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Aménagement du territoire

Redéploiements: la fermeture de commissariats et de gendarmeries suscite la grogne

Publié le 12/04/2013 • Par avec l'AFP Hugo Soutra • dans : Actu prévention sécurité

La liste des fermetures de commissariats et de brigades de gendarmerie dans le cadre de redéploiements, dont la version définitive a été entérinée jeudi 11 avril, suscite la grogne des syndicats de police ainsi que des élus concernés.

Après l’avoir appris officiellement jeudi 11 avril, les principaux syndicats de gardiens de la paix ont exprimé auprès de l’AFP vendredi matin leur opposition à la fermeture décidée par le ministère de l’Intérieur de cinq commissariats.
Les commissariats de police de Dinan (Côtes d’Armor), Guebwiller (Haut-Rhin), Castelnaudary (Aude), Romorantin (Loir-et-Cher) et Persan-Beaumont (Val-d’Oise) devraient être fermés, et ces communes passer en zone de gendarmerie dans le cadre de redéploiements, selon la liste que s’est procurée l’AFP vendredi, confirmée par l’entourage du ministre de l’Intérieur Manuel Valls.

De tels « redéploiements » et « redécoupages » police/gendarmerie, dans le jargon administratif, ont déjà eu lieu ces dernières années dans un souci de « mutualisation des moyens » et d’économie. Plus vastes, ils ont à chaque fois suscité de vives réactions d’élus qui, aux côtés des syndicats, ont organisé des manifestations pour conserver leurs services publics.

Le gouvernement ne devrait pas y échapper malgré une version définitive modeste par rapport à la première mouture de cette liste, qui avait été rendue publique par l’Intérieur début 2013: huit circonscriptions de police couvrant 19 communes devaient initialement passer en zone de gendarmerie. A l’inverse, neuf brigades de gendarmerie couvrant 17 communes passaient en zone police.
Dans la presse locale, Patrick Maugard, maire de Castelnaudary, a par exemple déjà annoncé son ‘intention de « rendre sa carte » du PS en cas d’officialisation de la nouvelle.

« Concertation », selon Beauvau – La liste définitive, selon l’entourage du ministre, exclut pour l’instant de ce mouvement les commissariats de Saint-Gaudens (Haute-Garonne) et Capesterre, en Guadeloupe, pour qui des études sont « en cours ». La fermeture du commissariat de Thouars (Deux-Sèvres) est « privilégiée » mais la décision « n’est pas prise ».
Côté gendarmes, la brigade de Champigneulles (Meurthe-et-Moselle) ne fermera pas, contrairement à celles de Plérin (Côtes d’Armor), Vineuil (Loir-et-Cher) ou encore Cesson-Sévigné (Ille-et-Vilaine). Les unités de gendarmerie du Val-d’Oise seront également redéployées: tandis que les agglomérations de Cercy et Gonesse seront entièrement gérés par des policiers, les communes de Persan ou Roissy-en-France passeront (ou resteront) sous l’autorité des gendarmes.

L’entourage de M. Valls fait valoir que cela a été fait dans la « concertation », dans un but « d’efficacité opérationnelle » en s’adaptant aux « bassins de délinquance et de vie des habitants ». « Il n’est pas question de supprimer des policiers ou des gendarmes » mais « d’avoir plus de cohérence » afin de « mettre des moyens supplémentaires sur la voie publique ».

Des oppositions et des manifestations – « Nous sommes opposés à ces fermetures », a dit à l’AFP Nicolas Comte, porte-parole d’Unité-police SGP-FO (premier syndicat de gardiens). « Cela ne règle en rien les économies d’effectifs et de budget » invoquées, selon lui. Alliance (2e syndicat) s’est déclaré « en colère » et appelle à la « mobilisation » prévenant qu’il allait « durcir son combat » si ces fermetures étaient maintenues. L’Unsa-police (3e syndicat) a également fait part de son opposition.
Les syndicats font aussi valoir que cela « coûte de l’argent », les personnels déployés touchant des primes de départ. « A long terme, sur plusieurs années non, au contraire », a rétorqué l’entourage de M. Valls.

Il n’y a pas que des mécontents : le maire de Guebwiller, Denis Rebmann (PS), a déclaré pour sa part avoir été « écouté », son « souci » étant que « l’on garde un niveau de sécurité équivalent ».

Ces annonces de fermetures ont cependant entraîné localement des mouvements et pétitions d’élus avec les syndicats de police. Le sujet est très sensible, reconnaît-on à l’Intérieur où aucune nouvelle vague « n’est pour l’instant prévue ».
A Bezons (Val d’Oise), non concerné par ces mouvements, il y a samedi une « manifestation », a annoncé vendredi Alliance, car le commissariat doit fermer … la nuit.

Saint-Gaudens parvient à se faire entendre, Dinan regrette de ne pas « avoir été écouté »

Elles sont sensiblement dans la même configuration. Alors que Saint-Gaudens et Dinan, deux communes d’environ 11 000 habitants, ont vu leur succursale de la Banque de France et leur tribunal de grande instance (TGI) disparaître coup sur coup au cours des dernières années, l’hypothèse de la fermeture de leur commissariat avait été initialement évoquée par Manuel Valls en janvier 2013. Le lobbying des deux municipalités et les diverses mobilisations syndicales pour conserver un tant soit peu de services publics dans leurs communes n’ont pourtant pas été accueillis de la même manière par le pouvoir central.

Le ministre de l’Intérieur a confirmé qu’il comptait poursuivre les études avant de remettre définitivement en cause l’existence du commissariat de Saint-Gaudens. Celui de Dinan, lui, devrait bien être remplacé par une brigade de gendarmerie.
Au-delà de la mobilisation des 11 000 saint-gaudinois et de leurs élus dont la députée socialiste Carole Delga, c’est surtout le projet de compenser la perte du TGI en 2011 par la réouverture d’un tribunal ou d’une antenne (chambre renforcée, ou chambre détachée de proximité), cher à Christiane Taubira, qui semble avoir prévalu.

En Bretagne, la contestation a qui plus est été plus véhémente. Jeudi 11 avril, 200 manifestants parmi lesquels de nombreux responsables syndicaux policiers de l’Ouest de la France mais aussi des commerçants et des habitants, dont le premier édile René Benoît (UMP), avaient chassé les délégués du ministère venus préparer les reclassements des 49 fonctionnaires de police. Une première manifestation en mars avait déjà réuni 500 personnes.
Sur les 75 hommes de la nouvelle brigade de gendarmerie censée s’installer dans le pays de Dinan, la gendarmerie locale « ne bénéficierait que de 24 renforts supplémentaires » selon la mairie qui souhaite « sauver un bout de République à Dinan. »

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