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Mal-logement

[Cartographie] Fin du plan hivernal : malgré la création de places d’hébergement, toujours des remises à la rue

Publié le 23/04/2013 • Par Agnès Thouvenot Virginie Fauvel • dans : A la une, France

carte_france_hebergement
D.R.
Va-t-on vers la fin de la gestion au thermomètre de l’hébergement ? Impossible de répondre de manière définitive tant les disparités territoriales sont fortes, selon les données que nous avons récoltées. « Mais incontestablement, il y a du mieux », observe-t-on au sein des réseaux gestionnaires de centres d’hébergement. Dans la plupart des départements, les centres hivernaux sont maintenus pour deux ou trois mois de plus. Les 108 millions d’euros d'enveloppe budgétaire, l'appel à projet de la délégation interministérielle pour l’hébergement et l’accès au logement (Dihal) lancé le 16 avril 2013, doivent permettre de créer 14 700 nouvelles places rien que sur l'année 2013. Pourtant, sur le terrain, fin mars, on constate toujours des remises à la rue.

Au milieu du gué. C’est ainsi que les professionnels de l’hébergement résument la politique dédiée aux personnes sans abri ou mal logées.
Si habituellement, l’arrivée du printemps signifie la remise à la rue pour cause de fermeture des centres temporaires, cette année, dans la plupart des départements, les choses sont peu à peu en train de changer, avec le maintien partiel des lieux d’hébergement.

En Seine-Maritime, « le centre hivernal destiné aux couples et aux femmes avec enfant est reconduit jusqu’en juin. L’idée est d’organiser une sortie progressive des personnes sur trois mois, mais sans qu’il y ait de nouvelles arrivées », explique Philippe Cany, directeur de l’association gestionnaire Caps au Petit-Quevilly.

Situation identique dans le Rhône, où les personnes hébergées en centre hivernal deviennent prioritaires pour accéder à une place de CHRS ou un logement social.
Dans les Bouches-du-Rhône, c’est la date du 31 décembre qui est avancée pour deux centres implantés à Marseille.
En revanche, dans le Var, les centres ont fermé fin mars, comme chaque année. A Paris, une caserne faisant office de centre d’hébergement a été fermée et les personnes relogées à l’hôtel.

Fin de la gestion de l’hébergement au thermomètre – « Pour l’instant, les fermetures sont repoussées. Et c’est une bonne chose. Mais compte tenu de l’embolie des services d’accueil, d’insertion et d’orientation (SIAO, NDLR), je m’interroge sur ce que vont devenir les personnes après les fermetures », observe Christophe Robert, directeur général adjoint de la Fondation Abbé Pierre.

La période hivernale qui s’est achevée le 31 mars, aura entraîné, selon le ministère, l’ouverture de 18 450 places d’hébergement d’urgence, permettant la mise à l’abri de près de 16 000 personnes chaque soir entre le 1er novembre et le 31 mars.
Dans le même temps, la ministre du logement, Cécile Duflot, a confirmé début avril, la création ou la pérennisation de 14 700 places d’hébergement et de logement accompagné, sur la base des diagnostics territoriaux, réalisés dans chacun des départements depuis début janvier.

Accompagnée d’une enveloppe budgétaire supplémentaire de 108 millions d’euros ouverte dans le cadre du plan quinquennal de lutte contre la pauvreté, le budget opérationnel de l’hébergement (BOP 177) s’élève en 2013 à 1,240 milliard d’euros.
Ces crédits, en progression de 13% par rapport à 2012, doivent permettre de mettre fin à la gestion de l’hébergement au thermomètre, comme l’affirme depuis des mois la ministre et confirmé par Jean-Marc Ayrault dans le cadre du plan de lutte contre la pauvreté.

Sans surprise, l’Ile-de-France bénéficie de 40% des crédits de l’enveloppe plan pauvreté,  compte tenu de la pression de la demande, soit une augmentation de 9,2% de la dotation initiale votée dans le cadre de la loi de finance initiale en décembre 2012.

Part du budget de l’hébergement et du logement accompagné dans le budget 2013

Certaines régions font l’objet d’un rattrapage plus conséquent, à l’image de la région Picardie qui voit son enveloppe budgétaire initiale augmenter de 14,5%.
« Les besoins socio-démographique sont très importants et le travail partenarial avec les services de l’Etat a permis d’aboutir à un diagnostic partagé » , explique Philippe Gilbert-d’halluin, délégué régional de la Fnars en Picardie.

Dans cette région, les 410 places d’hébergement hivernal sont pérennisées, soit sous forme de places d’hébergement, soit de logements adaptés. Auxquelles viennent s’ajouter 110 places de logement adapté. « On peut dire qu’il n’y aura pas de remise à la rue », reconnaît Philippe Gilbert-d’Halluin,

Des projets à 15 euros/ jour – La circulaire budgétaire permettant la répartition des crédits entre les places d’urgence, et les places d’insertion est actuellement en préparation à la direction générale de la cohésion sociale. Et c’est sur ce sujet que les acteurs restent particulièrement vigilants.

« Les dotations CHRS seraient en baisse, avec une forte augmentation des financements des places d’urgence sous la forme de subvention, ce qui donne peu de lisibilité aux gestionnaires », souligne Florent Guéguen, directeur général de la Fnars.

Autre point de vigilance : le coût à la place. Des appels à projets des directions départementales de la cohésion sociale seraient en cours actuellement, pour des projets à 15 euros / jour et par place. Une place en CHRS, avec accompagnement social coûte en moyenne 43 euros par jour.

« Sans accompagnement social, on condamne les personnes à rester dans le périmètre de l’urgence », prévient Florent Guéguen. Dans le même temps, reconnaissent les acteurs, l’appel à projet lancé par la DIHAL,  le 18 avril, propose de financer des projets extrêmement qualitatifs.

Un diagnostic pas toujours partagé – Le scepticisme reste donc de mise avec de nombreux points d’interrogation, même s’il « existe de vrais signes encourageants », insiste Christophe Robert.
D’une part, les créations nouvelles de places ne sont pas toujours faites sur la base d’un diagnostic partagé entre services de l’Etat et les associations. En Gironde, certaines associations n’ont pas été associées, volontairement, à l’élaboration du diagnostic. Dans d’autres départements, la direction départementale de la cohésion sociale n’a consulté aucun opérateur de terrain.

D’autre part, l’analyse des besoins a été fondée sur la comptabilisation des personnes effectivement hébergées dans le cadre du dispositif hivernal. Or, 50% des demandes d’hébergement auprès du 115 n’ont pas abouti en février faute de place. Sans compter ceux qui n’appellent plus.
Ainsi, dans le Rhône, le diagnostic territorial envisage la création de 350 nouvelles places, alors que dans la semaine du 11 mars, près de 500 demandes par jour sont restées sans réponse.

« Enfin, quel sort sera-t-il réservé aux personnes aux situations administratives qui ne permettent pas d’intégrer un parcours de logement ? », s’interroge Baptiste Meneghin, travailleur social dans un CHRS dans le Rhône.  L’hébergement reste-t-il un moyen de gérer l’immigration ?

Places d’hébergement en 2013 : les taux de création par régions

Retard des arbitrages – Reste la question du calendrier : alors que la fin du dispositif hivernal est chaque année programmée au 31 mars, les arbitrages budgétaires de la direction générale de la cohésion sociale n’ont pas eu lieu avant le 15 mars et ont été transmis vers le 20 mars aux directions régionales.

Restait à arbitrer, département par département, et à faire descendre l’information sur le terrain auprès des gestionnaires de structures pour savoir si leurs structures seraient maintenues ou non. 
Fautes d’information, les gestionnaires ont été informés jour après jour. « L’incertitude des gestionnaires de centre est très pénible : pour les personnes accueillies d’une part, mais aussi pour nous les salariés », témoigne un travailleur social d’un centre hébergement ouvert depuis deux ans et reconduits de trois mois en trois mois.

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