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Emploi des jeunes

Moyens des missions locales : « L’Etat doit mettre au pot » – Jean-Patrick Gille, président de l’UNML

Publié le 10/07/2013 • Par Agathe Vovard • dans : France

Lors de son assemblée générale du 4 juillet 2013, l'Union nationale des missions locales a adopté quatre motions, demandant notamment des moyens pérennes pour les missions locales, et la création d'un Conseil national de l’insertion des jeunes. Explications de Jean-Patrick Gille, président de l'UNML.

Dans l’une des motions votées jeudi 4 juillet 2013 lors de l’assemblée générale de l’Union nationale des missions locales, vous appelez à des moyens pérennes pour ces structures…

Depuis plusieurs années, la dotation de l’Etat pour les missions locales s’élève à 178 ou 179 millions d’euros par an. Le fait qu’elle ait été maintenue est positif, mais ce gel fait que de nombreuses missions locales se trouvent en difficultés.

Dans le même temps, la fréquentation, le nombre de jeunes accueillis et suivis sont en augmentation. Des moyens supplémentaires sont certes alloués aux missions locales. Notamment par le biais du Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels (FPSPP) dans le cadre de l’accord nationale interprofessionnel (ANI) jeunes – qui devrait être prolongé d’encore six mois à la suite de la conférence sociale. Pour le développement des emplois d’avenir également.
Ce sont des dotations supplémentaires mais qui nécessitent aussi de mettre des moyens car elles correspondent à des charges nouvelles.
Des efforts sont fournis sur l’accompagnement des chômeurs, des moyens supplémentaires sont accordés à Pôle emploi. Notre situation devrait être réexaminée d’autant plus que la priorité a été fixée sur le public jeune. Ce n’est pas parce que Pôle emploi a obtenu des moyens que nous en voulons, mais cela atteste que c’est possible.

Envisagez-vous aussi de faire un appel à la mobilisation des collectivités ?

Ce type de démarche se fait sur le terrain. Les collectivités interviennent à hauteur de 0,50 à 2 euros, généralement, par habitant. Mais tout dépend aussi si le territoire compte une maison de l’emploi. Nous n’envoyons pas de mot d’ordre, ces questions sont plutôt traitées localement.

De nombreuses personnes réfléchissent à une mise à plat des financements. Il est vrai qu’il existe des disparités entre les régions. Mais la question est très compliquée ; il faut se mettre d’accord sur des critères. Les missions locales rurales par exemple sont davantage dotées proportionnellement, mais c’est un peu justifié aussi.
Quoi qu’il en soit, le débat ne devra pas être abordé si l’Etat ne met pas au pot.

Nous rappelons également que nous sommes des structures décentralisées, et que nous ne souhaitons pas être pilotés par les préfets ni les vice-présidents de conseils régionaux, comme l’Association des régions de France en a déjà exprimé le souhait.

La dimension régionale est une bonne chose. Nous disposons d’associations régionales qui représentent l’ensemble des missions locales d’un territoire. L’Ile-de-France, qui a démarré un peu moins vite que les autres régions sur les emplois d’avenir, ne dispose pas d’une telle structure régionale. Mais ce territoire est aussi confronté à de plus grandes difficultés ; les flux de publics sont plus importants, et la dynamique de l’emploi diffère du reste du territoire.

Pensez-vous que l’objectif de 100 000 emplois d’avenir à la fin de l’année sera atteint ?

Les objectifs des emplois d’avenir sont très forts en zone urbaine. Le succès est au rendez-vous, surtout dans les zones rurales. Certains de ces territoires ont rempli à 60 % leurs objectifs annuels, certains même à 90 %, mais leurs taux de jeunes en emploi d’avenir à atteindre étaient aussi beaucoup plus faibles. Et en zone rurale, la proximité joue à plein.

Je suis relativement serein quant à l’atteinte de l’objectif de 100 000 emplois d’avenir à la fin de l’année. Nous sommes à 32 000 emplois d’avenir (35 000 en comptant les emplois d’avenir professeurs). Les grosses collectivités mettent du temps à démarrer. Mais avec quelques semaines de recul, on voit que les choses s’organisent.

Dans l’une de vos motions, vous plaidez pour la création d’un Conseil national de l’insertion des jeunes. Pourquoi ?

Il n’existe pas de lieu totalement reconnu où seraient réunis tous les ministères et institutions concernés. Cette instance aurait vocation à engager la réflexion, la coordination et l’évaluation des politiques d’insertion sociale et professionnelle, que ce soit celles des régions, des départements, des communes et des intercommunalités, des partenaires sociaux et des acteurs associatifs(1).

Etes-vous favorable à une réorganisation du service public de l’emploi local ? Dans son rapport rendu public début juin, la députée Monique Iborra suggère notamment une fusion des missions locales, des Plie et des écoles de la deuxième chance.

Je ne suis pas du tout favorable à cette proposition. Il faut éviter toute démarche de rapprochement par le haut. Mais il peut exister des possibilités localement entre maisons de l’emploi, Plie, et missions locales.

Lors de notre assemblée générale, nous avons modifié les statuts de l’UNML, afin que les maisons de l’emploi puissent être représentées au sein des missions locales. L’idée plus généralement est d’évoluer vers une convention collective pour les missions locales et les structures d’insertion professionnelle. Certaines maisons de l’emploi ou certains Plie utilisent déjà notre convention collective.
Il existe une convergence des approches, mais nous ne croyons pas du tout à une grande décision qui fusionnerait toutes ces structures.

Ensuite, les missions locales et les écoles de la deuxième chance ne sont pas du tout comparables en termes de missions. De même, en termes d’effectifs, les missions locales suivent 100 fois plus de jeunes que les écoles de la deuxième chance, et le coût de suivi des jeunes est près de dix fois inférieur.

Cet article est en relation avec le dossier

Notes

Note 01 Ce conseil « pourrait assister de ses avis le gouvernement sur toutes les questions de portée générale qui concernent l’insertion sociale et professionnelle des jeunes, en concertation avec le Délégué interministériel à la jeunesse et les différents départements ministériels concernés. Il serait un lieu d’échanges, de réflexion et de concertation des missions locales avec les pouvoirs publics, les collectivités territoriales, les acteurs associatifs, les partenaires socioéconomiques qui agissent pour l’insertion des jeunes. Il pourrait, de sa propre initiative, proposer aux pouvoirs publics les mesures qui lui paraissent pouvoir améliorer les conditions de l’insertion des jeunes et de leur accès au droit commun », précise encore la motion. Retour au texte

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