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Emploi des jeunes

Les emplois d’avenir dans les collectivités peinent à démarrer… pour l’instant

Publié le • Par • dans : France

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Le nombre d’emplois d’avenir dans les collectivités n’est pas (encore ?) très élevé : environ 3 000 fin février 2013. Quelles sont les raisons à cette lente montée en charge ? Les missions locales sont-elles débordées ? Même si pour lui la situation est normale, le ministère prévoit certains ajustements dans les prochains jours.

 

Contraintes juridiques, manque de visibilité, contexte économique, résistances syndicales… Les raisons sont diverses et variées pour expliquer l’absence d’engouement des collectivités – pour le moment – pour le dispositif emplois d’avenir créé par la loi n° 2012-1189 du 26 octobre 2012.

Les chiffres sont là. Environ 3 000 emplois d’avenir signés à la fin février dans des collectivités, 8 000 en comptant les associations, et 10 000 en prenant en compte les emplois d’avenir professeur. Plus de 95 % sont des CDD, et plus de 70 % ont une durée de plus de deux ans.
Près de 40 % sont conclus dans des collectivités – dont 90 % par des communes ou EPCI – et 45 % dans des associations.

90 % dans des communes ou EPCI - Le ministre du Travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social Michel Sapin annonce un total de 15 000 à la fin mars [Lire aussi notre interview] : des chiffres qu’il faut mettre en regard avec l’objectif de 100 000 pour la fin de l’année.
Mais pour lui, rien que de très normal. Il faut que la machine se mette en route. Et ce démarrage progressif avait été observé aussi pour les emplois jeunes notamment.

Des voix s’élèvent pourtant pour mettre le doigt sur le manque d’implication des collectivités. « D’un certain point de vue, ce sont de pires employeurs que le secteur privé. Le dispositif marche plutôt bien, mais ce n’est pas le cas dans les collectivités. Les syndicats doivent comprendre que 25 % des jeunes sont au chômage. Certaines collectivités raisonnent en outre mal, en prévoyant de faire des tests, des bilans de compétences. C’est la catastrophe assurée. Il faut être dans du cas par cas », expliquait le président de l’Union nationale des missions locales (UNML) Jean-Patrick Gille, le 14 mars au cours d’une rencontre organisée par l’Association des maires des grandes villes de France (AMGVF) et l’Assemblée des communautés de France (ADCF).

Certaines régions font même carrément figure de mauvaises élèves. L’Ile-de-France surtout est montrée du doigt. Très peu d’emplois d’avenir y auraient en effet été signés. Mais plusieurs raisons spécifiques expliqueraient ces piètres résultats : des relations difficiles entre missions locales et Pôle Emploi, notamment.

Intercommunalités - Le ministère semble conscient des difficultés. Des ajustements devraient être mis en place rapidement. Est notamment en préparation une deuxième version de son questions/réponses DGEFP qui devrait sortir dans les jours qui viennent.
D’autres ajustements devraient concerner la possibilité de recruter un jeune pour une intercommunalité, les jeunes qui ont fait de l’intérim, ceux qui souhaitent aussi être en service civique, les postes dans le domaine des services à domicile, et les emplois d’avenir à temps partiel.

Le volet formation prévu dans le dispositif a pu aussi poser difficulté. Les organismes collecteurs de la formation (Opca) ont dû se mettre d’accord sur les sommes à consacrer à la formation des jeunes en emplois d’avenir. Le processus n’est d’ailleurs pas encore terminé, toutes les conventions ne sont pas signées.
Il a fallu que les conseils régionaux et généraux s’impliquent, de même que les Opca, ce qui a pu freiner certaines signatures d’emplois d’avenir, indique-t-on au Conseil national des missions locales (CNML).

Accompagnement des parcours de formations - Au CNFPT, on assure que les évolutions attendues sont en marche. Des formations d’adaptation de deux jours pour comprendre l’environnement territorial vont être mises en place. De même que des formations à la méthodologie de l’accompagnement des parcours de formations, pour les agents des services ressources humaines des collectivités, ainsi que des formations à destination des tuteurs, etc.
Des nouveautés qui doivent être matérialisées au sein du contrat d’objectifs et de moyens (COM) qui devrait être très prochainement signé entre le CNFPT et l’Etat, expliquait le 14 mars Pascale Calandot, directrice régionale de la délégation Basse-Normandie du CNFPT.

Concrètement, aujourd’hui les acteurs de terrain naviguent à vue : les jeunes ont commencé à travailler et un point est souvent prévu au bout de quelques mois, pour déterminer leur projet de formation. « Le volet formation est en train de se mettre en place. Il fait intervenir de nombreux acteurs : les Opca, le CNFPT, les conseils régionaux, etc. » justifie Philippe Jourdan, le vice-président de l’Association nationale des directeurs de mission locale (ANDML).
Le ministère aussi explique que les employeurs n’ont pas à monter de plan de formation en amont, et qu’il vaut mieux laisser du temps pour déterminer les besoins du jeune.

Nombreux acteurs - Pour booster le nombre de contrats, le gouvernement mobilise donc ses troupes, au premier rang desquelles les missions locales, qui ressentent une certaine pression sur leurs épaules.
Or les 25 millions d’euros de moyens supplémentaires prévus dans la loi « emplois d’avenir » viennent seulement d’arriver sur place, pour les missions locales elles-mêmes, ou des prestataires de ces dernières pour des travaux d’ingénierie.

Tous les acteurs s’accordent sur un point : les recrutements en emplois d’avenir prennent du temps. « Je comprends l’impatience, on vit dans un monde comme ça. Mais c’est un dispositif qui nécessite des explications. Et il faut plusieurs semaines entre la publication de l’offre et le recrutement », détaille Philippe Jourdan.
Rendez-vous dans quelques mois pour un nouveau bilan donc.

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  1. 1. 1miloenquestion 30/04/2013, 23h16

    Je travaille en mission locale... ce contexte annoncé j'ai quelques précisions sur ce dispositif : un dispositif de plus certes mais avec la ferme volonté pour ma part d'insérer le jeune concerné. Notre force, notre forme associative qui nous permet d'innover, une obligation de remise en question constante, des conseillers aux profils variés soutenus par des valeurs fortes.....notre faiblesse, cette même forme associative qui effectivement nous rend tributaires des désidératas locaux des ya ka faire on a pas le choix si c'est le préfet qui dit que......alors soit je continu, avec la conviction que le système ne changera pas tout, toujours les mêmes dispositifs qui se succèdent sous des noms différents...... mais qu'en faisant du cas par cas, en travaillant pour le jeune que je reçois et pas pour ces dispositifs je donne un sens à mon travail. Ce n'est qu'un outil de plus qui devrait effectivement être dirigé vers les entreprises du secteur marchand quasi exclusivement, certaines collectivités locales n'ont rien à faire des critères et cherchent à caser les jeunes qu'elles ont déjà en stage ou en alternance : la meilleure preuve ? 90% des emplois d'avenir sont dans ce secteur connaissez vous la proportion de jeune sans diplôme ? dans ma région 60% de ces emplois ont été accordés sous les pressions préfectorales et d'élus locaux à des jeunes diplômés pour ne pas dire ultra diplomés...beaucoup de conseillers de missions locales sont dégoutés de la tournure que prennent ces emplois d'avenir. Le gouvernement a sous estimé l'impact des élus locaux dans le travail des conseillers. Le dispositif est un très bon outil détourné encore une fois de son objectif principal : aider le jeune à s'insérer durablement et à se former. A qui profite le crime ? le préfet aura sa bonne note s'il atteints ses objectifs. Caricatural me direz vous ? simpliste ? à peine.....

  2. 2. Galimatia 03/04/2013, 21h02

    Emploi d'avenir : un contrat qui s'ajoute à tous les autres contrats et qui ajoute de l'illisibilité au Code du travail et de la concurrence, au détriment notamment du développement de l'apprentissage.
    Et la cheville ouvrière de ce nouveau dispositif est la Mission locale, structure incapable, sclérosée, animée par des petits potentats locaux dont la seule ambition est de s'assurer des rémunérations et des avantages confortables. Les Missions locales sont incapables et ne savent pas, ou plus, accompagner les jeunes. Leur confier le soin de promouvoir et d'accompagner le déploiement des emplois d'avenir est le meilleur moyen de faire échouer le système.
    Quant au CNFPT et son offre de 2 jours de formation, c'est une véritable plaisanterie ! Là aussi, un système vieillissant sans aucune innovation pédagogique.

  3. 3. ALIMAS 29/03/2013, 10h08

    (09A2514A01). EMPOI D’AVENIR POUR QUI !? Je vous duplique ici, le commentaire de [lilie 06/03/2013, 15h13] répondant à l’article «EMPLOI. Emplois d’avenir: “plus de frilosité du côté des communes” – Jean-Patrick Gille (missions locales). Publié le 05/03/2013. 3 commentaires. (09A2342) [http://www.lagazettedescommunes.com/157352/emplois-davenir-plus-de-frilosite-du-cote-des-communes-jean-patrick-gille-missions-locales/].

    [«...lilie 06/03/2013, 15h13. On marche vraiment sur la tête ! Quand je suis sortie de mon Bac+5 administration et gestion des territoires, j'ai eu un mal fou à trouver mon premier emploi (pourtant j'ai le diplôme requis pour travailler dans les collectivités territoriales). Dans les courriers négatifs, on me disait toujours que je n'avais pas assez d'expériences (alors que j'avais fait quelques stages en collectivité tout de même). Aujourd'hui, je suis enfin en collectivité mais en (CDD) ... tandis que les chanceux qui vont pouvoir bénéficier de ces contrats d'avenir auront un (CDI) (voir un autre article récent sur la gazette). Quand j'ai lu ce fameux article traitant de la CDIsation de ces contrats d'avenir, j'ai eu envie de hurler ! Je me suis dit qu'il n'y avait aucune justice dans la (FPT) : Fonction Publique Territoriale.
    Aujourd'hui, je suis totalement déçue. Je pense peut-être chercher dans le privé car ce (CDD) est précaire et ne m'offre pas d'avenir ... J'espère sincèrement que ces messages seront lus par des personnes influentes qui pourront faire bouger les lignes, car si les choses continuent ainsi dans la (FPT), VOUS N'AUREZ PLUS DE PERSONNES COMPÉTENTES ET QUALIFIÉES, et j'ai envie de dire bien amèrement, que ce sera mérité ...

    (09A2514A02). LE MOT EST UN ÊTRE VIVANT DISAIT VICTOR HUGO. Tant qu’il me sera donné de vouloir, savoir et pouvoir, je le ferai même si je dois le répéter, que le mot seul à un sens originel, mais peut prendre un tout autre sens selon les textes et contextes ou il est utilisé, par qui, comment, où, pourquoi, quand, etc. ... ! Dans un article précédent, il est question à propos du concept «EMPLOIS D’AVENIR» : D’«INSERTION DES JEUNES» et dans le présent article d’«EMPLOI DES JEUNES».

    INSERTION D’UN JEUNE signifie :
    1). Pour celui qui insère : Fait d’insérer et d’encadrer contractuellement un jeune dans sa collectivité, à partir d’un (CDD) : Contrat à Durée Déterminée.
    2). Pour celui qui s’insère : Acte d’un jeune qui accepte contractuellement de s’insérer dans un emploi et d’être encadré par une collectivité donnée, à partir d’un (CDD).

    EMPLOI D’AVENIR D’UN JEUNE signifie :
    1). Pour celui qui emploie : Capacité de former un jeune à l’exercice d’un travail d’avenir, pendant le temps d’un (CDD).
    2). Pour l’employé donc le jeune : Accepter d’apprendre, sous condition de pouvoir exercer un travail d’avenir, à la sortie de son (CDD).

    Donc, si je résume bien, l’État d’ici fin 2014, va créer 150.000 emplois subventionnés à hauteur de 75 %, principalement au sein des collectivités locales et associations. Le Parlement a donné le feu vert, à cette mesure destinée en priorité aux jeunes pas ou peu qualifiés.

    C’EST UN DISPOSITIF DE MAIN-D’ŒUVRE TROMPE L’ŒIL. C’est du dumping social ! Des contrats de dupes ! Les structures publiques, agences, associations, (EPIC), syndicats, etc. ... vont disposer de «bras» et d’argent public, pour faire-faire à leur place, ce qu’elles ne font plus (et qu’elles devraient faire), ne veulent plus faire ou font mal. Les jeunes vont-ils être suivis au niveau des exigences de résultats quant à leur véritable avenir, c'est-à-dire l’apprentissage et l’acquisition de compétences à l’exercice d’un vrai métier d’avenir, directement exploitable à la sortie du dispositif ?

    Permettez-moi d’en douter, connaissant par expérience, la propension des fonctionnaires «fixés» c'est-à-dire en place protégés par leur statut, à exploiter les nouveaux (jeunes, moins jeunes et anciens) directement ou indirectement en leur faisant faire des activités subalternes, (travaux de classement, de rangement, de photocopies, de pauses café, de préparation de salle de réunion, de concert, d’événement médiatique, etc. ...) non branché(e)s sur les besoins économiques des professionnels environnants.

    Je propose depuis de nombreuses années, que l’on institue un dispositif que je désigne (SERS) : Solidarité, Équité et Réciprocité Sociale, à partir d’un compteur (DÉCITEMPS) : DÉCIsion de consacrer du TEMPs Social. Est-il raisonnable voire souhaitable, en ces temps de dettes et déficits publiques colossaux, de créer des emplois aidés (non marchand) qui n’ont aucune réalité économique, pour l’unique objectif de diminuer le chômage et cela, à partir d’argent public et pour seulement occuper des personnes !?

    Pour que ce dispositif soit équitable, il ne fallait pas le réserver à une catégorie. Il fallait l’ouvrir à toutes les catégories de personnes (jeunes, moins-jeunes et anciens) et de métiers et en particulier, aux personnes sans activité, en activité réduite et aux chômeurs et surtout, être certain que les employeurs putatifs aient de véritables compétences à vouloir, savoir et pouvoir instruire et former les personnes, à l’exercice de vrais métiers d’avenir et non pour satisfaire des activités assujetties à leurs propres besoins.

    Quelle est la part de temps et où d’argent que les français veulent consacrer à l’apprentissage de nouvelles activités et à leur formation permanente, leur vie durant ? Ceux et celles qui ont bénéficié ou qui bénéficient de solidarité publique devraient par réciprocité, consacrer du temps à disposition des associations et services publics. Voilà de nombreux articles que je parle de (DÉCITEMPS) : DÉCIsion de consacrer du TEMPs Social, pour (SERS) : Solidarité, Équité et Réciprocité Sociale. L’agence gérant le Dispositif (SCV) : Service Civil Volontaire devrait aider financièrement ces associations. Cela leur attribuerait des compétences et des capacités d’emplois.

    Le (SCV) devrait être pensé ou repensé, à partir d’un dispositif de comptage d’un «DÉCITEMPS» pour (SERS). Le (SCV) est confondu (dans l’esprit du grand public) avec le bénévolat, lequel est traditionnellement ou conventionnellement une activité non rétribuée, non indemnisée, choisie volontairement et qui s'exerce en général au sein d'une association, d'un syndicat ou d'une structure publique. Celui ou celle qui s'adonne au bénévolat est appelé bénévole. L'étymologie du mot vient du latin «benevolus» qui signifie «bonne volonté».

    Le (SCV) pourrait être adossé aux dispositifs d’accidents de la vie tel que, pour exemple, les (ASSEDIC) pour le chômage. On pourrait créer une unité de compte qui serait le (DÉCITEMPS). Il serait possible alors de considérer que, le fait d’être volontaire pour un travail social de solidarité et/ou de réciprocité, n’impliquerait pas ou ne devrait pas impliquer systématiquement la notion de gratuité. On pourrait l’indemniser et ou le comptabiliser à partir du compteur (DÉCITEMPS) de la personne !

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