Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement
  • Accueil
  • Actualité
  • France
  • Rénovation des réseaux : « L’inaction coûtera cher » – Martin Guespereau, directeur de l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée et Corse

Eau et assainissement

Rénovation des réseaux : « L’inaction coûtera cher » – Martin Guespereau, directeur de l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée et Corse

Publié le 29/05/2013 • Par Laurence Madoui • dans : France

Le ministère de l’Ecologie évalue à près de 1,5 milliard d’euros par an les investissements à engager pour porter à 85 % le rendement du réseau d’eau potable en ville (et entre 65 à 80 % en milieu rural), objectifs fixés par le décret du 27 janvier 2013. En 2009, le rendement moyen était de 76 % (soit 24 % de fuites), avec des extrêmes allant de 50 % dans certaines zones rurales à 96 % à Paris. Il est nécessaire d’anticiper cette dépense considérable, pour ne pas faire subir à l’usager une brusque flambée du prix de l’eau, alerte Martin Guespereau, directeur de l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée et Corse (qui couvre un quart du territoire).

Comment les collectivités peuvent-elles lancer de lourds investissements dans la rénovation des réseaux d’eau et d’assainissement, alors que l’énorme chantier de la mise aux normes des stations d’épuration est à peine clos ?

Nous sortons en effet de vingt ans d’investissement très massif dans les stations d’épuration. Au plan national, le pic d’investissement dans l’assainissement a eu lieu en 2010. Le chantier est achevé pour les grandes villes mais il reste à mener à terme ailleurs. Simultanément, s’ouvre l’entreprise majeure – et coûteuse – de réhabilitation des réseaux d’eau et d’assainissement, patrimoine qui, sur le bassin Rhône-Méditerranée et Corse, représente une valeur de 85 milliards d’euros pour plus de 270 000 km. Ces réseaux présentent, à l’échelle de l’Hexagone, un rythme de renouvellement de 140 ans pour l’assainissement et de 160 ans pour l’eau potable, alors qu’ils fonctionnent correctement pendant une soixantaine d’années.

Le décret de janvier 2013 fixe des obligations de rendement pour les réseaux d’eau potable, dans une optique de lutte contre les fuites c’est-à-dire « anti-gaspi ». Il n’existe pas à ce jour d’obligation réglementaire de performance pour les réseaux d’assainissement, dont le bon fonctionnement présente pourtant de gros enjeux financiers : un réseau fuyard laisse entrer des eaux parasites par temps de pluie, ce qui augmente le débit arrivant en station d’épuration et donc les coûts de traitement. Comme tout industriel gérant sagement son patrimoine, les responsables de l’assainissement doivent être en capacité d’amortir leurs installations et de provisionner leur renouvellement.

L’absence d’obligation réglementaire ne risque-t-elle pas de ralentir les efforts sur l’assainissement ?

L’Union européenne a condamné, en janvier dernier, le Royaume-Uni pour non respect de la directive sur les eaux résiduaires urbaines de 1991, car la ville de Londres – où il arrive qu’il pleuve – enregistre de trop fréquents débordements de ses stations d’épuration, qui rejettent alors des eaux non traitées dans la Tamise. La Cour de justice a jugé que 20 débordements par an constituaient un seuil maximum. La Commission européenne n’avait jusqu’alors pas retenu la gestion des eaux pluviales dans ses griefs contre la France. La nouvelle jurisprudence introduit un motif d’inquiétude. L’appel à projets lancé mi-avril par l’agence de l’eau Rhône Méditerranée et Corse pour réduire la pollution pluviale, trouve toute sa pertinence. Car la gestion des eaux pluviales est l’autre dossier majeur que devront traiter les autorités organisatrices de l’assainissement dans les prochaines années.

Les appels à projets ne sauraient toutefois suffire à mobiliser les ressources nécessaires …

Certes, mais ils rencontrent toutefois un bon écho. L’appel à projets sur les économies d’eau – incluant le bon entretien des réseaux d’eau potable -, lancé l’an dernier par l’agence, a suscité l’engagement de 500 communes et intercommunalités. Le besoin de financement reste considérable, la situation financière des collectivités est délicate, en particulier dans le monde rural où les réseaux, très étendus, arrivent en fin de vie pour ceux posés durant les Trente Glorieuses. L’appui de l’Etat, en termes d’ingénierie et de génie civil, s’est amoindri. Seules les agences de l’eau et les départements apportent un soutien financier ; les seconds étant absorbés par la facture sociale, ils tendent à restreindre les fonds alloués à l’eau, qui n’est pas pour eux une compétence obligatoire.

Reste que, dans une collectivité qui gère correctement son patrimoine et prévoit son renouvellement tous les 60 ans, l’eau ne coûte pas plus cher qu’ailleurs. Et le prix y est préservé des à-coups brutaux, dus à un rattrapage tardif d’investissements non anticipés.

Enfin, la non-action peut coûter très cher. Le décret de janvier prévoit que, si le diagnostic des réseaux d’eau comme d’assainissement n’est pas réalisé fin 2013, la redevance sur les prélèvements due aux agences de l’eau doublera en 2014. Cela pourrait coûter quelques millions par an aux collectivités retardataires.

Réagir à cet article

Nos offres d'emploi

Plus de 1000 offres d'emploi !

TOUTES LES OFFRES D'EMPLOI

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

Rénovation des réseaux : « L’inaction coûtera cher » – Martin Guespereau, directeur de l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée et Corse

Votre e-mail ne sera pas publié

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement
 
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X