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Petite enfance

Agir dès la crèche contre les stéréotypes de genre

Publié le 04/04/2013 • Par Michèle Foin • dans : France, Toute l'actu RH

Dans leurs pratiques, les professionnels de la petite enfance contribuent à conforter les stéréotypes de genre, malgré une apparente neutralité. Dans son rapport sur l’égalité entre les filles et les garçons dans les modes d’accueil de la petite enfance, publié jeudi 28 mars 2013, l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) appelle à une prise de conscience des collectivités territoriales gestionnaires et des professionnels des crèches.

Toutes les politiques de promotion de l’égalité homme femme butent contre un obstacle majeur : les systèmes de représentations qui assignent hommes et femmes à des comportements prédéterminés. Ces systèmes de représentation se formant tôt dans la vie, Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes a demandé à l’été 2012 à l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) d’examiner comment ils s’élaboraient dans les modes d’accueil de la petite enfance.

Dans son rapport rendu jeudi 28 mars, la mission de l’Igas dresse un bilan « déroutant » des pratiques au sein des établissements d’accueil de la petite enfance car :

  • La question des représentations du masculin et du féminin est absente des programmes de formation des professionnels de la petite enfance, qu’elle soit initiale ou continue.
  • L’apparente neutralité des professionnels est contredite dans la pratique.

Reproduction des stéréotypes – Si les documents des collectivités territoriales et des établissements de la petite enfance ne mentionnent jamais le caractère sexué de l’enfant, si les professionnels eux même affirment ne jamais guider les activités des enfants, et les traiter de manière égalitaire quel que soit leur sexe, cette neutralité n’est guère suivie d’effet dans les pratiques.
Motricité, gestion des émotions, activités et jeux, usage du corps, usage des vêtements, littérature enfantine… sur tous ces aspects, filles et garçons ne sont pas traités à la même enseigne, comme le montrent les observations menées.

Ainsi, les petites filles sont-elles moins stimulées dans les activités collectives que les garçons, tandis que leur apparence attire plus l’attention des adultes.
Les écarts vestimentaires des enfants aux codes sexués, lorsqu’ils se déguisent, sont corrigés par le geste ou la parole des professionnels, relèvent les rapporteurs.

Autre exemple : celui de la littérature enfantine. Sur 78% des couvertures de livres pour enfants, figure un personnage masculin. Les héros y sont deux fois plus nombreux que les héroïnes. Or seuls 30% des professionnels de la petite enfance reconnaissent choisir les livres en veillant aux stéréotypes de genre.

Déni – Les actions de promotion de l’égalité auprès des tout petits sont quasi inexistantes : « le déni ou l’absence de conscience d’œuvrer à une socialisation différenciée prévaut », écrivent les rapporteurs, « alors même que la prime enfance est précisément le temps de l’acquisition des principales transmissions qui vont marquer le devenir du sujet ».

Le rapport remarque néanmoins un léger frémissement du côté des collectivités locales, qui laisse à penser que tout n’est pas si sombre.
Ainsi, plusieurs expériences de formation et de sensibilisation des professionnels sur le terrain ont été menées dans des crèches (Saint-Ouen, Dijon, Montpellier, Limoges, Lyon, ou Nantes). 

Démarche PASS-ÂGE – La mission préconise de construire une démarche pour sensibiliser et former les professionnels de la petite enfance à la socialisation sexuée des enfants : la démarche PASS-ÂGE, qu’il conviendra d’amener en douceur, car beaucoup de professionnelles ont fondé leur légitimité à exercer ce métier sur la conviction qu’en tant que femme, elles seraient naturellement compétentes à s’occuper d’enfants.
« Pour que l’approche de genre ne soit pas vécues comme une menace, il importe d’avancer à partir des expériences et du ressenti de chacun », prévient la mission.

La majorité des professionnels interrogés exprime également la crainte de se mettre en porte-à-faux avec les familles et de faire de l’ingérence sur ce sujet délicat.

Le chemin pour modifier en profondeur les représentations stéréotypées de la société à l’égard des hommes et des femmes reste donc semé d’embûches.

Les préconisations qui concernent les collectivités territoriales

  • Sensibiliser les professionnels de toutes les crèches dès 2013, avec l’aide d’un DVD qui serait envoyé à tous les établissements d’accueil de la petite enfance. Maires et présidents des conseils généraux seraient invités à distribuer ce DVD et à organiser une journée pédagogique sur ce thème.
  • Expérimenter la démarche dans 10 crèches pilotes dès 2013, avec élaboration d’un guide d’accompagnement.
  • Sensibiliser les parents, et notamment les pères, lors d’une réunion de rentrée, à l’aide d’un DVD.
  • Mettre en réseau l’ensemble des acteurs de la prise en charge de la petite enfance par la signature d’un « pacte éducatif pour l’enfance », organisation de groupes de travail pour construire la démarche « PASS-ÂGE ».
  • Créer un baromètre d’évaluation de la démarche, au sein du ministère des affaires sociales.
  • Réviser les documents d’orientation des collectivités territoriales et des crèches pour qu’ils intègrent la question des stéréotypes sexués dans la socialisation des enfants.
  • Inscrire dans les orientations de la formation initiale et continue des agents des collectivités territoriales, et des assistantes maternelles, l’éducation à l’égalité entre filles et garçons dès la naissance.
  • Créer une mission nationale d’impulsion de l’emploi masculin dans les métiers de la petite enfance.
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Agir dès la crèche contre les stéréotypes de genre

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François

08/04/2013 01h47

Le mariage pour tous ne suffit pas aux tenants du gender.
Il faut que dès l’enfance ont formatent les enfants pour leur dire qu’ils sont identiques, qu’ils n’ont pas de différences, qu’ils doivent s’habiller pareil, jouer avec les mêmes jouets, ne pas s’hbituer à être fille ou garçon. Il faut qu’ils puissent choisir à l’age adulte.
Comme dirait mon beau-frère suite à des naissances dans son élevage et à qui on demandait combien de veaux ou de velles : « je ne sais pas, on verra quand ils choisiront à l’age adulte… »

Galin

08/04/2013 02h19

@ François : le but est justement d’arrêter de formater les enfants, et non l’inverse. Ce n’est pas les emprisonner mais les libérer des contraintes qui les / nous oppressent déjà.
Fille ou garçon ne doivent pas s’habiller pareil ou jouer avec les mêmes jouets mais faire selon leurs goûts réels, ouvrir le champ des possibles (et les esprits).
Par ailleurs, lier ce sujet à celui du mariage pour tous…

Antoine

15/04/2013 01h09

On se demande l’intérêt que représente la possibilité pour un petit garçon de s’habiller en fille et de faire des activité de filles et vis-versa.

N’en déplaise à Galin, je ne vois pas la « contrainte » que représente le fait d’admettre que filles et garçons puissent avoir des envies et des centres d’intérêt différents. D’ailleurs, l’article indique bien qu’il n’y a pas de contraintes.

En outre, si cela présentait tout de même un intérêt, je ne pense pas que cela doive être une priorité pour le gouvernement, vu le contexte économique et social actuel…

François

15/04/2013 08h45

Il me semble que dans cet article, il était fait très clairement mention de l’habillement.
La libération dont vous parlez me semble bien dépassée dans cette démarche.
Jamais ma fille n’a été empêchée de jouer avec un type de jouet présent à la maison, non plus que mon fils.
Tous deux font des sports communs, natation et ponney.
Mon fils fait aussi de la gym. Dans ce sport,les agrès sont différents selon les filles ou les gars. Faut-il supprimer la différence entre les 2 au nom du principe de genre ?
Quant à la lecture, j’ai toujours eu accès à tous les livres pour enfant de la maison. J’ai fait ma sélection moi-même pour savoir ceux vers lesquels j’étais attirés.
Mes enfants lisent aussi les livres qui les intéressent. Ma fille dévore tout. Le second commence juste à lire.
Enfin en ce qui concerne les métiers, je pense qu’ils considèrent que la plupart des métiers peuvent être occupés par un homme comme par une femme.
Si je parle de mes enfants c’est que je les connais mieux, mais dans la plupart des familles que je connais, les attitudes seraient semblables. Je connais aussi beaucoup de personnes travaillant dans des services de petite enfance, et j’ai beaucoup aprlé avec eux. Où est le problème ?
Je ne comprends pas qu’on veuille stimuler l’enfant à aller « chercher » la différence. C’est cette prétention à la « libération » qui me choque. Elle me rappelle celle des régimes qui veulent affranchir les peuples de leurs croyances en empêchant la pratique de la religion, sous prétexte qu’elle est l’opium du peuple.
Faire le lien avec le « mariage pour tous » me semble clair.
Il faut « libérer » les enfants de leur appartenance à un sexe donné pour qu’il puisse mieux admettre, à commencer par eux-mêmes, les couples de même sexe…

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