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Culture

« Le plus grand danger qui menace nos musées, c’est l’indifférence » – Marc Casteignau, président de la FEMS

Publié le 02/05/2013 • Par Hélène Girard • dans : France

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La Fédération des écomusées et musées de société (FEMS) a tenu ses 10èmes rencontres professionnelles du 25 au 27 avril 2013 à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques). Thème des travaux : le sens de la collecte des objets contemporains. A cette occasion, la Gazette a interrogé, Marc Casteignau, président de la FEMS, sur les principaux enjeux auxquels sont confrontés ces équipements.

 

En quoi la place des écomusées et musées de société est-elle spécifique ?

Ils conservent des collections de nature très diverses, complexes et très nombreuses. Certains fonds comptent des milliers d’objets. Un écomusée comme celui de Marquèze (1) en a 20 000 ! De plus, ils attachent une grande place à la recherche. Enfin, ils jouent un rôle important en termes d’action territoriale, à travers leurs actions de médiation culturelle et la co-construction de projets avec les habitants. De par leurs pratiques, ils sont à même de prendre du recul par rapport à leur territoire et d’interroger la société. De ce fait, l’évaluation de leurs activités ne peut se faire uniquement à l’aune de leur fréquentation. Cela suppose donc qu’ils soient portés par une forte volonté politique.

Quelles sont les principales menaces qui pèsent sur les écomusées et musées de sociétés ?

Nous redoutons que l’acte 3 de la décentralisation ne fasse pas apparaître une cohérence suffisamment forte entre les différents échelons territoriaux. Un émiettement des compétences entre communes, intercommunalités, départements, régions – ce dans un contexte de retrait de l’Etat – ferait perdre une énergie considérable à nos structures. Je crois que nous devons plus redouter l’absence de volontés politiques que le trop plein. L’indifférence à l’égard de nos musées est sans doute le plus grand danger qui nous menace. Car nous avons plus de difficultés à faire valoir nos collections que les musées des beaux-arts.

La montée en puissance de la thématique du développement durable constitue-t-elle un facteur porteur pour les écomusées et musées de société ?

Cela fait longtemps que nous sommes dans la mouvance du développement durable. Notre rôle n’est pas d’être les relais de ces politiques, mais d’étudier comment les habitants perçoivent leurs injonctions et comment ces dernières font bouger leurs repères.

Le Mucem (2) ouvrira à Marseille le 7 juin. Comment votre fédération accueille-t-elle ce nouvel équipement ?

Pour nous qui, avec notre réseau, représentons la plus grande collection d’ethnologie de France, l’arrivée du Mucem est une chance. Ce nouvel équipement à rayonnement international s’affirme comme un musée de société. L’ethnologie et l’interprétation de la société en constituent les axes forts. De plus, dans le contexte de crise que nous connaissons, il n’y aura plus de création d’équipement de cette envergure avant plusieurs années.

Les écomusées travailleront-ils avec le Mucem ?

Nous le souhaitons, et lors de notre assemblée générale du 25 avril, nous avons validé le principe d’un rapprochement entre notre fédération et le Mucem. Ce projet sera acté par une convention que nous avons élaborée et que signerons d’ici à l’été.

Sur quoi portera cette convention ?

Il s’agira de valoriser les fonds de notre réseau et ceux du Mucem. Cela passera d’abord par des montages d’expositions en commun. Cette coopération pourra aller jusqu’à des coproductions d’expositions. Cette valorisation des fonds passera aussi par une réflexion professionnelle que nous voulons mener ensemble sur nos collections et la place des écomusées et musées de société dans la société contemporaine.

D’ une façon plus générale, nous avons vocation à travailler avec d’autres réseaux professionnels : musées des beaux-arts, musées scientifiques, réseau des maisons illustres, parcs naturels régionaux etc. L’enjeu est de décloisonner les musées. Car pour questionner la société, nous avons besoin de parler des collections de différentes natures. Un autre enjeu est d’assurer la sauvegarde de nos musées en période de crise. Pour y parvenir, il n’y a pas d’autres voies possibles que le décloisonnement et les échanges entre réseaux professionnels.

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3 Commentaires

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  1. 1. Yann Aujoud'hui, 09h02

    Transition énergétique en façade et destruction de la nature par les forces armées de l'Etat de l'autre...
    Et les médias dominants, en n'informant pas des violences policières qui ont lieu actuellement contre les oppsants au barrage sont complices!

  2. 2. bazane 30/09/2014, 14h34

    Pour les besoins de sa démonstration JC Mailly inverse la relation de causalité : c'est parce que l'économie des petites villes périclite et que leur population diminue, notamment en raison de la densification urbaine dans les grandes agglomérations, que les services publics de proximité ferment, et non l'inverse.
    Quant à "sauver le service public" : M. Mailly a un égo hypertrophié pour le moins.

  3. 3. sylvie 30/09/2014, 12h43

    Nous confirmons ici notre profond mécontentement quant à la « cannibalisation » des plages de Juan les Pins par ces « paillotes » du bord de mer. En effet, des appartements, nous ne voyons que des toits disgracieux au lieu du sable. Des restaurants du boulevard, impossible d’y voir un grain. Pour la promenade à pied, aucune vue non plus, vue sur les toits avec le gras des friteuses et avec les odeurs de cuisine en plus.

    De plus, de nombreuses plages privées nous empêchent de profiter de la mer, ne respectant pas la loi sur la protection du littoral qui date de 2006 !

    Nous tenons à signaler que contrairement aux dires de ces "plagistes financiers aux grosses Mercedes", la majorité des Antibois sont pour l’application de cette loi. En effet, de nombreux habitants ne vont plus à la mer faute de place durant l’été, voir quittent la ville pendant deux mois, faute de plage disponible gratuitement. D’autres déménagent définitivement devant ce littoral détruit et massacré.

    Aussi, nous espérons que personne reviendra sur cette loi, afin que Juan les Pins retrouve une part de civilité urbaine.

    Rendre les plages à ses habitants nous paraît juste.

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