de loisirs avec hébergement, et propose une série de mesures pour redynamiser le secteur.

Le taux de départ des 5-19 ans en séjours collectifs de vacances de plus de 5 nuits, c’est-à-dire en colonie de vacances, qui avait atteint 14 % en 1995, n’est plus que de 7,5 % en 2011, précise le rapport.

Sur l’année scolaire 2010/2011, 1,4 million d’enfants et d’adolescents ont été hébergés dans un centre de vacances, soit autant que le nombre de jeunes accueillis dans les colonies de vacances d’été en 1962 mais 250 000 de moins qu’en 1995.

Par ailleurs, la durée moyenne des séjours de plus d’une semaine n’a cessé de se réduire, passant de 17 jours en 1994 à moins de 10 jours aujourd’hui, les durées les plus pratiquées étant désormais de 5 à 8 jours. Cause principale de cette plongée de la fréquentation, le coût trop élevé des séjours pour les classes moyennes, ou encore le désinvestissement des comités d’entreprise du soutien au secteur.

Aujourd’hui, les accueils collectifs de mineurs avec hébergement présentent la particularité d’être, pour la plupart, organisés par des associations sans but lucratif, souvent peu subventionnées, qui proposent des prestations aussi bien caritatives que commerciales. Sur les 12 200 organisateurs de séjours avec hébergement recensés en 2011, 8 300 (68 %) sont des associations et 3 500 (29 %) des collectivités territoriales.

Créer un fonds national – Le rapport propose 21 préconisations pour redynamiser le secteur, alors qu’une part croissante d’enfants ne part pas en vacances. Première proposition polémique : la création d’un fonds national d’aide au départ en vacances collectives des jeunes qui ne partent pas en vacances, financé par le rétablissement d’une taxe sur l’hôtellerie de luxe. La présidente de la mission de l’Assemblée nationale sur l’accès des jeunes aux séjours collectifs, Annie Genevard (UMP), a dénoncé le 15 juillet la proposition PS d’une telle taxe sur l’hôtellerie pour financer les « colos », jugeant notamment qu’elle fragiliserait « un secteur particulièrement dynamique ».

Intégrer les séjours collectifs de mineurs, organisés par des associations d’éducation populaire labellisées, ainsi que les classes de découvertes, dans les projets éducatifs territoriaux, serait « le moyen le plus efficace de promouvoir, sur l’ensemble du territoire, les modèles les plus innovants d’éducation populaire. Cette intégration faciliterait l’attribution, aux séjours collectifs ou à leurs organisateurs, de subventions venant des collectivités, des fonds d’État ou des fonds d’action sociale des caisses d’allocations familiales », note le rapport.

Définir de nouveaux modèles d’accueil collectifs – Développer des réseaux territoriaux de départs des jeunes en séjours collectifs, permettant le partage du coût des séjours par le jumelage des collectivités, dans le cadre des projets éducatifs territoriaux ou bien en ravivant les jumelages européens et internationaux dans ce domaine pourrait aussi permettre une mutualisation des coûts.

De nouveaux modèles d’accueil collectifs pourrait aussi être définis. Pour maintenir une offre de séjours de vacances dans les régions touristiques les plus convoitées, la ministre des Sports Valérie Fourneyron s’est déclarée favorable à une utilisation mixte des établissements scolaires et des internats, qui leur permette d’accueillir des colonies pendant les vacances.

Enfin, le contrat d’engagement éducatif est un élément de contrainte dans l’organisation des séjours. « Le contrat d’engagement éducatif était censé répondre aux revendications syndicales, aux exigences posées par la jurisprudence et aux arguments avancés par les associations organisatrices de séjours en faveur d’un statut de volontaire de l’animation. En dérogeant au droit du travail tout en attribuant aux animateurs un statut de salarié qualifié, en reconnaissant nominalement leur engagement éducatif sans inciter les employeurs à les former, à les accompagner dans leur démarche et à valoriser leur expérience, il aboutit à une impasse et ne satisfait personne », explique le rapport.

Instaurer un volontariat de l’animation – Il est donc proposé d’instaurer un volontariat de l’animation, régi par une charte, pour l’encadrement occasionnel, auprès d’organismes sans but lucratif, des accueils collectifs de mineurs avec hébergement et des séjours de vacances adaptés pour les personnes handicapées. Ce volontariat s’inscrirait dans le cadre du projet éducatif de l’organisme et s’exercerait tout au long de la vie pendant une durée annuelle limitée et fractionnable. Il donnerait lieu à une formation, une indemnisation et une protection sociale du volontaire.

Une loi pourrait instaurer ce volontariat de l’animation pour les colonies de vacances, les centres de loisirs non permanents, les formations d’animateurs volontaires et les vacances adaptées, organisées pour les personnes porteuses d’un handicap. Ce volontariat s’adresserait à toute personne d’au moins 17 ans qui veut s’engager dans une mission d’intérêt général à finalité éducative auprès d’une personne morale à but non lucratif agréée pour l’accueillir. Selon les termes posés par la plateforme du volontariat de l’animation, « tout au long de la vie, le volontaire peut s’engager pour une durée annuelle limitée et fractionnable ».

Références

Le rapport complet

Réagir à cet article

Nos offres d'emploi

Plus de 1000 offres d'emploi !

TOUTES LES OFFRES D'EMPLOI

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

Les « jolies colonies de vacances » ne font plus recette

Votre e-mail ne sera pas publié

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement
 
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X