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Analyse de données

L’impact de la crise dans les plus grandes villes

Publié le 16/04/2013 • Par Auteur associé • dans : France

Depuis 2008, la France est confrontée à une crise de l’emploi majeure. Le niveau du chômage atteint des records. Une analyse des données au niveau des principales communes du pays, réalisée par Louis Maurin (Centre d’observation et de mesure des politiques sociales – Compas) montre qu’une partie des villes les plus à l’abri connaissent aussi de fortes progressions.

Louis Maurin

Consultant au Compas, responsable du Centre d’observation de la société française (www.observationsociete.fr). Auteur de « Déchiffrer la société française », éd. La découverte, 2009.

Quelles villes ont le plus été marquées par la hausse du chômage ? Les résultats du travail que nous avons réalisé fait apparaître toute la complexité de la situation. Contrairement à une lecture rapide de l’évolution territoriale de l’emploi, la montée du chômage n’est pas toujours la plus forte dans les territoires où celui-ci était le plus élevé fin 2008.

Parmi les dix communes où le nombre de chômeurs a le plus augmenté, on retrouve bien entendu des villes qui étaient déjà en situation très difficile fin 2008. A Vénissieux, Dunkerque et Cergy, notre indice estimé était déjà supérieur à 9 %. Une commune comme Dunkerque, qui était déjà à 9,5 % de chômeurs a vu le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A progresser de 66 % ! Perpignan, qui était déjà à 14,4 % enregistre + 39 % de chômeurs.

Et encore, nos données moyennes masquent la situation de certaines catégories de population. Dans Les communes où le chômage est le plus élevé, cela signifie que certains quartiers populaires – qui comprennent davantage de jeunes et de populations moins qualifiées – sont dans des situations explosives. Les calculs établis sur l’ensemble des catégories de demandeurs font apparaître une progression encore plus importante dans les communes où le chômage était élevé en 2008.

Progression très importante dans des villes jusque-là préservées – Mais la progression n’est pas mince dans des communes les mieux situées en 2008. La ville de Mérignac figure parmi celles qui ont connu la plus forte hausse de l’ensemble de nos communes, avec + 53 %. Le chômage y a littéralement explosé. Mais fin 2008, avec 6,3 % de chômeurs, elle ne figurait pas parmi les communes les moins en difficulté. Que dire d’Issy-Les-Moulineaux, où notre indice estimé de chômage s’élevait à 4,6 %, qui a enregistré +47 % de demandeurs d’emplois ?

On retrouve le même effet en bas du classement. C’est la ville de Besançon qui connaît la plus faible progression – + 13 % tout de même, une ville qui se situait déjà à 10,8 % de chômeurs fin 2008. Mulhouse enregistre aussi l’une des hausses les plus modérées (+24 %) mais avait déjà 15,7 % de chômeurs fin 2008.

Même chose pour Roubaix (+31 %), l’une des villes de France où la situation sociale est la plus difficile, qui comptait fin 2008 l’indice de chômage le plus élevé de France parmi les grandes villes, le seul à dépasser les 20 %.

En savoir plus sur Tableau

Les effets de base – Plusieurs raisons expliquent ce paradoxe apparent. Tout d’abord, plus on raisonne sur une échelle petite, plus un événement singulier (fermeture d’une usine, effet sur les fournisseurs et l’économie locale notamment) peut avoir un impact.

Certaines de nos communes comptent entre 2 et 3 000 demandeurs d’emploi au total. Ensuite, il existe un effet de base. Quand on part d’un niveau peu élevé, un petit nombre de demandeurs suffit à faire un pourcentage important. Ainsi, les hausses de villes comme Drancy et Issy-Les-Moulineaux sont semblables en pourcentage, mais d’un côté la progression est de 1 360 chômeurs de plus, de l’autre 740. A l’inverse, certaines des villes sont tellement touchées par le chômage depuis des années que la période 2008-2012 pouvait difficilement les faire sombrer encore plus.

L’impact des mobilités – Enfin, il faut tenir compte des mobilités. Les communes les plus dynamiques ont aussi un effet attractif : au cours de ces quatre années, un certain nombre de chômeurs sont venus s’établir dans la commune. Et les chômeurs mesurés le sont là où ils sont inscrits, généralement là où ils vivent : la hausse du chômage dans une commune peut venir d’une fermeture d’établissement dans une commune voisine.

De même, si le chômage n’augmente plus guère dans certaines communes sinistrées, c’est aussi que les jeunes les quittent pour aller chercher meilleure fortune ailleurs.

Il faut avancer avec précaution en matière d’analyse locale du marché du travail. Les mobilités, les ouvertures ou fermetures d’établissement peuvent faire varier les situations.

Il n’empêche que les évolutions que l’on note traduisent des mouvements de fond. Nos données par commune rejoignent les observations que nous pouvions faire au niveau des zones d’emploi (1). La crise frappe des territoires déjà marqués, mais aussi une partie de ceux qui étaient à l’abri. Comme pour la question de l’âge ou du diplôme, c’est un signe supplémentaire d’un mouvement de profondeur.

La méthode

Nous avons comparé l’indice de chômage estimé de 2008 et l’évolution du nombre de demandeurs d’emploi pour la période décembre 2008 à septembre 2012. L’indice « estimé », parce que l’on ne dispose pas de cet indicateur à travers les enquêtes emplois de l’Insee. Nous avons donc évalué un indice de chômage en rapportant les données sur le nombre de chômeurs de Pôle emploi et la population active obtenue via le recensement. Les demandeurs d’emplois pris en compte sont de catégorie A, la plus restrictive.

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Thèmes abordés

Notes

Note 01 Voir « Chômage : quels territoires subissent la crise», Centre d’observation de la société, janvier 2013. Retour au texte

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