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Hydroélectricité, géothermie, énergies marines, éolien terrestre : zoom sur quatre exemples

Publié le 16/04/2013 • Par Claudine Farrugia-Tayar Frédéric Marais Patrick Bottois • dans : Dossiers d'actualité

Aquitaine : maintenir le potentiel hydroélectrique, un défi écologique

Historiquement, l’hydraulique tient une place importante dans le mix énergétique aquitain. « La part actuelle des énergies renouvelables est de 16 % dans la consommation finale. Nous pensons qu’il est possible de la doubler à l’horizon 2020 », affirme Peggy Kançal, conseillère régionale déléguée au plan « climat ».
Mais il sera difficile de booster l’hydroélectricité, déjà présente sur le territoire à travers 152 infrastructures (1), et qui représente 5,4 % du mix énergétique, aux côtés de la biomasse, du solaire et de la géothermie.

Tollé des associations – Dans le cadre de la libéralisation du secteur de l’énergie voulue par l’Union européenne, dès cette année une procédure de mise en concurrence s’appliquera à deux concessions exploitées jusque-là par la Shem, filiale de GDF-Suez.
Quant aux 18 centrales hydroélectriques gérées par EDF, elles ne sont pas concernées par le renouvellement des concessions à l’échéance 2015.

Trois critères de sélection seront retenus :

  1. l’efficacité énergétique,
  2. la gestion équilibrée de la ressource
  3. et le montant de la redevance versée.

Mais les échanges promettent d’être houleux, avertit Peggy Kançal : « En mars 2013 ont débuté les débats régionaux sur la transition. La région n’a pour l’instant pas de position officielle sur le fait de développer l’énergie hydraulique. L’un des enjeux est de savoir comment le Schéma régional ‘climat-air-énergie’ [SRCAE], déjà adopté, va s’articuler avec le schéma régional de cohérence écologique. »

De fait, la question va se poser pour les barrages : comment concilier leur développement avec les continuités écologiques, la trame verte et bleue, et la préservation des cours d’eau inscrites dans la directive-cadre sur l’eau de 2004 et la loi « Grenelle 2 » ?

En 2010, France Nature environnement et la Fédération nationale pour la pêche en France avaient refusé de signer la convention d’engagements pour le développement d’une hydroélectricité durable. A ce jour, elles restent opposées à ce que celui-ci soit financé par le consommateur, par le biais de l’obligation d’achat de l’électricité.
Au final, la région ambitionne de ne pas descendre en dessous de 5 % dans le mix énergétique.

Ile-de-France : cap sur la géothermie, pièce maîtresse du mix énergétique

Le Grenelle de l’environnement a prévu d’augmenter la production géothermique de 500 % à l’horizon 2020. L’Ile-de-France s’active dans ce sens. « Les énergies renouvelables représentent moins de 5 % du mix énergétique. Notre objectif est de passer à 11 % en 2020, explique Hélène Gassin, vice-présidente du conseil régional. Pour y parvenir, nous devrons mobiliser la géothermie. »

Explication de ce retour de flamme : « Pour des raisons de géologie, nous avons un potentiel important en géothermie profonde, qui accompagne un territoire très dense (20 % de la population française sur 3 % du territoire). Cela nous a permis de développer des réseaux de chaleur. »
Le couple géothermie profonde – réseaux de chaleur est dopé par la baisse du prix des forages, tandis que celui du gaz augmente.

Redynamiser la filière – En 2008, le conseil régional a pris une délibération, dans le cadre du plan de relance de la géothermie initié par les agences régionale et nationale Arene et Ademe, et le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM).
« Jusqu’ici, le rythme était d’un forage par an. A l’avenir, nous passerons à trois », précise Hélène Gassin. L’Ile-de-France espère ainsi redynamiser la filière, en surfant sur le développement des pompes à chaleur et sur le prochain assouplissement du Code minier.
« Pour obtenir un permis de forer, la procédure administrative peut être très lourde », reconnaît la vice-présidente.

A Chelles (Seine-et-Marne), Emile Vignacourt, directeur du syndicat mixte de géothermie, est l’un des acteurs de la relance. Avec la région et l’Ademe, il a mis en place un schéma directeur de développement du réseau de chaleur, sur la nappe souterraine du Dogger (2) : « En 2012, la production était de 52 000 gigawattheures. En 2020, elle sera de 80 000 GWh. »

Basse et Haute-Normandie : énergies marines, deux régions sur le pont

Avec l’or bleu de l’éolien offshore et de l’hydrolien (3) pour horizon en 2018, la Normandie se met en ordre de marche pour relever tous les défis liés aux prometteuses énergies marines renouvelables, ou EMR.

Tandis que le raz Blanchard (Manche) concentre la moitié du potentiel européen de production d’électricité hydrolienne, les sites de Fécamp (Seine-Maritime) et Courseulles-sur-Mer (Calvados) ont été retenus pour la construction de parcs éoliens offshore : les deux Normandie se retrouvent à la proue de la transition énergétique !

« Notre potentiel est considérable », estime Jean-Karl Deschamps, vice-président de la région Basse-Normandie, chargé du dossier. « A nous de créer, avec industriels, énergéticiens et institutionnels concernés, les filières de production, les formations et les infrastructures indispensables pour relever ce formidable défi, porteur de milliers d’emplois non délocalisables. »

Mobiliser les acteurs – En juin 2012, la Basse-Normandie a ainsi créé et doté de 100 millions d’euros une société publique locale, Ouest Normandie Energies marines.
Le rôle de cette SPL : stimuler, mobiliser le territoire et les acteurs de la future filière.

Face aux mêmes défis, la Haute-Normandie n’est pas en reste. Se positionnant comme chef de file de la transition énergétique, Alain Le Vern, son président, met les bouchées doubles : « Avec nos partenaires industriels, institutionnels…, nous avons créé l’association Energies Haute-Normandie pour préparer, entre autres, le développement de l’éolien offshore. Sur deux sites (projets Win I et II), seront par exemple expérimentés la construction d’éoliennes, leur pose en mer, les métiers et les formations liés à cette activité, et notamment évalués les besoins portuaires de cette nouvelle industrie. »

3 projets sont portés par les deux Normandie

  1. le parc éolien offshore de Fécamp (100 éoliennes, d’une capacité installée de 500 MW) ;
  2. le parc éolien offshore de Courseulles-sur-Mer (75 éoliennes pour une capacité installée de 450 MW) ;
  3. le parc-pilote hydrolien du raz Blanchard, d’une puissance de 3 à 12 MW.

Champagne-Ardenne : la production record d’une pionnière de l’éolien terrestre

En matière d’éolien terrestre, la Champagne-Ardenne est la première région française à avoir franchi la barre des 1 000 mégawatts de puissance raccordée au réseau, selon Réseau de transport d’électricité.
Au 31 janvier 2013, elle atteignait 1 138 MW, pour 576 machines installées.

Animée par la volonté d’être « la première région verte de France », la Champagne-Ardenne récolte les fruits d’une politique volontariste. Elle a publié dès 2001 un atlas du potentiel éolien, recensant les gisements de vent susceptibles d’être exploités sur son vaste territoire.
Une démarche qui l’a conduite à adopter en novembre 2005 son premier schéma régional éolien (le second l’a été en 2012). « Cette anticipation par rapport à d’autres régions nous a permis d’attirer des investisseurs », estime le président de l’exécutif régional, Jean-Paul Bachy.

Une formation adaptée – Si la région « n’a pas mis d’argent dans l’éolien », elle a créé une formation de technicien de maintenance éolienne au lycée Bazin à Charleville-Mézières (Ardennes).
Celle-ci répond aux besoins des centres d’entretien ouverts par les producteurs d’énergie à proximité des sites. L’enjeu est de susciter des retombées économiques en termes d’emploi et d’activité industrielle, sachant que les turbines sont fabriquées à l’étranger.

Le président de région plaide pour l’installation de parcs d’activité autour des fermes éoliennes, dans l’intérêt des sous-traitants : « On favoriserait ainsi le développement d’activités locales, comme le séchage du bois grâce à la chaleur générée. »

Regrettant au passage que la fiscalité appliquée aux éoliennes échappe en majeure partie aux régions (4), Jean-Paul Bachy fixe un nouvel objectif à la sienne, terre de forêts et d’élevage : devenir, aussi, le leader dans le domaine de la méthanisation.
« Les petites exploitations agricoles ont montré la voie et, maintenant, arrivent des investisseurs importants. »

En partenariat avec l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, la région subventionne les installations. A ce jour, dix-huit unités de méthanisation à la ferme ont été autorisées.

2 870 MW

Ainsi est évaluée la puissance totale potentielle de l’éolien à l’horizon 2020 en Champagne-Ardenne, ce qui représenterait 1 282 éoliennes installées. La région produit aujourd’hui quatre fois plus d’électricité qu’elle n’en consomme, grâce à la présence sur son sol de deux centrales nucléaires, à Chooz et Nogent-sur-Seine. Dans son mix énergétique, la part du renouvelable, toutes origines confondues, est d’environ 4 %.

Notes

Note 01 152 infrastructures hydrauliques sont installées en Aquitaine. Un tiers sont des unités de plus de 8 MW (dans les Pyrénées) et deux tiers de moins de 8 MW (en Dordogne). Soit une production annuelle de 1 309 GWh sur les grands ouvrages et de 268 GWh sur les petits. Ces centrales sont concédées en majorité à la Shem (filiale de GDF-Suez), EDF et la SNCF. Quelques petites installations sont exploitées dans le cadre de régies. Retour au texte

Note 02 34 installations géothermiques exploitent le Dogger, aquifère francilien à 2 000 m de profondeur, d'une superficie de 15 000 km2 et dont la température est comprise entre 56 °C et 85 °C. De nouveaux forages vont être initiés. Retour au texte

Note 03 Utilisant la vitesse des courants marins. Retour au texte

Note 04 Elles perçoivent 25 % de la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), l'une des deux composantes de la CET (ex-taxe professionnelle). Retour au texte

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