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Eau

Le Cese plaide pour une agriculture à bas niveau d’intrants aux alentours des captages

Publié le 24/04/2013 • Par Laurence Madoui • dans : France

Agriculture biologique, forêt et agro-foresterie sont à développer sur les zones sensibles des aires d’alimentation des captages, estime le Conseil économique, social et environnemental dans un avis adopté mardi 23 avril 2013. L’assemblée consultative estime en outre que les retenues d’eau doivent être utilisées par les seules activités agro-écologiques et à fort taux d’emploi.

On ne pourra pas dire que le Conseil économique, social et environnemental (Cese) a encore produit du « consensus mou ». L’avis sur « la gestion et l’usage de l’eau en agriculture », adopté le 23 avril (1), a d’ailleurs suscité des divergences au sein de la section de l’agriculture, de la pêche et de l’alimentation.
La Fédération nationale des syndicats d’exploitations agricoles n’a pas soutenu le texte, dans lequel la Confédération paysanne voit « une avancée pour la gestion des ressources ».

http://www.dailymotion.com/video/xz9y1g

La vidéo de la séance au Cese

La prévention, plus rentable que les solutions curatives – Dans l’avis présenté par Florence Denier-Pasquier (administratrice de France Nature Environnement), le Cese souligne l’urgence d’agir sur les zones les plus sensibles des aires d’alimentation (AAC) des captages.
La loi Grenelle I de 2009 identifie 500 captages particulièrement menacés et les Schémas directeurs d’aménagement et de gestion des eaux, adoptés par les six agences de bassin, en comptabilisent près de 3 000.

Le Cese y prône une démarche préventive, « plus rentable à terme que les pratiques basées sur les seules gestion et réparation des atteintes diverses à la qualité de l’eau qui ont prévalu jusqu’alors ».
Il mentionne ainsi une étude de l’agence de l’eau Seine-Normandie montrant que, sur ce territoire, « le préventif coûte 27 fois moins cher que le curatif ».

Sur les zones sensibles des AAC, le Conseil préconise que soit donnée « une priorité affirmée aux systèmes générant le moins de pollutions diffuses : agriculture biologique, forêt, agroforesterie ».
Il y défend parallèlement « une sortie rapide » de l’utilisation des produits phytosanitaires de synthèse.

L’assemblée consultative recommande de faire reposer ces mesures sur « une compensation financière équitable en contrepartie d’exigences durables plus fortes, assorties d’obligations de résultats quantifiés et contractualisées dans de nouvelles formes de mesures agro-environnementales territorialisées (MAET) de longue durée ».
Les MAET sont aujourd’hui calées sur une période de cinq ans ; le Centre d’analyse stratégique (CAS), dans une note publiée le 3 avril, recommandait également leur allongement.

Malgré des dissensions internes, l’avis du Cese défend la création d’une redevance sur les engrais azotés minéraux et le renforcement de celle sur les produits phytosanitaires.
Ces moyens supplémentaires alloués aux agences de l’eau « seraient exclusivement consacrés au financement d’actions en faveur de la reconquête de la qualité de l’eau ».

Retenues d’eau : des équipements à la durabilité incertaine – Autre sujet de divergences : l’irrigation et la création de retenues d’eau. Si les surfaces irriguées ont triplé de 1970 à 2000 (de 0,5 à 1,5 million d’hectares), ces dernières ne représentent toutefois que 5,8 % de la surface agricole utile (concernant 74 000 exploitations – 15,3 % – qui irriguent un tiers de leur surface).

Le Cese est néanmoins très prudent sur le recours à des retenues de substitution (alimentés par des cours d’eau en période de hautes eaux en prévision de la période d’étiage), estimant que « les milieux aquatiques ne peuvent être la variable d’ajustement des besoins en eau de la société ». Pour le Conseil, « la multiplication des retenues sur un même bassin génère un cumul d’impacts préjudiciable aux milieux aquatiques ou intercepte des débits qui peuvent être nécessaires à d’autres usages. Ne pas lever ces risques pourrait conduire à créer des équipements dont la durabilité est incertaine. »

Si des stockages de substitution devaient néanmoins se faire, la ressource devrait être affectée en priorité « à des productions économes en eau, pour favoriser des choix de cultures diversifiées et plus adaptées aux conditions climatiques ».
En outre, les financements publics seraient à réserver « à des programmes territoriaux » portant sur « des pratiques agro-écologiques et des productions alimentaires, sans oublier d’autres activités à fort taux d’emplois (horticulture, pépinières, semences …) ».

« Les collectivités doivent être maîtres d’ouvrage des retenues d’eau »

Benoît Hartmann, porte-parole de France Nature Environnement

« L’avis du Conseil économique, social et environnemental marque un premier vers la mobilisation de la société civile sur la problématique de la ressource en eau, qui dépasse largement le seul monde agricole. Il amorce aussi la réflexion sur la mutation agricole, dans un contexte où la ressource en eau change – les agriculteurs sont les premiers à constater la méditerranéisation du climat – et se dégrade. Cela fragilise le modèle agricole, trop dépendant des intrants, dont l’eau. Une exploitation à faible niveau d’intrants supporte moins de charges et présente une meilleure résilience car elle ne dépend pas de produits dont le prix et la disponibilité peuvent varier. En outre, elle affiche les mêmes rendements sur dix ans qu’une exploitation traditionnelle, dont les performances croissent les trois premières années puis déclinent du fait de la dégradation des sols dédiés à une monoculture irriguée et recourant massivement aux engrais et pesticides de synthèse.

L’extension d’un régime des eaux méditerranéen peut inciter à stocker l’eau. La question des réserves de substitution s’envisage alors à l’échelle du bassin versant, c’est-à-dire des collectivités locales. Ce sont elles – et non les agriculteurs – qui devraient être maîtres d’ouvrage, pour faire valoir la multiplicité des usages : eau potable, loisirs, biodiversité… Il faut réfléchir à une autre gouvernance et au pilotage du débat local . Les retenues doivent-elles servir aux grandes cultures pour en augmenter le rendement et la production ? Ou l’eau doit-elle être réservée aux activités où elle est réellement indispensable et qui présentent un fort contenu en emploi : arboriculture, maraîchage, horticulture, principalement ? Des pratiques deviennent indéfendables : comment justifier l’irrigation céréalière quand d’autres usagers subissent des restrictions d’eau et doivent, par ailleurs, boire de l’eau en bouteille car celle du robinet est trop chargée en nitrates ? »

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