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Energie

Agir pour l’Environnement déserte des auditions du débat sur la transition énergétique qu’elle juge « radioactives »

Publié le 08/04/2013 • Par Olivier Schneid • dans : Dossiers d'actualité, France

Parce qu’elle leur reproche un « manque de pluralisme », l’association Agir pour l’Environnement a annoncé jeudi 4 avril 2013 son boycott des séances organisées tous les jeudis dans le cadre du Débat national sur la transition énergétique. Elle juge à sens unique ces auditions, que l’on peut suivre sur l’Internet en vidéo et sur Twitter. Et, comme France Nature Environnement, elle s’interroge déjà sur l’issue du débat.

En lançant, jeudi 28 mars 2013, des rendez-vous hebdomadaires baptisés les « Entretiens de Roquelaure » (du nom de l’Hôtel de Roquelaure, le bâtiment accueillant le ministère de l’Ecologie, ndlr), le secrétariat général du Débat national sur la transition énergétique (DNTE) avait affiché sa volonté d’enrichir les échanges. En les retransmettant, en direct et en différé, par vidéo ainsi que sur le réseau social Twitter, il souhaitait aussi élargir leur audience, autrement limitée à peu ou prou une centaine de personnes. Mais derrière ces intentions louables, Agir pour l’Environnement y voit de malignes arrière-pensées.

« On déplace quelques stars du nucléaire » – « Ce n’est pas l’audition du président d’Areva Luc Oursel qui me dérange, mais le fait qu’elle arrive après celle de l’ancien président d’EDF et Gaz de France Pierre Gadonneix, de l’actuel président d’EDF Henri Proglio et du président de GDF Suez Gérard Mestrallet », explique le délégué général d’Agir pour l’Environnement, Stéphen Kerckhove, justifiant ainsi la décision, annoncée jeudi 4 avril 2013, de son association de boycotter ces auditions qualifiées à la fois de « radioactives » et « manquant de pluralisme ». « On déplace quelques stars du lobby nucléaire pour créer un simulacre de débat médiatisé », déplore-t-il. Son association l’a traduit en intégrant le logo des groupes précités dans celui du DNTE.

Un débat déjà chronophage – Stéphen Kerckhove dit avoir proposé, « en vain », aux organisateurs un « rééquilibrage » avec la présence de représentants d’ONG et des thématiques « plus dans le cœur de ce débat : les besoins et non l’offre ; la sobriété et non la production ; les transports et la mobilité ; le bilan carbone ; etc. » Lorsqu’on lui objecte que, par exemple, une sociologue, Marie-Christine Zelem, membre du mouvement Global Chance qui lui est proche, interviendra lors des Entretiens du 11 avril 2013, il précise sa pensée : « On ne souhaite pas démultiplier les auditions mais au contraire en limiter le nombre. On n’a pas de temps à consacrer à écouter plusieurs fois la même position sur le nucléaire alors que certains sujets ne sont même pas abordés. » Et il évoque les très nombreuses réunions du Conseil national et des groupes de travail.

Différence de traitement – Responsable du réseau Energie chez France Nature Environnement (FNE), Maryse Arditi trouve, elle aussi, « le casting disproportionné ». Mais elle est surtout gênée par la différence de traitement entre ces auditions, « décidées par l’Etat sans concertation, auxquelles les journalistes sont invités et qui sont mises en ligne », et les débats du Conseil national du DNTE , « une assemblée constituée de 112 membres représentant toute la diversité de la société, où la presse n’est pourtant pas admise et dont les comptes rendus ne sont pas publiés ». Les unes bénéficiant ainsi d’une audience élargie, les autres demeurant confidentielles. Elle entend donc réclamer une égalité de traitement.

Comment traduire le débat ? – Mais derrière ces critiques, on sent aussi monter l’inquiétude des ONG sur ce que produira le DNTE. « Il reste moins de trois mois avant la fin du débat, on sait qu’on devra faire des recommandations, mais on ignore comment on va procéder », questionne Maryse Arditi. « La logique voudrait que l’on vote, mais on a l’impression que la ministre de l’Ecologie de même que le Premier ministre ne veulent pas cela », confie-t-elle. Avec l’intention de le rappeler aussi souvent que possible à Delphine Batho, qui était vendredi 5 avril 2013 l’hôte du 37e congrès national de FNE.

L’ombre de 2003 – « Ces auditions ne sont pas le seul élément qui nous pose problème », renchérit Stéphen Kerckhove. Et il rappelle « ce qu’on a vécu en 2003 sur le débat énergie, à savoir un glissement progressif vers une loi visant à conforter le nucléaire, avec en toile de fond la promotion de l’EPR : une dérive dont on ne veut pas cette fois ». Nous avons ouvert un débat sans tabou, ne cesse de son côté de répéter Delphine Batho. Les ONG, comme d’ailleurs l’ensemble des participants du DNTE, attendent justement de connaître le sort que la loi de programmation sur la transition énergétique annoncée pour septembre 2013 réservera aux points de vue des uns et des autres. Tant ceux-ci sont souvent contradictoires.

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