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Emploi des jeunes

Les emplois d’avenir dans les collectivités peinent à démarrer… pour l’instant

Publié le 28/03/2013 • Par Agathe Vovard • dans : France

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Le nombre d’emplois d’avenir dans les collectivités n’est pas (encore ?) très élevé : environ 3 000 fin février 2013. Quelles sont les raisons à cette lente montée en charge ? Les missions locales sont-elles débordées ? Même si pour lui la situation est normale, le ministère prévoit certains ajustements dans les prochains jours.

 

Contraintes juridiques, manque de visibilité, contexte économique, résistances syndicales… Les raisons sont diverses et variées pour expliquer l’absence d’engouement des collectivités – pour le moment – pour le dispositif emplois d’avenir créé par la loi n° 2012-1189 du 26 octobre 2012.

Les chiffres sont là. Environ 3 000 emplois d’avenir signés à la fin février dans des collectivités, 8 000 en comptant les associations, et 10 000 en prenant en compte les emplois d’avenir professeur. Plus de 95 % sont des CDD, et plus de 70 % ont une durée de plus de deux ans.
Près de 40 % sont conclus dans des collectivités – dont 90 % par des communes ou EPCI – et 45 % dans des associations.

90 % dans des communes ou EPCI - Le ministre du Travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social Michel Sapin annonce un total de 15 000 à la fin mars [Lire aussi notre interview] : des chiffres qu’il faut mettre en regard avec l’objectif de 100 000 pour la fin de l’année.
Mais pour lui, rien que de très normal. Il faut que la machine se mette en route. Et ce démarrage progressif avait été observé aussi pour les emplois jeunes notamment.

Des voix s’élèvent pourtant pour mettre le doigt sur le manque d’implication des collectivités. « D’un certain point de vue, ce sont de pires employeurs que le secteur privé. Le dispositif marche plutôt bien, mais ce n’est pas le cas dans les collectivités. Les syndicats doivent comprendre que 25 % des jeunes sont au chômage. Certaines collectivités raisonnent en outre mal, en prévoyant de faire des tests, des bilans de compétences. C’est la catastrophe assurée. Il faut être dans du cas par cas », expliquait le président de l’Union nationale des missions locales (UNML) Jean-Patrick Gille, le 14 mars au cours d’une rencontre organisée par l’Association des maires des grandes villes de France (AMGVF) et l’Assemblée des communautés de France (ADCF).

Certaines régions font même carrément figure de mauvaises élèves. L’Ile-de-France surtout est montrée du doigt. Très peu d’emplois d’avenir y auraient en effet été signés. Mais plusieurs raisons spécifiques expliqueraient ces piètres résultats : des relations difficiles entre missions locales et Pôle Emploi, notamment.

Intercommunalités - Le ministère semble conscient des difficultés. Des ajustements devraient être mis en place rapidement. Est notamment en préparation une deuxième version de son questions/réponses DGEFP qui devrait sortir dans les jours qui viennent.
D’autres ajustements devraient concerner la possibilité de recruter un jeune pour une intercommunalité, les jeunes qui ont fait de l’intérim, ceux qui souhaitent aussi être en service civique, les postes dans le domaine des services à domicile, et les emplois d’avenir à temps partiel.

Le volet formation prévu dans le dispositif a pu aussi poser difficulté. Les organismes collecteurs de la formation (Opca) ont dû se mettre d’accord sur les sommes à consacrer à la formation des jeunes en emplois d’avenir. Le processus n’est d’ailleurs pas encore terminé, toutes les conventions ne sont pas signées.
Il a fallu que les conseils régionaux et généraux s’impliquent, de même que les Opca, ce qui a pu freiner certaines signatures d’emplois d’avenir, indique-t-on au Conseil national des missions locales (CNML).

Accompagnement des parcours de formations - Au CNFPT, on assure que les évolutions attendues sont en marche. Des formations d’adaptation de deux jours pour comprendre l’environnement territorial vont être mises en place. De même que des formations à la méthodologie de l’accompagnement des parcours de formations, pour les agents des services ressources humaines des collectivités, ainsi que des formations à destination des tuteurs, etc.
Des nouveautés qui doivent être matérialisées au sein du contrat d’objectifs et de moyens (COM) qui devrait être très prochainement signé entre le CNFPT et l’Etat, expliquait le 14 mars Pascale Calandot, directrice régionale de la délégation Basse-Normandie du CNFPT.

Concrètement, aujourd’hui les acteurs de terrain naviguent à vue : les jeunes ont commencé à travailler et un point est souvent prévu au bout de quelques mois, pour déterminer leur projet de formation. « Le volet formation est en train de se mettre en place. Il fait intervenir de nombreux acteurs : les Opca, le CNFPT, les conseils régionaux, etc. » justifie Philippe Jourdan, le vice-président de l’Association nationale des directeurs de mission locale (ANDML).
Le ministère aussi explique que les employeurs n’ont pas à monter de plan de formation en amont, et qu’il vaut mieux laisser du temps pour déterminer les besoins du jeune.

Nombreux acteurs - Pour booster le nombre de contrats, le gouvernement mobilise donc ses troupes, au premier rang desquelles les missions locales, qui ressentent une certaine pression sur leurs épaules.
Or les 25 millions d’euros de moyens supplémentaires prévus dans la loi « emplois d’avenir » viennent seulement d’arriver sur place, pour les missions locales elles-mêmes, ou des prestataires de ces dernières pour des travaux d’ingénierie.

Tous les acteurs s’accordent sur un point : les recrutements en emplois d’avenir prennent du temps. « Je comprends l’impatience, on vit dans un monde comme ça. Mais c’est un dispositif qui nécessite des explications. Et il faut plusieurs semaines entre la publication de l’offre et le recrutement », détaille Philippe Jourdan.
Rendez-vous dans quelques mois pour un nouveau bilan donc.

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  1. 1. Révolutionnaire 01/10/2014, 16h56

    Il faut faire des efforts ....on entend que cela mais nos élus ne sont pas prêts à en faire pour eux. Toujours autant de Sénateurs inutiles, de nombreux députés biens payés et absents de l'assemblée, des conseillers généraux ? que font-ils ceux-là ?Des conseillers régionaux ?....mais tout cela a un coût et avant de demander encore aux autres de se serrer la ceinture il faudrait montrer l'exemple et être des sénateurs , députés etc... ordinaires et un salaire ordinaire entre 2500 et 3000 euros serait largement suffisant pour le temps de présence.la fronde monte et je vous assure que lorsque l'étincelle va démarrer il n'est pas dit que le feu soit circonscrit % d’augmentation sur les timbres, 2 cts par litre sur le gasoil etc...point d'indice gelé, augmentation des transports , EDF, GDF etc...La baisse des dotation et la mise en place des régions et métroples va avoir un effet pervers avec la diminution des agents territoriaux, de l'état et de l'hospitalière mais quand la gamelle est vide le 15 mois c'est dangereux: un vieux proverbe paysan dit ceci: quand il n'y a plus de foin à l'étable, les ânes se battent. A méditer.

  2. 2. TansonHenri 01/10/2014, 12h30

    Cette baisse des dotations semble inéluctable. Nous devons donc nous préparer à des années difficiles. Pour les citoyens, pour les entreprises, pour l'emploi, etc...
    Et nous ne pouvons rien faire d'autre que de dire que nous ne sommes pas contents, pas d'accord. Mais qui nous demande notre avis. Et puisque l'Etat dit qu'il n'y a plus de sous, que pouvons nous faire? Essayer de comprendre pourquoi l'état nous dit cela? Et imaginer d'autres explications, d'autres solutions? Zut. Là, il faut faire de la politique et remettre en cause pas mal de choses. Mais qui est prêt à le faire?
    Qui dira que nous sommes gouvernés par des gens qui ne semblent pas mettre en avant l'intérêt des Français dans ses décisions. Qui obéit aux directives de Bruxelles sans se poser de questions. Qui accepte cette idée que la dette contractée auprès des banques privées doit être remboursée, maintenant, alors que d'autres pays, et pas des moindres, ont largement dépassé notre niveau d'endettement sans s'inquiéter! Qui essaye de nous persuader que notre travail est trop cher et que nous devons acçepter des sacrifices. Qui oublie de dire que notre travail n'est cher que par rapport aux coûts de main d'œuvre des pays sans protection sociale, les Chinois, les Bulgares, les Roumains. Etc...
    Il faut se poser les bonnes questions, essayer de comprendre et agir.
    Mais là, nous acceptons, résignés, de nous faire tondre, comme si il n'y avait pas de solution... Il y en a pourtant. J'en suis convaincu. Et pacifique en plus!

  3. 3. parisienne 01/10/2014, 11h43

    Il aura donc fallu la diffusions d'une émission consacrée à la protection de l'enfance et à ses dérives pour qu'enfin, les conseils généraux s'en soucient enfin ! Et pour faire quoi ?
    Ah oui, un guide pour l'autodiagnostic…c'est vrai que c'est diablement efficace…

  4. 4. Yann 01/10/2014, 09h02

    Transition énergétique en façade et destruction de la nature par les forces armées de l'Etat de l'autre...
    Et les médias dominants, en n'informant pas des violences policières qui ont lieu actuellement contre les oppsants au barrage sont complices!

  5. 5. bazane 30/09/2014, 14h34

    Pour les besoins de sa démonstration JC Mailly inverse la relation de causalité : c'est parce que l'économie des petites villes périclite et que leur population diminue, notamment en raison de la densification urbaine dans les grandes agglomérations, que les services publics de proximité ferment, et non l'inverse.
    Quant à "sauver le service public" : M. Mailly a un égo hypertrophié pour le moins.

  6. 6. sylvie 30/09/2014, 12h43

    Nous confirmons ici notre profond mécontentement quant à la « cannibalisation » des plages de Juan les Pins par ces « paillotes » du bord de mer. En effet, des appartements, nous ne voyons que des toits disgracieux au lieu du sable. Des restaurants du boulevard, impossible d’y voir un grain. Pour la promenade à pied, aucune vue non plus, vue sur les toits avec le gras des friteuses et avec les odeurs de cuisine en plus.

    De plus, de nombreuses plages privées nous empêchent de profiter de la mer, ne respectant pas la loi sur la protection du littoral qui date de 2006 !

    Nous tenons à signaler que contrairement aux dires de ces "plagistes financiers aux grosses Mercedes", la majorité des Antibois sont pour l’application de cette loi. En effet, de nombreux habitants ne vont plus à la mer faute de place durant l’été, voir quittent la ville pendant deux mois, faute de plage disponible gratuitement. D’autres déménagent définitivement devant ce littoral détruit et massacré.

    Aussi, nous espérons que personne reviendra sur cette loi, afin que Juan les Pins retrouve une part de civilité urbaine.

    Rendre les plages à ses habitants nous paraît juste.

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