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Banlieues

Des réponses « politique de la ville » différentes selon les territoires

Publié le 04/07/2013 • Par Hugo Soutra • dans : Actu prévention sécurité, Dossiers d'actualité

Une des principales ambitions de la réforme prochainement présentée par le gouvernement sera de territorialiser la politique de la Ville. En accordant cette compétence à l'intercommunalité, le ministre délégué à la Ville espère voir "diverses approches" mises en oeuvres "en fonction des territoires."

C’est un des changements majeurs qu’occasionnera la réforme de la politique de la Ville. Si les maires pourront rester les opérateurs de proximité, la politique de la Ville sera désormais pilotée par les intercommunalités, qui joueront le rôle de maître d’ouvrage. Aux acteurs locaux de se répartir les tâches comme ils l’entendent selon les rapports de forces locaux.
Les priorités du « contrat de ville » seront également déterminées au niveau de l’agglomération et non plus nationalement, du 7ème arrondissement parisien. Elles doivent être établies en fonction d’un projet de territoire, préalablement défini par l’Etablissement public de coopération intercommunale (EPCI).

Territoires et problématiques différents – « S’il peut y avoir un cadre national de la politique de la Ville, il doit y avoir diverses approches de la politique de la Ville en fonction des territoires » estime François Lamy, ministre délégué à la Ville pour qui la diversité des territoires intercommunaux empêche toute méthode-type pour « fabriquer » de la cohésion sociale. En effet, les cités ouvrières des anciennes villes minières du Nord-Est de la France ne sont pas semblables aux quartiers immigrés des villes moyennes désindustrialisées de l’Ouest de la France, dont les problématiques se distinguent elles-mêmes des grands ensembles ayant poussé dans les années 1960 en région parisienne ou encore des quartiers populaires à l’habitat dégradé situés en centre-ville des agglomérations du sud du pays…

Contrairement à une image courante répandue par l’apparente unité du zonage existant jusqu’ici, les quartiers en difficulté ne sont pas des espaces homogènes cumulant uniformément les mêmes handicaps et la seule problématique de l’enclavement géographique. Plusieurs élus ont témoigné à l’occasion de la neuvième « journée des présidents » de l’Association des communautés de France (AdCF), organisée le 27 mai 2013 à l’Assemblée nationale.

« Les populations immigrées, autrefois concentrées, sont aujourd’hui disséminées »

Dominique Braye, président (UMP) de la communauté d’agglomération de Mantes-en-Yvelines (35 communes, 113 000 hab, Yvelines)

« Il n’y a pas à dissocier l’Humain de l’Urbain. Déclinant localement la politique de la Ville depuis le début des années 90, notre communauté d’agglomération a bâti un véritable projet de territoire : après avoir remis à niveau la ville-centre en lui dédiant la totalité des finances intercommunales pendant neuf ans, les quartiers périphériques ont pu profiter à leur tour des politiques communautaires et de son attractivité retrouvée.

Leurs habitants voulaient, logiquement, un cadre de vie aussi digne que celui de leurs voisins. La mobilité sociale est aujourd’hui effective au sein de l’agglomération. Les populations immigrées, autrefois concentrées au Val-Fourré, sont aujourd’hui disséminées sur l’ensemble du territoire et non plus seulement dans les communes périurbaines. Si cette mobilité a commencé par susciter un excès de peur, les choses sont depuis retombées grâce aux différentes politiques d’intégration menées en parallèle. »

« Il y a aujourd’hui des territoires, en France, sans classes moyennes »

Rémi Pauvros, président (PS) de la communauté d’agglomération Maubeuge-Val de Sambre (23 communes, 105 000 hab, Nord)

« Entre élus, souvent, on ne parle pas de la même France ni des mêmes réalités ou des mêmes difficultés. Pour moi, la société est aujourd’hui au bord de la rupture. Lorsque l’inégalité des personnes est massifiée comme c’est le cas dans le Nord, ça signifie qu’il y a des territoires sans classes moyennes ! A partir de là, vous pouvez imaginer toutes les stratégies de mixité sociale que vous voulez, il n’y aura pas de rééquilibrage sociologique…

La rénovation urbaine est une politique intéressante mais profondément inégalitaire, surtout que le glissement de pauvreté qu’elle provoque relègue d’autres quartiers voisins. Si elle a nous a permis d’attirer quelques classes moyennes et de changer l’image d’un quartier, c’est parce que nous y avons fait passer au cœur une ligne de transports en commun en site propre (TCSP). Si cet aménagement urbain répondant aux besoins primordiaux de la population n’avait pas été réalisé, nous n’aurions pas réussi non plus à convaincre des structures économiques tertiaires à réinvestir ce quartier. »

« Le communautarisme est devenu une réalité sociale »

François Pupponi, député-maire (PS) de Sarcelles (59 000 hab, Val-d’Oise)

« L’intercommunalité Val-de-France (4 communes, 141 000 hab, Val-d’Oise), dont fait partie Sarcelles, regroupe quatre villes dont les trois plus pauvres de France : aucune ville riche ne veut nous rejoindre, il n’y a pas de partage des difficultés…

Nous avons rénové certains quartiers, mais ce n’est pas ces opérations qui nous ont amené la mixité sociale. Elle est plutôt venue des communautés immigrées. Notre défi est désormais de maintenir ces classes moyennes en leur offrant des services de qualité. Ca fait crier, mais c’est le cas des écoles privées qui accueille leurs enfants quel que soit les origines ou les confessions. La simple question du logement ne suffit plus à les attirer.

Autre constat : il n’y a plus de mixité d’origines. L’Etat a durablement ghettoïsés ces quartiers et communautarisé la ville. C’est une réalité sociale, je ne pense qu’il faille en faire un drame. A moins de faire partir des habitants parce qu’ils sont « ou trop pauvres ou pas de la bonne couleur », j’ai du mal à croire qu’on parvienne un jour à casser le ghetto. »

« La politique de la Ville est davantage une question de cohésion territoriale que sociale »

Olivier Audibert-Troin, président (UMP) de la communauté d’agglomération dracénoise (16 communes, 95 000 hab, Var)

« Dans le Var, l’intercommunalité donne davantage la priorité à la cohésion territoriale qu’à la cohésion sociale : l’idée est de créer du lien entre nos communes, pour faire cohabiter les petits villages ruraux avec les richesses concentrées sur le littoral – qui n’irriguent qu’à la marge l’arrière-pays. L’aménagement du territoire, par le biais du schéma de coopération territorial (SCOT) ou encore du plan local de l’habitat (PLH), nous a permis de mettre en œuvre cette cohésion territoriale ou sociale.

En théorie, seules 7 des 19 communes étaient concernées par la loi SRU, mais nous avons décidé que toutes les communes construisent des logements sociaux. Dans un autre registre, nous avons fait le choix d’une politique de transports forte, même si cela coûte cher. Dans les zones rurales comme les nôtres, c’est la mobilité qui crée de la solidarité et fait la cohésion d’un territoire. »

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