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Urbanisme

A Toulouse, la chute des barres des Izards, « point névralgique » du trafic de drogue

Publié le 17/04/2013 • Par avec l'AFP • dans : Actu prévention sécurité

Immeuble HLM
D.R.
Les démolisseurs commencent mercredi 17 avril à faire tomber les barres des Izards, manifestant ostensiblement l'effort de réhabilitation engagé dans ce quartier toulousain avant qu'il ne devienne immanquablement associé au nom de Mohamed Merah.

Une pelle mécanique va s’attaquer dans la matinée du 17 avril au bâtiment C de la Cité des Izards et faire disparaître dans les deux ou trois prochaines semaines les quatre étages et les cinquante logements vidés de leurs occupants depuis fin 2012. Au gré des relogements suivront les quatre immeubles B, A, D et E qui entourent la place des Faons. Au total, 215 logements vont disparaître.

Une zone proche du non-droit – La place des Faons a contribué à faire des Izards une zone proche du non-droit selon les mots du maire Pierre Cohen (PS), et un marché quasiment à ciel ouvert pour la drogue et la cocaïne. Clos et percé de couloirs, cet espace où les étrangers et les policiers sont immédiatement repérés et mal venus, se prête au trafic.

Dans ce quartier du nord-est toulousain où quelques immeubles bas émergent des maisons de ville et des pavillons, la place des Faons est « un point névralgique (…) un bunker, c’est comme un petit fort, très fermé », même si on deale aussi ailleurs, dit Martine Croquette, élue communiste du secteur et adjointe au logement.

Merah a grandi dans le coin et, même après le déménagement de la famille, y revenait constamment. Le secteur est devenu fin 2012 une zone de sécurité prioritaire (ZSP), un territoire à reconquérir pour la police. A ce titre, avec des moyens supplémentaires, les opérations policières se sont intensifiées depuis le début de l’année.

Mais, de même qu’officiellement la ZSP n’a rien à voir avec Merah, Mme Croquette souligne que la réhabilitation urbaine est sans rapport avec les tueries de mars 2012 puisqu’elle a commencé il y a deux ans.

Le règne de la loi du silence – Daniel Ferré, un des directeurs d’Habitat Toulouse, l’office public (ex-HLM) impliqué dans la réhabilitation, fait remonter à juin 2011 la prise de conscience que les choses « dérapaient ». Le quartier avait frôlé le drame quand on avait incendié un scooter dans une cage d’escalier tout près des conduites de gaz. Malgré le choc, les policiers avaient mesuré combien la loi du silence régnait aux Izards.

La municipalité a alors ajouté les Izards et les quartiers du nord toulousain à ses priorités de rénovation urbaine. Ils étaient délaissés depuis des années, voire des décennies, alors que les grands ensembles populaires du Mirail ou d’Empalot par exemple faisaient, eux, l’objet d’un grand projet soutenu par l’État et les collectivités, s’accordent à dire Mme Croquette et M. Ferré.

Des cités à la marge de la ville – Les cités des Izards et des alentours ont été construites vers les années 1960 pour réceptionner l’exode rural ou le rapatriement d’Afrique du Nord, dit M. Ferré. Elles offraient une salle de bains et un confort que beaucoup n’avaient jamais connus. Mais elles restaient à la marge de la ville. Un urbanisme visant à créer de l’intimité entre les habitants a fait d’endroits comme la place des Faons « des pièges », dit-il, et « la dégradation a été assez rapide ».

Habitat Toulouse et la municipalité ont donc décidé d' »ouvrir l’espace ». La place des Faons va disparaître sous de nouveaux logements. Plusieurs opérations de réhabilitation de bâtiments existants sont en cours. La place Micoulaud, où arrive le métro et autour de laquelle sont rassemblés les commerces et la bibliothèque municipale, va être réaménagée.

La mixité à rebours – Non loin, la Cité blanche et ses petites maisons ont été rasées en décembre. Là, comme place des Faons, on reconstruit ou on va reconstruire. La réhabilitation devrait durer encore au moins dix ans.

L’un des grands défis à relever sera celui d’une mixité à rebours: elle consisterait dans l’installation d’accédants à la propriété dans un quartier où prédomine le logement collectif et social, dit M. Ferré. Un autre défi tient aux relations avec les nouveaux quartiers voisins de Borderouge, juste de l’autre côté du chemin des Izards.

Pendant des années, dit Mme Croquette, les habitants des Izards ont eu l’impression d’être abandonnés en voyant pousser les résidences neuves de l’autre côté de la rue. Aujourd’hui, Borderouge se plaint de voir se déplacer vers lui la délinquance des Izards, sans que grand-monde ne conteste cette réalité.

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