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Etat civil

Le Sénat fait un grand pas vers le mariage homosexuel

Publié le 11/04/2013 • Par avec l'AFP • dans : France

Le Sénat a fait un grand pas vers le mariage et l'adoption par des couples homosexuels avec le vote des deux premiers articles du projet de loi du gouvernement, malgré la combativité de la droite sénatoriale et de nouvelles manifestations de rue.

Les opposants à cette réforme sont déterminés à continuer à faire entendre leur voix. Frigide Barjot, porte-parole de La Manif pour tous, a appelé mercredi à une nouvelle manifestation nationale le 26 mai, après celles des 13 janvier et 24 mars.

Dans la nuit, l’article premier a été voté assez largement, avec 10 voix de plus que la majorité requise (abstentions comprises) alors que la gauche sénatoriale n’a que six voix de majorité sur la droite.

Le groupe PS a fait carton plein, le président du Sénat, Jean-Pierre Bel, qui a présidé la plupart des séances, ayant exceptionnellement voté. Les sénateurs d’outre-mer PS ou apparentés PS dont on prédisait l’abstention pour certains, ont voté pour. Les écologistes et les communistes ont tous voté pour.

Cela est de bon augure pour l’adoption définitive du texte, même si certains qui ont fait défection à droite ont annoncé qu’étant opposés au volet filiation et à l’adoption plénière pour les couples homosexuels ils voteraient contre l’ensemble du texte, à l’image de Muguette Dini (UDI-UC).

Ce vote est intervenu après plus de 10 heures de discussion de l’article, la droite sénatoriale multipliant les prises de parole, souvent répétitives et parfois virulentes, pour fustiger le texte. UMP et UDI-UC ont aussi joué la montre pour retarder le vote, par exemple en demandant la vérification du quorum des votants.

« Le mariage unit un homme et une femme en vue de la procréation. Deux hommes ou deux femmes ne pourront jamais avoir d’enfants! », a soutenu Charles Revet (UMP).

« Jamais je ne me permettrai de juger l’homosexualité: tout être humain a droit au bonheur. Mais l’enfant y a droit aussi. Il a droit de vivre dans le cadre d’une famille traditionnelle », s’est exclamée Marie-Thérèse Bruguière (UMP).

Jean-Claude Lenoir (UMP) a protesté contre « la transformation en profondeur de la filiation qui passe d’une vraisemblance biologique a une illusion juridique ». Catherine Morin-Desailly (UDI-UC) a estimé que le texte « prépare des évolutions plus profondes » en ouvrant « la voie à la PMA (procréation médicalement assistée) et à la GPA (gestation pour autrui) ».

La gauche sénatoriale a limité au maximum ses interventions pour ne pas rallonger les débats. « Ne tombez pas dans la provocation », a intimé à ses troupes le patron des sénateurs PS, François Rebsamen.

Mercredi, les sénateurs ont poursuivi le débat et donné leur feu vert à l’adoption par des couples homosexuels.

Là encore, les sénateurs de droite ont monopolisé la parole, pour dénoncer une mesure qui ouvrirait, selon eux la porte à la PMA et à la GPA.

« Vous savez bien que ce dispositif d’adoption bricolé à la sauvette ne marchera pas. C’est un premier pas pour la PMA et la GPA », a affirmé Hugues Portelli (UMP).

Philippe Darniche (non inscrit) a justifié l’ensemble des interventions des sénateurs de droite « pour dénoncer le mensonge d’Etat que constitue ce projet de loi ».

Dominique Bertinotti, la ministre de la Famille, leur a répondu en leur rappelant les déclarations de François Hollande: « Le débat sur la GPA ne serait pas ouvert pendant son quinquennat ».

 « Nous avons déjà affronté cet exercice pendant deux semaines à l’Assemblée », a observé la garde des Sceaux Christiane Taubira: « Répondre 20 fois à la même question ». « L’essentiel était de durer », a-t-elle fait remarquer.

Pour apaiser les craintes des sénateurs de droite, elle a rappelé que « la GPA n’est pas arrivée dans les autres pays européens », parce qu’il n’y a au niveau européen « aucun fondement juridique pour l’imposer ». Quant à la PMA, a-t-elle rappelé à la fin de son intervention, applaudie à gauche mais aussi à droite, il y aura un projet de loi sur la famille.

Les sénateurs devaient ensuite aborder l’article 2, concernant le nom de famille.

L’examen du projet de loi, déjà adopté en première lecture par l’Assemblée nationale, est prévu pour durer au Sénat jusqu’à vendredi.

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Commentaires

Le Sénat fait un grand pas vers le mariage homosexuel

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François

12/04/2013 07h45

Pour la première fois de son histoire, le Sénat est passé à gauche.
C’est une occurrence momentanée, qui permet que toute la Représentation Nationale soit du même parti, celui du gouvernement en même temps.
On voit ce que cela donne : pas d’opposition par la représentation possible à l’égard d’un projet qui divise les Français.
On écarte la saisine du CES en dépit des 700 000 signatures.
On n’écoute pas les défilés pacifiques (en dépit du petit débordement de mars).
On refuse le référendum qui aurait permis de répondre objectivement à la question de l’attente des Français sur ce sujet de société.
On en revient à la phrase célèbre « Vous avez juridiquement tort car vous êtes politiquement minoritaire ». Les opposants à Hitler aussi avient « juridiquement » tort, pas moralement.
Tout cela pour quoi ?
Le mariage pour tous n’est pas là. Il reste encore des freins et des inégalités. L’inceste n’est pas admis. Pouquoi cette réserve ? Au nom de la Morale ? du tabou ? Et pourquoi pas la polygamie ?
Il s’agissait en fait de faire plaisir à un minorité agissante et fortunée (le trésorier de campagne de Monsieur Hollande par exemple).
Si on compte bien, les tenants de la loi musulmane qui permet la polygamie sont plus nombreux que le lobby LG… Alors pourquoi ne pas autoriser le mariage à un homme déjà marié ?
Cela prouve bien que ce n’est pas le mariage pour tous mais le mariage LG.
La phrase citée de Mme Taubira “la GPA n’est pas arrivée dans les autres pays européens”, parce qu’il n’y a au niveau européen “aucun fondement juridique pour l’imposer” est claire il s’agit bien « d’imposer ». Quelle phrase révélatrice! Vive la démocratie. Cet épisode ne la grandit pas hélas.

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