Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement
Club prévention sécurité

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

icon Club prévention sécurité

Violences

Moins de violences contre les médecins, peu enclins à porter plainte

Publié le 17/04/2013 • Par avec l'AFP Hugo Soutra • dans : Actu prévention sécurité

maison de sante
Fotolia
Les violences à l'encontre des médecins, qui touchent principalement les généralistes, ont connu un léger recul en 2012. Elles restent souvent sans suite en l'absence de plainte des praticiens, selon les chiffres dévoilés mardi 16 avril par l'Ordre national des médecins (Cnom).

Agressions physiques, verbales, vols ou vandalisme: 798 déclarations d’incidents ont été recensées en 2012 par l’observatoire de la sécurité des médecins du Cnom, contre 822 en 2011(1). « C’est un léger fléchissement » mais ce chiffre « reste supérieur de 20% à la moyenne annuelle de ces dix dernières années (666) », a expliqué le docteur Bernard Le Douarin lors d’une conférence de presse.

Diminution des agressions verbales – Les atteintes à la personne restent majoritaires mais régressent (74%, -4 points). Un tiers des déclarations concerne des atteintes aux biens (33%). Les deux types de réponse sont possibles dans une même déclaration.
Plus précisément, les agressions verbales et les menaces diminuent pour la première fois depuis six ans (66%) et les agressions physiques stagnent (12%). Les motifs d’incidents sont relatifs à la prise en charge par le médecin (25%), au vol (21%), au refus de prescription (17%) ou au temps d’attente (7%).

Les généralistes sont les plus nombreux à déclarer des incidents (56%), suivis par les ophtalmologues (6%), en raison de leurs délais d’attente, et les psychiatres (5%), en contact avec des publics difficiles.
Seulement 3% des agresseurs étaient armés, alors qu’ils étaient 5% en 2011. Plus insolite, l’arme la plus utilisée est… la canne (cinq cas).

Former les professionnels – Autre motif d’inquiétude pour l’Ordre national des médecins (Cnom), plus de la moitié des médecins (52%) ne donnent pas suite à l’incident, par exemple en déposant plainte (seulement 33% des cas).
Pourtant, les sanctions pénales existent: une simple menace pour obtenir un certificat médical peut être punie de 150.000 euros d’amende et 10 ans d’emprisonnement, selon M. Le Douarin. « Les médecins hésitent à porter plainte malgré nos incitations, souvent par peur de représailles », souligne-t-il.

Dès lors, l’observatoire de la sécurité des médecins « ne doit pas être un simple thermomètre mais déboucher sur des mesures concrètes pour prévenir la violence sur le terrain », selon lui.
Un protocole signé en 2011 avec les ministères de la Santé, de l’Intérieur et de la Justice, est progressivement décliné au niveau départemental. Des réunions de formation à destination des professionnels, pour leur apprendre notamment comment se comporter en cas d’agression, sont prévues dans plusieurs départements avec des intervenants des forces de police ou de gendarmerie locales.

Des déserts médicaux générés par la violence et l’insécurité ?  

Ce recul des atteintes à la personne et des agressions verbales serait notamment « lié aux mesures que nous avons mises en oeuvre et qui portent leurs fruits comme la géolocalisation, la vidéosurveillance, le livret de sécurité, le numéro de téléphone dédié avec un référent sécurité », a précisé Bernard Le Douarin.
L’enjeu sécuritaire est de taille car le sentiment d’insécurité joue un « rôle primordial » dans la « sous-médicalisation de certaines zones, où il y a pourtant une forte concentration de population », souligne le président du Cnom, Michel Legmann. Et « si l’on ne prend pas garde à cette violence, les médecins ne s’installeront plus dans ces territoires », prévient M. Le Douarin. Une menace qui s’adresserait particulièrement aux départements les plus touchés, que sont le Vaucluse (1,9%), la Loire (1,5%), le Cher (1,2%), la Seine-Saint-Denis (1,2%) ou encore la Savoie (1,1%).

N’est-ce pas pourtant déjà le cas ? Selon le Centre d’analyse stratégique, la densité médicale est 47% inférieure dans les quartiers concernés par la politique de la ville à celle de leur agglomération en ce qui concerne les médecins généralistes, et 74% inférieure concernant les spécialistes.
Et ce alors que six incidents sur dix (58%) se sont produits en centre-ville, un score en forte progression pour la quatrième année consécutive (+14 points depuis 2008). « Nous pensons que la raréfaction de la ressource médicale en banlieue, qui fait que les usagers sont très attachés à leur médecin, a pu jouer », analyse M. Le Douarin.

Malgré ce constat, les disparités restent de taille y compris entre les banlieues elles-mêmes. C’est particulièrement le cas en Seine-Saint-Denis, où les représentations liées à l’insécurité restent vivaces.
Bien que les cas de diabètes, le taux de mortalité ou le nombre d’épidémies de tuberculose soient franchement supérieurs que la moyenne nationale à Clichy-sous-Bois et Montfermeil ; bien que ces indicateurs soient au contraire largement inférieurs au taux moyen dans les deux villes avoisinantes que sont Le Raincy et Coubron, l’accès aux soins est loin d’être équitable : 23 médecins dont 5 spécialistes exercent à Clichy-sous-Bois, commune de 29 000 habitants quand 26 médecins généralistes et 56 spécialistes sont installés dans la commune privilégiée du Raincy, qui ne compte que 13 000 habitants…

Notes

Note 01 Cette étude, réalisée avec l'institut Ipsos, est basée sur le recensement des déclarations adressées par les praticiens à leur conseil de l'ordre départemental des médecins mais leur caractère facultatif ne permet pas de calculer précisément l'évolution du nombre total d'incidents. Retour au texte

Réagir à cet article Vous avez une question ? Posez-la à notre juriste

Nos offres d'emploi

Plus de 1000 offres d'emploi !

TOUTES LES OFFRES D'EMPLOI

Aujourd'hui sur le Club prévention-sécurité

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

Moins de violences contre les médecins, peu enclins à porter plainte

Votre e-mail ne sera pas publié

Club prévention sécurité

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement
 
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X