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Précarité énergétique : la création du guichet unique ne suffira pas

Publié le • Mis à jour le • Par • dans : A la une, Actualité club Technique, France

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La loi du 15 avril a instauré un « service public de la performance énergétique » et l’extension des tarifs sociaux. Mais le public cible risque de ne pas s’emparer de ces dispositifs.

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Cet article est paru dans
Le Club Technique

 

Chiffres-clés

Précarité énergétique et santé publique

Une étude britannique, réalisée en 2009 par le Centre d’analyse de l’exclusion sociale à la London School of Economics, validée par l’OMS, conclut qu’un euro engagé dans la lutte contre la précarité énergétique permet d’économiser près de 50 centimes de dépenses de santé.
En France, l’enquête Phébus, qui étudiera notamment les liens entre santé et usages de l’énergie, doit être publiée cet été.

Références

Un dispositif à préciser

Si la loi n° 2013-312 du 15 avril 2013 crée un « service public » qui « assure l’accompagnement des consommateurs souhaitant diminuer leur consommation énergétique », il n’en précise ni les contours, ni la gouvernance, ni le financement. Le gouvernement doit remettre au Parlement un rapport sur le sujet dans un délai de neuf mois.

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    Notes

    Note 01 - Les derniers chiffres datent de l’enquête « logement » de l’Insee, de 2006. La prochaine devrait être publiée, avec retard, en 2014. - Retourner au texte

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  1. 1. Pad 26/04/2013, 11h13

    Précarité énergétique, est-ce vraiment consacrer au moins 10 % de son revenu à la facture d’énergie ? Je suis à l’ASS et, pour ne pas sombrer financièrement, je réduis drastiquement les dépenses. Cela s’applique à l’énergie, à mon chauffage électrique l’hiver. Il m’arrive d’être en dessous de ces 10 % et pourtant, vivre avec 8 °C chez soi, n’est-ce pas de la précarité énergétique ?

    En somme, il faudrait que j’améliore mon confort en dépensant plus pour être reconnu comme précaire, quitte à me retrouver en litige avec mon fournisseur ! Il y a là une part d’absurdité… Quant au CCAS, tous ne pratiquent pas un appui, voire une prise en charge financière, à l’instar de celui de ma commune (- de 3500 hab.). Vers qui dois-je alors me tourner ? D’abord, si je touchais le RSA, j’aurais droit au premier tarif de EDF ; il y devrait donc y avoir déjà un souci de ne pas créer une discrimination sur cet aspect. Dans cette jungle, je ne vois donc pas d’autre solution que de mal vivre.

    Quant à avoir des projets d’amélioration de l’habitat en matière énergétique, c’est un leurre. J’avais effectivement une volonté d’être un éco-citoyen en effectuant de lourds travaux pour tendre vers le HQE, le BBC. Mais de me retrouver au chômage a déjà été un coup d’arrêt, ne sachant pas ce que l’avenir me réservait. Et j’ai bien eu raison avec aujourd’hui trois ans de chômage (je suis en particulier senior) et l’ASS pour seul revenu. Dans ces conditions, le « 20 % » reste insupportable.

  2. 2. Emmanuel Steyler 23/04/2013, 06h09

    La grande majorité des propriétaires en milieu rural avaient opté jusqu'en 2000 pour une chaudière fioul compte tenu de son coût. Les mesures concernant la précarité énergétique incitent fortement à changer d"énergie alors que les primo-accédant paient encore un crédit pour certain. L"enjeu n'est-il pas là d'alléger la facture énergétique de la France face au reste du monde ? Avec un prix au litre à 35 centimes il y a 10 ans et de près de 1 euros en 2013, ceux qui se trouvent dans cette situation sont bien ceux qui ont aussi renoncé parfois aux soins de santé, à consommer de la culture, etc. D'autre part, le salarié subi de plein fouet cette idée de "compétitivité" qui se traduit par la baisse généralisé des salaires. La question reste donc entière : comment investir dans l"isolation de son logement alors même que les besoins essentiels ne sont plus comblé ? Je ne penses pas en tous cas que les actionnaires de Total ou Edf en soient à ce poser cette question... Là est peut-être aussi la solution : un vrai service publique de l'énergie et non de la précarité énergétique.

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