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ÉCLAIRAGE PUBLIC

Une lumière adaptée pour mettre en valeur le patrimoine

Publié le 23/07/2013 • Par Isabelle Arnaud • dans :

La mise en lumière du patrimoine traduit la volonté des communes de donner une identité visuelle particulière à leur ville. Au cours de ces vingt dernières années, elle est passée du tout au rien, pour finalement trouver un bon compromis qui met en valeur des bâtiments choisis avec discernement utilisant des sources et des luminaires performants et peu énergivores…

Les premières illuminations, terme dédié à l’éclairage des monuments, trouvent leur pleine expression dans les années 1980 et consistent à disposer ça et là quelques projecteurs autour d’un édifice sans recherche particulière de mise en valeur de l’architecture. Nombreuses sont les communes à faire jaillir la lumière pour valoriser des bâtiments longtemps ignorés la nuit ; on assiste alors à une pléthore de mises en lumière faisant appel, pour la plupart, aux lampes aux iodures métalliques de fortes puissances ou sodium blanc (disparues du marché depuis) placées dans des projecteurs en face des bâtiments et dont les faisceaux « écrasent » quelque peu les façades.
Plus tard, les concepteurs lumière, intervenant de plus en plus, donnent une autre vision nocturne de la ville, et les fabricants font désormais appel à leur expertise et leur sensibilité pour définir les projets de mise en lumière. En parallèle, les sources se miniaturisent, les luminaires deviennent plus compacts, entraînant un changement fondamental des habitudes.

En amont : repérer les points à mettre en valeur

Il est primordial d’établir une étude afin de définir ce que l’on veut éclairer. Les illuminations ont souvent été réalisées au dernier moment, sans analyse préalable et sans être intégrées dans le projet architectural. Résultat : nombre d’installations sont des gouffres financiers en termes de consommation et de maintenance, quand celle-ci existe.
Stéphane Veniel, chef de marché éclairage extérieur et systèmes de gestion chez Thorn Europhane, cite l’exemple de la mise en lumière de la mairie de Lavaur : « La prise en compte des abords du monument était essentielle : nous avons opté pour une lumière douce diffusée par des luminaires sur mâts de faible hauteur qui entourent le parvis ponctué d’encastrés de sol de faibles puissances. Nous avons ensuite choisi de faire ressortir les éléments architecturaux de la façade par un éclairage d’accentuation, jouant à la fois sur les zones d’ombre et de lumière et sur les tonalités de blancs. »

L’architecture au premier plan

Après les simples illuminations, les élus ont compris l’avantage de mettre en lumière leur patrimoine architectural de façon artistique et pérenne. Les faibles dimensions des appareils d’éclairage ont permis de se rapprocher de la cible à éclairer, pour venir souligner les plus petits détails d’un relief ou d’une sculpture. Tout en restant discrets, les points lumineux se sont multipliés et ont pu être positionnés directement sur le bâti. Ainsi, la façade principale du Musée national de la céramique à Sèvres (édifié par l’architecte Landin en 1876) s’anime d’un chatoiement de bleus, allant du cyan au bleu profond. Cette illumination polychrome, imaginée par Roger Narboni, concepteur lumière (Agence Concepto), en référence aux célèbres bleus de Sèvres, vient napper délicatement la façade dont les frontons, les colonnes et les détails architecturaux remarquables sont ourlés d’une lumière dorée. Cet éclairage, réalisé en contre-plongée à l’aide d’appareils linéaires à leds blanc chaud et ambre, souligne d’or les arêtes des frontons et le relief des sculptures et redessine les frises situées au-dessus des chapiteaux. Les objets sculptés, les personnages, l’horloge sont eux aussi rehaussés par un éclairage doré, issu de microprojecteurs à leds ambre et blanc chaud.

La led au cœur des projets

Les lampes à décharge (sodium haute pression, lampes à iodures métalliques) ont été largement utilisées dans les illuminations : les améliorations de leur efficacité lumineuse et le choix des tonalités de lumière (températures de couleur) peuvent rivaliser avec les leds, dont le prix représente encore un frein pour certaines communes, même si leur durée de vie défie toute concurrence.
La led présente un autre avantage : elle permet de réaliser des éclairages colorés dynamiques, plus économiques que les iodures métalliques qu’on dotait de filtres chromatiques et dont il fallait augmenter la puissance pour obtenir un niveau d’éclairage suffisant. Ces dernières, cependant, se révélaient plus efficaces quand il s’agissait de lumière blanche. Aujourd’hui, les performances des leds évoluent sans arrêt : l’efficacité lumineuse atteint plus de 60 lm/W, l’indice de rendu des couleurs se rapproche de 90, elles offrent maintenant une lumière blanche homogène et surtout une longue durée (de 25 000 à 50 000 heures pour 70  % du flux lumineux initial). La led est désormais au cœur de bien des projets, à l’instar de celui de la ville de Beaune où la lumière, tour à tour blanche et colorée, sillonne la ville, mettant en valeur ses principaux monuments. De fascinantes projections en 3D animent les façades des édifices : l’histoire de la cité défile à travers des images évocatrices qui racontent son passé. Le concepteur lumière Jean-François Touchard explique qu’il a choisi des leds « non seulement pour réaliser des économies d’énergie, mais aussi pour la douceur de leur lumière. Beaune est une petite ville, les bâtiments sont très proches les uns des autres, les rues font 10 mètres de large. Grâce à ce type d’éclairage, nous avons réussi à respecter cette proximité en travaillant avec des projecteurs discrets, faciles à intégrer dans l’architecture ».

Des luminaires dans le respect des normes

Compacts, légers, le plus souvent en aluminium, projecteurs, réglettes, bornes, encastrés de sol, hublots, appliques… les luminaires offrent un large choix de modèles, de formes pour répondre aux besoins de mises en lumière des bâtiments.

Pour assurer la sécurité électrique et mécanique, les luminaires doivent satisfaire aux exigences des normes de la série NF EN 60598 et être mis en œuvre selon la norme d’installation NF C 17-200.
Par ailleurs, la norme EN 60529 indique le niveau de protection (code IP) du matériel contre les poussières et les corps solides étrangers et contre les effets néfastes dus à la pénétration de l’eau. Les lettres IP sont suivies de deux chiffres : le premier indique la protection contre la pénétration des corps solides et le deuxième contre la pénétration des corps liquides ; un IP67 est recommandé en éclairage extérieur.
La norme EN 62262 s’applique à la classification des degrés de protection contre les impacts mécaniques externes pour les matériels …

…électriques de tension assignée inférieure ou égale à 72,5 kV. Ce code (IK) détermine la résistance des luminaires au vandalisme, il peut varier de IK08 à IK10.

Nuisances lumineuses : quid des textes réglementaires ?

Le décret n° 2011-831 du 12 juillet 2011 relatif à la prévention et à la limitation des nuisances lumineuses complète le Code de l’environnement ; l’article R.583-2 renvoie aux dispositions de l’article L.583-2 du Code de l’environnement. Or, cet article stipule que « pour satisfaire aux objectifs mentionnés à l’article L.583-1, le ministre chargé de l’environnement fixe par arrêté […] les prescriptions techniques relatives à chacune des catégories d’installations lumineuses […] » L’intention est bonne, mais pour l’heure, aucun arrêté n’a encore été publié, par conséquent, les prescriptions techniques restent à définir.

 Privilégier le rendu à la puissance

Avec des caractéristiques sans cesse optimisées – optiques, intensité lumineuse, rendement, distribution de la lumière, associés à des designs variés et des systèmes de gestion – les luminaires permettent de multiples possibilités tant en termes esthétiques que techniques.
Il n’est pas nécessaire de mettre beaucoup de puissance pour obtenir un bon rendu ; la nature des matériaux, les détails architecturaux, jouer sur les variations de puissance et de couleurs ou de teintes de blanc, sont autant de paramètres à prendre en compte pour obtenir un résultat satisfaisant tant sur le plan énergétique, esthétique qu’environnemental. Comme Anne Bureau, de Wonderfulight, l’a illustré dans la conception de la mise en lumière du Château de Puilaurens : « nous avons considéré le site à l’échelle du grand paysage. L’esprit n’est pas de mettre le château ‘‘sous les feux des projecteurs’’, mais de le faire émerger de la nuit ». Les éclairages à led vont permettre d’économiser 40  % d’énergie par rapport à une installation « classique » et de limiter la maintenance.

Contrôler le halo lumineux : règles de l’art

Un certain nombre de recommandations sont données dans différentes publications, mais attention, elles n’ont aucun caractère obligatoire :

  • norme expérimentale Afnor XP X90-013 relative aux nuisances lumineuses (2011) ;
  • guide « Les nuisances dues à la lumière » publié par l’Association française de l’éclairage, Éditions Lux (2006) ;
  • publications de la Commission internationale de l’éclairage : n° 150 (2003) – Guide on the limitation of the effects of obtrusive light from outdoor lighting installations (Guide pour la limitation de la lumière indésirable due aux installations d’éclairage extérieur) ; n° 126 (1997) – Guidelines for minimizing sky glow CIE (guide pour réduire le halo lumineux).

À noter que le pourcentage du flux des lampes émis directement par les luminaires vers le ciel dans leur positionnement de fonctionnement est indiqué par la valeur de l’Ulor (Upward light output ratio, en français : flux émis vers l’hémisphère supérieur). Les luminaires utilisés pour les illuminations doivent avoir un niveau d’Ulor maximum de 35  % .

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