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Transport aérien

Avis de gros temps sur l’aéroport de Dijon-Bourgogne

Publié le 27/05/2013 • Par Alexandra Caccivio • dans : Régions

C’était la réunion de la dernière chance. Vendredi 24 mai, ses quatre financeurs ont convenu de prendre en charge le déficit de l’aéroport régional de Dijon, supérieur à ce qui était prévu. Ils ne sont pour autant pas entendus sur une autre question cruciale : celle de la gestion de la plateforme aéroportuaire.

La CCI de Côte-d’Or ne souhaite pas poursuivre la mission qui lui avait été confiée par l’Etat (aujourd’hui autorité concédante de l’aéroport), par délégation de service public, jusqu’au 31 mai 2013.
Lundi 27 mai, une nouvelle réunion était prévue, au cours de laquelle ses partenaires (conseil régional, conseil général de Côte-d’Or et Grand Dijon) tâcheront de convaincre la CCI de poursuivre une année encore, le temps de laisser à la région (autorité concédante à partir du 1er juin 2014 dans le cadre d’un transfert de compétence) de trouver un autre délégataire (1). S’ils n’y parviennent pas, l’aéroport fermera, sans autre forme de procès. La pire des options pour les élus qui ont mobilisé les deniers publics pour renflouer, dès 2006, l’aéroport.

25 millions d’euros investis – 25 millions d’euros. Les quatre partenaires les ont investis à part égale pour le projet Renaissance, qui visait à relancer le trafic aérien (grâce notamment à la réfection de la piste pour accueillir des avions de plus de 60 tonnes). Objectif fixé dans la convention signée en 2006 : atteindre, dès 2013, 250.000 passagers par an grâce à « l’ouverture de lignes régulières (low cost et OSP) » et au développement de l’activité « charters et aviation d’affaires ».

Las ! Sept ans après la signature de la convention Renaissance, seuls 42.167 passagers ont transité en 2012 par l’aéroport régional, soit 8,6% de moins qu’en 2011. Eastern Airways – la seule compagnie à avoir développé depuis 2006 des liaisons régulières – ne propose que deux liaisons, l’une vers Toulouse et l’autre vers Bordeaux, dont elle vient de réduire le cadencement. Les autres lignes annoncées (Nice et Nantes) sont passées aux oubliettes.

Dans ce contexte, le déficit de l’aéroport Dijon-Bourgogne ne fait que se creuser. Il devait, en 2013, se limiter à 600.000 euros. Il atteint aujourd’hui « 1,096 million d’euros », indique Pascal Mailhos, le préfet de Bourgogne. Ce déficit supplémentaire sera assumé par les quatre partenaires – alors même que François Sauvadet (NC), président du conseil général, avait annoncé jeudi 23 mai (la veille de la réunion à la préfecture) qu’il ne le souhaitait pas tant que le projet n’aurait pas été redéfini.

Le low cost au cœur du débat – Redéfinir le projet avant d’accepter le mandat : c’est la demande que formule également la CCI de Côte-d’Or qui, dans un courrier adressé le 18 mars dernier au conseil régional de Bourgogne, demandait déjà « l’organisation d’une réunion du comité de suivi afin de déterminer les objectifs (…) commerciaux ». Par exemple, interroge la CCI, « quelles destinations à maintenir ou à développer ? », « quelles offres ? ». C’est, rappelle-t-elle, de ces réponses que dépend le déficit d’exploitation.

Depuis qu’elle gère l’aéroport, la CCI a en effet bataillé pour faire venir à Dijon Ryanair (compagnie low cost), mandatant même Patrick Edmond, ancien patron de City Jet, pour négocier avec la compagnie low cost. Le dossier aurait pu aboutir si la chambre de commerce avait obtenu le soutien des collectivités partenaires. Les conditions imposées par Ryanair, souvent dénoncées ailleurs en France, impliquent un financement public (notamment pour lui assurer la quasi-gratuité des frais aéroportuaires).

« Nous ne voulons pas subventionner les billets », explique François Patriat, le président (PS) du conseil régional de Bourgogne. La région Languedoc-Roussillon vient d’être épinglée par la chambre régionale des comptes, dans un rapport publié le 24 mai, où sont pointés du doigt les 800 000 euros versés par le conseil régional au profit des compagnies aériennes à bas coût.

En Franche-Comté, l’aéroport de Dole (distant de 40 kilomètres seulement de celui de Dijon et pour lequel Ryan Air a opté après l’échec des négociations avec Dijon) est également dans la ligne de mire de la commission européenne, qui a demandé il y a une semaine des comptes à l’Etat français.

Le conseil régional de Bourgogne souhaite, dans ce contexte, rester irréprochable. Il a d’ailleurs obtenu en novembre 2012 « un régime cadre notifié » qui lui permettra (lorsqu’il sera autorité concédante) de subventionner, dans le respect des règles communautaires, l’ouverture et le développement de lignes nouvelles sur une durée maximale de trois ans.

Notes

Note 01 Un premier appel d’offre a été lancé en juillet 2012. La CCI de Côte-d’Or, associée à SNC Lavallin, était seule candidate. Son offre a été jugée irrecevable. Retour au texte

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