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Eau

« Les collectivités étaient attachées au maintien d’un troisième acteur sur le marche des services à l’environnement » – Olivier Brousse, président exécutif du groupe Saur

Publié le 05/07/2013 • Par Arnaud Garrigues • dans : France

Le groupe Saur vient de signer un accord avec ses actionnaires et ses banques créancières qui lui permet désormais d’envisager plus sereinement son avenir. Olivier Brousse, confirmé au poste de président exécutif de ce groupe qui représente 13000 employés et compte près de 10 000 contrats avec les collectivités françaises, nous décrit les conditions dans lesquelles a été signé cet accord et les enjeux à venir pour le troisième acteur français du marché des services à l’environnement.

Quelle est la situation du groupe Saur, après la signature toute récente d’un plan de refinancement ?

L’accord unanime que nous avons obtenu auprès de nos actionnaires et des 60 banques créancières du groupe Saur montre la crédibilité pertinence de notre démarche. Nous sommes partis du projet de l’entreprise pour définir le niveau de dette supportable pour sa société mère (la holding Hime). Auparavant, le groupe qui avait été racheté en 2007 à un prix excessif devait supporter une dette d’acquisition (au niveau de Hime, NDLR) qui était elle aussi excessive. Elle contraignait l’entreprise à des remontées de dividendes trop importantes. Avec ce nouvel accord, la dette a été ramenée de 1,8 milliard d’euros à 900 millions d’euros, avec en contrepartie une montée au capital des 60 banques. Ces dernières resteront pendant un minimum de 5 ans au capital car elles comprennent l’importance d’un accompagnement pérenne. En complément de la forte diminution de la dette, 200 millions d’euros de nouvelles lignes de crédit nous ont été accordées, ce qui va nous permettre de poursuivre notre développement en France et à l’étranger. Par ailleurs, il n’y aura pas de changements de périmètre à l’avenir, nos actionnaires s’étant engagés à conserver tous nos métiers.

Quelles seront les exigences de vos actionnaires en terme de dividendes ?

Dans le cadre de cet accord, les charges d’intérêts ont été réduites par 3 (de 90 à 30 millions d’euros par an), ce qui est plus cohérent avec la rentabilité dégagée par notre groupe, qui réalise un profit d’environ 150 à 160 millions d’euros par an, dont 100 millions d’euros sont réinvestis chaque année.

Les syndicats des salariés du groupe s’inquiétaient de la reprise du groupe par des banques et d’éventuelles menaces sur leurs emplois ?

Bien évidemment, il existait en interne des inquiétudes quant à l’avenir du groupe. Les collaborateurs ne souhaitaient pas voir revenir des fonds spéculatifs, comme cela avait été le cas en 2005, et ils demandaient un projet industriel. Le plan de refinancement que nous avons signé les a rassuré, et je tiens à préciser qu’il n’aura aucun impact social. De plus, nous avons cherché à associer l’ensemble de nos collaborateurs au développement de l’entreprise en intégrant un plan d’intéressement qui représente environ 15 millions d’euros par an.

Comment ont réagi les collectivités pendant cette période de turbulence ?

J’ai été agréablement surpris par la confiance et la fidélité des élus qui ont toujours été très attachés à la présence d’un troisième acteur français sur le marché des services à l’environnement. C’est pour cela qu’ils étaient très vigilants quant à l’avenir du groupe Saur et qu’ils ne souhaitaient ni sa disparition, ni qu’il passe entre les mains d’un acteur étranger. Nous n’avons d’ailleurs perdu aucun renouvellement de contrat, sachant que cela représente tout de même environ 600 contrats par an.

Le marché de l’eau est actuellement très difficile pour les entreprises de l’eau, avec des marges qui se sont réduites sur les contrats de délégation de service public et le retour en régie de plusieurs collectivités. Comment envisagez votre présence sur ce marché ?

Le marché est en phase transitoire. Certes, les prix des contrats ont baissé et la durée s’est raccourcie, mais cela reste toujours attractif. Il faut s’adapter en améliorant la productivité grâce à la technologie et à une organisation décentralisée, avec des frais de structures réduits. Nous avons d’ailleurs diminué ces frais de 25% au cours des dernières années, sans pour autant qu’il y ait de casse sociale. Nous privilégions une approche dans la durée, avec un programme étalé entre 2010 et 2015 qui prévoit le non remplacement d’un salarié sur quatre. Sachant que 400 salariés quittent l’entreprise chaque année, sur un total de 13000 employés, cela représente environ 100 emplois par an, tout en maintenant 300 embauches.

Notre volonté est également de renforcer notre rôle d’acteur économique dans les territoires de nos clients. L’organisation décentralisée que nous avons mise en place y contribue, car il est possible pour nos salariés de travailler localement sur un contrat et d’avoir des responsabilités nationales. Cette stratégie s’illustre également sur nos achats : nous avons par exemple signé un contrat global avec PSA pour l’acquisition de nos véhicules, mais nous les achetons localement, chez les concessionnaires situés dans les territoires où nous sommes implantés. En renforçant notre présence auprès des collectivités, nous entendons rester un acteur économique important du développement économique local.

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