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[Opinion] Société de l'information, open data

Pour un numérique politique

Publié le 19/03/2013 • Par Auteur associé • dans : France, Opinions

Le récent séminaire interministériel dédié à l’économie numérique entend s'attaquer à la crise économique. Dans les faits, ces mesures relèvent d’un projet de "politique numérique" et non d’un "numérique politique" qui assumerait les transformations à l'œuvre.

Bruno Caillet et Bruno Marzloff

Coordinateurs du programme #datact, respectivement directeur associé du hub agence et directeur du cabinet de prospective Média Mundi (1994) et de Chronos, laboratoire des mobilités innovantes (1998).

Un assemblage d’outils cherchant à faire plier le numérique par la loi et l’infrastructure est inopérant face à l’environnement décentralisé, participatif et dérégulé propre à un jeu d’acteurs numérisé et connecté.
Tandis que le numérique politique offre de réelles possibilités de sortir par le haut des étranglements de la société. Cela suppose une orientation autre de la posture régalienne et une redéfinition du jeu des acteurs.

Absence d’un projet politique – L’Open Data, mouvement d’ouverture des données, est d’abord politique. Ses propositions inscrivent dans les territoires la volonté de transparence, d’efficacité, de proximité du service public, voulues par les derniers mouvements de décentralisation.

Ensuite ce projet nait d’une hypothèse de politique libérale, où l’Etat pour produire du service public, libère les données sur lesquelles repose son exercice, et délègue tout ou partie du service.
Mais si la promesse est alléchante, rien ne contraint les entreprises de service et d’information à produire du service réellement public. Dès lors, la simple ouverture d’un patrimoine de données ne fait pas un projet politique. Et pour l’heure, il n’est qu’un leurre, sans incidence ni sur la vie publique, ni sur l’économie.

Les données : un bien commun – Pour réussir, une telle approche implique une dynamique de « bien commun », appuyée sur un jeu d’acteurs qui assume ce bouleversement sociologique et politique.
Pour être équitable, viable et efficiente, un numérique politique suppose de consolider le flux des données de la puissance publique avec ceux des entreprises et des citoyens. En clair, la valeur des données réside dans les infrastructures sociales, renforçant l’observation de Valérie Peugeot : « La donnée n’est pas de l’or, c’est une construction sociale. »

Seule une pratique fondée sur de justes échanges garantit que les entreprises se plient aux usages escomptés de ces données, en tirant partie des bénéfices attendus. Ceci déplace le rôle du régalien vers le respect des conditions d’élaboration et d’usage de ce bien commun.

Le consommateur-producteur – Dans cette hypothèse, le consommateur de service public se révèle le premier producteur des flux alimentant ces services. Ce glissement de la consommation passive à l’usage responsable est le pivot du passage au numérique politique.
Il dessine un système complexe de fines interdépendances et non une chaine d’actions de masse.

L’actualité récente éclaire cette vision. Le rapport Colin et Collin, rappelle la prégnance de l’économie numérique, armée par la contribution gratuite de données personnelles. Cet encouragement à dépasser l’abondement public de l’Open data s’ouvre sur des services innovants à l’usager, dans un modèle rétro-actif « usager-services ».

A une autre encoignure, Colin et Verdier dans « L’âge de la multitude » célèbrent le paradigme de la plate-forme contributive, au travers des fulgurances d’Amazon. Ce bolide monstre cassant tous les codes, éprouve les vertus du « travail des autres » (entendre la « multitude » et ses contributions illimitées). Leurs innombrables innovations sont captées dans un modèle dont l’opérateur est le premier à entrevoir et à déployer la puissance.
Dans ce sillage, Gabriel Plassat de l’Ademe, se fondant sur l’exemple du fil twitter @waze et de ses 36 millions d’abonnés, décrit une « plate-forme des mobilités » se gavant des apports inépuisables et gracieux des usagers et des développeurs … mais à l’usage du collectif.

Aux acteurs publics de prendre la main – Si ces exemples montrent le potentiel de co-construction de services, aucun territoire n’a encore entrepris d’imaginer les protocoles d’apport et de circulation de ces données conjuguées pour en extraire les intelligences ; aucun acteur public n’a investi une plate-forme de création sociale qui éprouverait sur les territoires ces visions.

Pourquoi les autorités publiques ne sauraient-elles pas animer de telles plateformes collaboratives et apporter sur le même mode des solutions aux défis énormes des métropoles ?
Pourquoi la puissance publique se priverait-elle de tels gisements de croissance ?

Sans doute parce que le politique persiste dans une approche industrielle et non numérique de la production de valeur ; ce que révèle l’appel au rapatriement de la chaîne de valeur du traitement des données personnelles comme l’ont fait les ouvriers du coton indien il y a cent ans !

Le numérique politique suppose d’agir sur le monde avec les outils d’aujourd’hui, de s’inscrire de manière pragmatique en animateur de plateformes partagées et de garantir les conditions de production de ces services. Seul cet espace de partage est capable d’aborder les défis de nos sociétés. Nous avons besoin d’un numérique politique.

Le programma DatAct

Initié par le cabinet Chronos et le Hub Agence, DatAct est un programme de coproduction réunissant près de 40 entreprises et collectivités territoriales depuis 3 ans. Ces acteurs travaillent à l’élaboration de schémas de partages de données pour la coproduction de services urbains.

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