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Bibliothèques

Livre numérique : le ministère de la Culture veut aboutir à un «memorandum de cadrage sur les pratiques acceptables»

Publié le 11/06/2013 • Par Hélène Girard • dans : A la une, France

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© Fotolia

Devant les bibliothécaires réunis en congrès à Lyon du 7 au 9 juin 2013, la ministre de la Culture et de la communication, Aurélie Filippetti, a annoncé la prochaine constitution d’un groupe de travail, réunissant l’Etat, les professionnels (éditeurs, agrégateurs, libraires, bibliothécaires) et les auteurs. Objectif : élaborer des "bonnes pratiques pour développer la diffusion de la lecture numérique."

 

Chiffres-clés

  • 16 300 lieux de lecture publique en France, depuis la grande bibliothèque municipale au petit point lecture installé dans la mairie d'une commune rurale, en passant par les bibliothèques départementales de prêt.
  • 9 300 sont en contact régulier avec le service du livre et de la lecture, au ministère de la Culture.

Dans un message diffusé par vidéo, Aurélie Filippetti a annoncé le 6 juin 2013, aux membres de l’Association des bibliothécaires de France (ABF) la constitution prochaine d’un groupe de travail sur le livre numérique. Une instance dont le directeur du service du livre et de la lecture (SLL), Nicolas Georges, a précisé la feuille de route le lendemain. Quatre axes de réflexion seront mis au programme  :

  • les technologies
  • le droit
  • les usages
  • le financement

Concernant les technologies, il s’agit essentiellement des « canaux » de diffusion de l’offre, a indiqué Nicolas Georges. Dans l’état actuel des choses, l’articulation entre les catalogues des éditeurs, ceux des librairies, et les portails des bibliothèques est quasi inexistante, en raison de la multiplicité des modalités de diffusion.
« L’usager ne doit pas avoir de questions à se poser », a insisté le directeur du SLL, qui estime qu’il y a « un gros travail à faire » en ce sens.

La réflexion juridique portera notamment sur « la nature du bien que l’on acquiert ». Car, contrairement à ce qui se passe pour le livre imprimé, dont l’acheteur devient totalement propriétaire, l’accès au livre numérique se traduit par un droit d’accès à un bien relevant essentiellement de la propriété intellectuelle. « Le groupe de travail devra déterminer précisément ce qu’est l’acquisition d’un livre numérique. »

La réflexion sur les pratiques de lecture numérique devra permettre de préciser les usages qu’il est souhaitable de développer. Pour ce qui est des bibliothèques, l’essentiel des débats porteront sur l’introduction ou pas de DRM (digital rights managements, gestionnaire des droits numériques, ndlr), sur l’usage du téléchargement ou du streaming (consultation en ligne), sur l’accès en bibliothèque ou à distance.

Réintroduire un peu de rareté du livre - Enfin, le débat budgétaire visera à déterminer ce qui est financièrement « soutenable » en matière d’acquisitions de ressources numériques. Question qui renvoie à l’expérience malheureuse des bibliothèques universitaires dont les budgets sont lourdement grevés par les coûts exorbitants des acquisitions de ressources scientifiques dématérialisées. « Pour que les bibliothèques municipales et départementales puissent suivre, il faudra réintroduire un peu de rareté du livre. Ce qui suppose des choses comme la chronologie des médias ou la chrono dégradabilité des ouvrages, etc., des pratiques que les bibliothécaires acceptent plus ou moins », a estimé Nicolas Georges.

Ces travaux, qui devront aboutir d’ici à la fin de 2013, déboucheront sur la rédaction d’un « memorandum-cadre sur les pratiques acceptables ». « Il s’agit, a précisé le directeur du SLL, de faire en sorte que les éditeurs ne fassent plus aucune restriction dans la diffusion du livre numérique. L’ensemble de leurs catalogues doit être diffusé de façon claire auprès des particuliers et des bibliothèques. »

Pour contraindre les éditeurs, le ministère compte demander au Centre national du livre (CNL) de conditionner l’octroi d’aides publiques par une offre en direction des bibliothèques. De même, tout ouvrage numérique conçu avec des subventions devra inclure une offre pour le public handicapé visuel.

Bilan statistique 2011 : bonnes et moins bonnes nouvelles

Lors du congrès des bibliothécaires à Lyon, du 6 au 9 juin 2013, le directeur du service du livre et de la lecture (SLL), Nicolas Georges, a présenté en avant-première les principaux résultats de l’enquête statistique nationale sur les bibliothèques pour la période 2010-2011, qui seront publiés à la mi-juin.

  • Bonne nouvelle, les dépenses d’acquisitions ont progressé de 6 %

Et pas seulement celles de livres. Contre toute attente, les collections sonores ont vu leur budget augmenter de 4 % et la vidéo de 11 %. En revanche, « les dépenses pour les fonds électroniques sont toujours aussi peu significatives », a regretté Nicolas Georges.

  • Mauvaise nouvelle, les dépenses d’investissement ont chuté de 22 %

Au SLL, on veut croire qu’il s’agit d’une tendance liée « aux cycles électoraux », les municipalités arrivant en fin de mandat. Sans totalement exclure que la crise soit passée par là. Les statistiques des deux prochaines années permettront de dire si c’est le cas, ou si les nouvelles équipes municipales bâtissent de nouveaux équipements.

  • Fréquentation : les nouvelles pratiques se renforcent

Selon le SLL, les chiffres 2011 confirment la progression de la fréquentation et la baisse du nombre d’inscriptions, un double phénomène constaté depuis plusieurs années et, notamment, l’enquête du Credoc de 2006.
Le taux d’inscription est passé de 17,9 à 17,6 %. Le taux de fréquentation fléchit aussi légèrement, de 225 % à 222 % (une personne entre en moyenne 2,2 fois dans une bibliothèque en un an). Un « palier » selon le SLL puisque depuis 2006, cette donnée a cru en moyenne de 3 % par an. Cette tendance de fond renvoie aux études des publics. « Il est capital que les établissements connaissent leurs publics. C’est de leur responsabilité », a insisté Nicolas Georges. Les enquêtes doivent concerner non seulement les personnes qui franchissent les portes de la bibliothèque, mais aussi celles qui se connectent à distance.

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6 Commentaires

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  1. 1. Révolutionnaire 01/10/2014, 16h56

    Il faut faire des efforts ....on entend que cela mais nos élus ne sont pas prêts à en faire pour eux. Toujours autant de Sénateurs inutiles, de nombreux députés biens payés et absents de l'assemblée, des conseillers généraux ? que font-ils ceux-là ?Des conseillers régionaux ?....mais tout cela a un coût et avant de demander encore aux autres de se serrer la ceinture il faudrait montrer l'exemple et être des sénateurs , députés etc... ordinaires et un salaire ordinaire entre 2500 et 3000 euros serait largement suffisant pour le temps de présence.la fronde monte et je vous assure que lorsque l'étincelle va démarrer il n'est pas dit que le feu soit circonscrit % d’augmentation sur les timbres, 2 cts par litre sur le gasoil etc...point d'indice gelé, augmentation des transports , EDF, GDF etc...La baisse des dotation et la mise en place des régions et métroples va avoir un effet pervers avec la diminution des agents territoriaux, de l'état et de l'hospitalière mais quand la gamelle est vide le 15 mois c'est dangereux: un vieux proverbe paysan dit ceci: quand il n'y a plus de foin à l'étable, les ânes se battent. A méditer.

  2. 2. TansonHenri 01/10/2014, 12h30

    Cette baisse des dotations semble inéluctable. Nous devons donc nous préparer à des années difficiles. Pour les citoyens, pour les entreprises, pour l'emploi, etc...
    Et nous ne pouvons rien faire d'autre que de dire que nous ne sommes pas contents, pas d'accord. Mais qui nous demande notre avis. Et puisque l'Etat dit qu'il n'y a plus de sous, que pouvons nous faire? Essayer de comprendre pourquoi l'état nous dit cela? Et imaginer d'autres explications, d'autres solutions? Zut. Là, il faut faire de la politique et remettre en cause pas mal de choses. Mais qui est prêt à le faire?
    Qui dira que nous sommes gouvernés par des gens qui ne semblent pas mettre en avant l'intérêt des Français dans ses décisions. Qui obéit aux directives de Bruxelles sans se poser de questions. Qui accepte cette idée que la dette contractée auprès des banques privées doit être remboursée, maintenant, alors que d'autres pays, et pas des moindres, ont largement dépassé notre niveau d'endettement sans s'inquiéter! Qui essaye de nous persuader que notre travail est trop cher et que nous devons acçepter des sacrifices. Qui oublie de dire que notre travail n'est cher que par rapport aux coûts de main d'œuvre des pays sans protection sociale, les Chinois, les Bulgares, les Roumains. Etc...
    Il faut se poser les bonnes questions, essayer de comprendre et agir.
    Mais là, nous acceptons, résignés, de nous faire tondre, comme si il n'y avait pas de solution... Il y en a pourtant. J'en suis convaincu. Et pacifique en plus!

  3. 3. parisienne 01/10/2014, 11h43

    Il aura donc fallu la diffusions d'une émission consacrée à la protection de l'enfance et à ses dérives pour qu'enfin, les conseils généraux s'en soucient enfin ! Et pour faire quoi ?
    Ah oui, un guide pour l'autodiagnostic…c'est vrai que c'est diablement efficace…

  4. 4. Yann 01/10/2014, 09h02

    Transition énergétique en façade et destruction de la nature par les forces armées de l'Etat de l'autre...
    Et les médias dominants, en n'informant pas des violences policières qui ont lieu actuellement contre les oppsants au barrage sont complices!

  5. 5. bazane 30/09/2014, 14h34

    Pour les besoins de sa démonstration JC Mailly inverse la relation de causalité : c'est parce que l'économie des petites villes périclite et que leur population diminue, notamment en raison de la densification urbaine dans les grandes agglomérations, que les services publics de proximité ferment, et non l'inverse.
    Quant à "sauver le service public" : M. Mailly a un égo hypertrophié pour le moins.

  6. 6. sylvie 30/09/2014, 12h43

    Nous confirmons ici notre profond mécontentement quant à la « cannibalisation » des plages de Juan les Pins par ces « paillotes » du bord de mer. En effet, des appartements, nous ne voyons que des toits disgracieux au lieu du sable. Des restaurants du boulevard, impossible d’y voir un grain. Pour la promenade à pied, aucune vue non plus, vue sur les toits avec le gras des friteuses et avec les odeurs de cuisine en plus.

    De plus, de nombreuses plages privées nous empêchent de profiter de la mer, ne respectant pas la loi sur la protection du littoral qui date de 2006 !

    Nous tenons à signaler que contrairement aux dires de ces "plagistes financiers aux grosses Mercedes", la majorité des Antibois sont pour l’application de cette loi. En effet, de nombreux habitants ne vont plus à la mer faute de place durant l’été, voir quittent la ville pendant deux mois, faute de plage disponible gratuitement. D’autres déménagent définitivement devant ce littoral détruit et massacré.

    Aussi, nous espérons que personne reviendra sur cette loi, afin que Juan les Pins retrouve une part de civilité urbaine.

    Rendre les plages à ses habitants nous paraît juste.

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