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Décrochage scolaire

Jeunes en difficulté : Vincent Peillon expose son plan

Publié le 05/04/2013 • Par Hugo Soutra • dans : France, Toute l'actu prévention-sécurité

Au cours de déplacements à Albert (Somme) puis Calais (Pas de Calais), le ministre de l’Education nationale Vincent Peillon a détaillé les grands axes de la politique qu’il compte mener en faveur des jeunes en difficulté, qu’ils soient déjà exclus du système scolaire ou simplement perdus. Au programme : amélioration des relations école/entreprise, revalorisation des filières professionnelles, nouveau réseau (Foquale) de lutte contre le décrochage et remobilisation des acteurs locaux.

Deux visites successives jeudi 4 avril 2013, dans la Somme puis le Pas-de-Calais, ont permis à Vincent Peillon de se projeter dans l’avenir et d’exposer sa conception de l’école de la République. Car ce qui se passe aujourd’hui est une « catastrophe nationale. Certains élèves rencontrent des difficultés dès la maternelle ou le primaire, et 25% arrivent au collège avec des difficultés préétablies. Ils subissent alors des redoublements – inutiles pour 75% d’entre eux – avant de subir leur orientation vers des formations professionnalisantes déconsidérées » se lamente-t-il.

Inaugurant conjointement un pôle d’innovation ouvert aux entreprises et la plateforme productique du lycée professionnel Lamarck d’Albert (Somme), le ministre de l’Education a martelé que « le redressement de l’école de la République et le redressement industriel vont de pair. »

Collaboration Etat/Régions – La région « avec qui nous devons corriger la carte des formations professionnelles » a doté cet établissement – surnommé Lycée Airbus du fait de sa proximité avec l’aéropôle de Picardie – de nouveaux robots spécialisés dans l’usinage de composites, matériau dont devraient avoir besoin les entreprises locales sous-traitantes. « Il nous faut anticiper les mutations des systèmes productifs […] si l’on veut pérenniser le bassin d’emploi local » justifie le président du conseil régional Claude Gewerc (PS).

Cette complémentarité accrue entre offre de formations professionnelles et besoin des entreprises est un « modèle de ce qu’il faut faire » selon Vincent Peillon, toutefois conscient du chantier qu’il l’attend. « L’éducation nationale va refuser d’être « adéquationniste », au nom de l’exigence de culture envers nos enfants » ; parallèlement, « l’entreprise doit comprendre que l’éducation nationale n’est pas là pour placer les élèves dans leur vision tayloriste de la société. »

Collaboration Education/Entreprises – Un conseil éducation/entreprises va être créé dans les prochaines semaines, afin que les deux corps se parlent et cassent leurs représentations faussées. Au-delà du contexte économique, ce rapprochement serait d’autant plus urgent qu’il serait une réponse anticipée aux élèves en marge du système scolaire, qui font encore acte de présence à l’école sans n’être plus mobilisés ni mobilisables en cours, susceptibles de quitter le système scolaire sous peu.

Déplorant que 600 000 emplois qualifiés soient non pourvus, que 40 000 places soient non attribuées en lycée professionnel (puis 60 000 en cours d’année scolaire) et que le taux de chômage des non-diplômés approchent les 50 %, le ministre de l’Education fait des élèves en souffrance une priorité alors que « le système scolaire français est inéquitable – la plus grande inégalité est celle du manque d’informations – et n’est performant que pour l’élite » déplore son entourage.

« Diversité des excellences » – Ces filières professionnalisantes – qu’il entend revaloriser en décloisonnant la filière générale et en plaidant pour la « diversité des excellences » –  doivent donc offrir un avenir à des jeunes motivés n’ayant pas l’envie ou pas les capacités de poursuivre dans une « école de la défiance plutôt que de la confiance », mais pourrait également être le moyen de « raccrocher les décrochés.»

A peine nommé ministre, Vincent Peillon s’était engagé à faire revenir, en 2013, dans le système scolaire, 20 000 des 140 000 décrocheurs annuels, et 70 000 d’ici 2017. Tel était le but de sa visite de l’après-midi, au lycée Pierre de Coubertin de Calais. Le repérage des récents décrocheurs – élèves de 16 à 24 ans ayant quitté le système scolaire sans diplôme ni qualification autre que le brevet des collèges l’année dernière – par le système interministériel d’échange d’informations (SIEI) ne se fait plus une fois mais désormais trois fois par an : à l’automne, en avril puis en fin d’année scolaire.
« On en voit déjà les effets puisque depuis octobre, 69 500 décrochés ont été contactés par les plateformes de suivi et d’appui dont 42 600 ont été reçus en entretien individuel. Plus d’un tiers ont identifié une solution, dont 8 600 un retour en formation initiale dispensée par l’Education nationale » se félicite-t-il, contre 9 500 pour l’année 2012.

La réactivité est d’autant plus importante qu’un repérage tardif augmente les chances d’égarement du jeune en rupture scolaire, alors moins enclin à recevoir de l’aide et davantage susceptible de tomber dans la petite ou grande délinquance.

Après un contact personnalisé dans le cadre de la plateforme de suivi et d'appui aux décrocheurs, un bilan est réalisé par les personnels de la Mission de Lutte contre le Décrochage Scolaire (MLDS), anciennement mission générale d’insertion (MGI). Ce « profilage » permet d’orienter au mieux le jeune en fonction de son parcours, des causes du décrochage ainsi que de ses attentes. Tout au long de cette phase, le jeune est encadré par un tuteur de l’Education nationale mais est également susceptible de recevoir l’aide de conseillers psychologiques, de médiateurs de quartiers, d’art-thérapeutes ou d’éducateurs sportifs. S’il ambitionne de continuer à se former, le réseau Foquale lui propose ensuite de retourner dans un dispositif relevant de l’Education nationale ou du service civique. Cliquez dessus pour agrandir l'image

Raccrocher par la formation – Saluant l’initiative de son prédécesseur Luc Chatel qui avait créé 360 plateformes territoriales de suivi et d’appui aux décrocheurs scolaires n’étant plus soumis à l’obligation scolaire, Vincent Peillon souhaite y greffer par-dessus des réseaux Formation / Qualification / Emploi (Foquale). Quelle est la différence entre ces deux dispositifs ?

Quand la plateforme – co-pilotée par la préfecture et l’Education nationale – travaillait avec différents ministères (Ville, Intérieur, Justice, Sport et Jeunesse, Emploi, etc…) et les collectivités territoriales et orientait les jeunes en difficulté vers un emploi, de l’apprentissage, des stages ou des formations en structures innovantes (peu de places disponibles), le réseau se concentre sur le recensement et la promotion des différentes solutions proposées par l’Education nationale et l’Agence du Service Civique, susceptibles de les accueillir (lycées général ou professionnel, CFA, micro-lycées, lycée de la nouvelle chance, service civique, etc…) en fonction « des besoins de chacun et de la situation de l’emploi dans sa région pour assurer un débouché professionnel.»

Ce travail de coordination entre les dispositifs existants sur le territoire est réalisé en complémentarité de l’action menée par les collectivités, et notamment les « pactes régionaux pour la réussite éducative et professionnelle des jeunes ».

Agissant dans le périmètre d’action des 360 plateformes, les réseaux Foquale tiendront compte des moyens académiques comme des caractéristiques socio-géographiques des jeunes en difficulté : un décrocheur ayant vécu dans des communes fortement industrialisées, périurbaines, rurales, isolées du Nord de la France, de la Picardie ou de Provence-Alpes-Côte-d’Azur avec des parents souvent non-diplômés, massivement touchés par le chômage et/ou sans grand capital culturel n’a pas les mêmes attentes qu’un décrocheur issus de classes moyennes installées autour de grandes agglomérations. A la plateforme et au réseau Foquale de s’adapter alors au contexte territorial. Carte téléchargeable ici

360 réseaux Foquale opérationnels en septembre 2013 –  « Le vrai effort porte sur les lycées professionnels, qui ont des places vacantes et savent traiter ce public – la moitié des décrocheurs viennent des filières professionnelles – et donnent une perspective d’emploi dans les 1 à 3 ans à venir » rapporte un proche du ministre.

La circulaire Foquale, publiée au bulletin officiel du 4 avril 2013, doit permettre de passer d’un tiers de réseaux aujourd’hui opérationnels à 360 d’ici la rentrée scolaire 2013, et ainsi de systématiser la proposition de retour à la formation initiale. Les réseaux pourront compter sur des référents « décrochage scolaire », dans les établissements à fort taux d’absentéisme et de décrochage, afin de faciliter le retour des jeunes raccrocheurs et anticiper le décrochage des élèves en souffrance.

 

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Commentaires

Jeunes en difficulté : Vincent Peillon expose son plan

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ssrw38

08/04/2013 10h49

et si on commencait par s’interesser aux conditions de scolarisation dans les maternelles et élémentaires… nombre d’é »lèves, remplacements des enseignants absents… N’aurions nous pas moins de jeunes en dificulté d’ici une dizaine d’année ? Travailler sur le public sacrifié par des années de saccage de l’éducation nationale c’est bien mais pensons aussi aux générations qui arrivent.

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