Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement
  • Accueil
  • Actualité
  • France
  • « Occasion manquée », « insatisfaction générale »… : les mots des sénateurs sur les métropoles

Acte III de la décentralisation

« Occasion manquée », « insatisfaction générale »… : les mots des sénateurs sur les métropoles

Publié le 31/05/2013 • Par Laure Martin • dans : France

« Projet de loi saucissonné qui manque de cohérence », « occasion manquée », « texte faible », « insatisfaction générale » : difficile de trouver un commentaire positif de la part des sénateurs, tous bords politiques confondus, lors de la discussion générale du projet de loi de décentralisation qui a débuté jeudi 30 mai 2013 au Sénat. Outre les reproches portant sur les compétences affectées aux différentes collectivités, les critiques portent plus spécifiquement sur la création des métropoles.

Christian Favier, CRC, Val-de-Marne 

« Vous voulez concentrer les pouvoirs locaux et les éloigner des citoyens. Ainsi des métropoles, vous préparez la fusion des communes et des départements, par transfert de leurs compétences à des structures administratives éloignées des citoyens. Les métropoles seront des trous noirs absorbant toute l’énergie du développement économique. »

Hélène Lipietz, Groupe écologiste, Seine-et-Marne

« Ces hyper-centres d’activités économiques ne doivent pas occulter les réalités économiques, sociales, humaines et écologiques des territoires alentour. Ces territoires attendent une loi équilibrée qui rappelle la responsabilité de chacun, donc aussi des métropoles, pour un aménagement équilibré du territoire. Ne les décevons pas. »

La métropole lyonnaise devient une collectivité se substituant au département, la métropole marseillaise n’est ni plus ni moins qu’un EPCI, et enfin la métropole parisienne, avec une gouvernance curieuse, le conseil métropolitain réunissant le maire de Paris et les présidents d’intercommunalité. Bel exemple de démocratie locale !

Jean-Jacques Hyest, UMP, Seine-et-Marne


Samia Ghali, Groupe socialiste, Bouches-du-Rhône

« Je ne suis pas opposée à une coopération métropolitaine. Je sais qu’il faut changer d’échelle pour rivaliser avec les grandes métropoles européennes et mondiales. Mais ce texte n’est pas à la hauteur. Il ne s’en donne pas les moyens. Deux éléments essentiels manquent : les finances et les règles précises de gouvernance. La métropole, en l’état, n’entraînera que frustrations. »

Dans ce projet de loi foisonnant et bavard, chacun trouve des motifs de satisfaction et de mécontentement. Satisfaction pour Lyon mais la définition de la métropole recouvre une triple réalité : une collectivité territoriale à Lyon, un EPCI pour Aix-Marseille-Bouches-du-Rhône et un syndicat mixte à Paris. Pour les sujets de mécontentement, la multiplication des schémas, qui rendra encore plus difficile la prise de décision.

Vincent Capo-Canellas, UDI UC, Seine-Saint-Denis

Il y a le problème spécifique de l’Ile-de-France, qui représente 30 % du PIB français. C’est la seule métropole européenne avec Londres à pouvoir peser sur la scène mondiale. Or c’est encore un territoire très fragmenté, où le cloisonnement institutionnel peut nuire à la dynamique économique et paralyser la construction de logements. C’est pourquoi la compétence logement doit être un point de départ. Créer des métropoles, c’est se donner les moyens de peser en Europe, de mieux prendre en compte les questions sociales, en articulant mieux l’urbain et l’humain.

Gérard Collomb, Groupe socialiste, Rhône

Roger Karoutchi, UMP, Hauts-de-Seine 

« Pourquoi voulez-vous essayer de faire entrer l’Ile-de-France dans un moule qui n’est pas le sien ? Marseille, Lyon représentent entre 15 et 20 % de la population de leur région respective. En Ile-de-France, vous créez une métropole qui rassemble 85 à 90 % de la population. Que restera-t-il de la région ? Qu’est-ce que ce monstre, sinon un contre-pouvoir à la région ? Un monstre qui absorbe tout, sauf, évidemment, les zones rurales. C’est la métropole qui aura la compétence logement, mais la région conservera celle des transports – elle n’y arrive déjà pas ! Ce système est fou ! Nous sommes tous d’accord pour remettre à plat l’existant. Mais vous créez une strate supplémentaire, dans une logique de compétition avec la région. »

L’espèce de compromis que vous proposez est la plus mauvaise solution. On ne peut pas ne rien faire, il y a urgence à permettre à notre ville monde de rivaliser à armes égales avec ses concurrentes, urgence à rendre les politiques publiques plus efficaces, urgence à réduire la fracture territoriale dans la métropole la plus riche d’Europe mais aussi celle où les inégalités entre collectivités sont les plus grandes, urgence enfin à rationnaliser la dépense publique.

Philippe Dallier, UMP, Seine-Saint-Denis

Cet article est en relation avec le dossier

1 Réagir à cet article

Nos offres d'emploi

Plus de 1000 offres d'emploi !

TOUTES LES OFFRES D'EMPLOI

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Fournisseurs public expo Public Expo

Commentaires

« Occasion manquée », « insatisfaction générale »… : les mots des sénateurs sur les métropoles

Votre e-mail ne sera pas publié

Tourel

01/06/2013 09h55

Ces jours-ci , la cour régionale des comptes épingle durement la gestion du conseil régional du Languedoc Roussillon …Confier les clés du développement économique à ces Régions , sans véritables contre-pouvoirs et agissants en roue libre est terriblement dangereux pour l’avenir . Aujourd’hui la région LR dépense 15 millions d’Euros par an( !) pour offrir un ordinateur à des lycéens qui les revendent , demain , comme en Espagne, il construiront des aéroports sans avions…

Commenter

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement
 
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X