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Fonction publique

Effectifs et salaires: les tableaux comparés des trois fonctions publiques

Publié le 12/03/2013 • Par Martine Doriac • dans : A la une, Actu Emploi, France, Toute l'actu RH

Pietons traversant la route
Fotolia
"La Gazette" a croisé et commenté différents tableaux sur la FPT, la FPH et la FPE issus de l’étude Emploi et salaires 2013 de l’Insee rendue publique début mars.

Avec un effectif, en hausse, de 1,7 million d’agents recensés en « personnes physiques » en 2010, la fonction publique territoriale arrive désormais en tête des effectifs de fonctionnaires devant l’Etat, où l’Insee a recensé 1,5 million d’agents.
Les hôpitaux publics emploient, eux, près de 900 000 « équivalents temps pleins » , un effectif qui lui aussi augmenté depuis cinq ans.

Ces évolutions s’expliquent, pour la territoriale, par les transferts de personnel de l’Etat vers les collectivités. Dans les établissements publics hospitaliers, ce sont les emplois intermédiaires de personnels soignants et administratifs qui ont gagné du terrain. Ces évolutions doivent être interprétées avec précaution car elles incluent nombre de temps partiels, notamment dans la territoriale.

1 ) L’évolution des effectifs dans la FPT, la FPE et la FPH

Des chiffres à manier avec précaution – 
Dans la fonction publique territoriale, 1 697 000 « personnes physiques » occupaient un emploi en 2010, d’après l’étude Emploi et salaires 2013 de l’Insee.

Parmi elles, 81 % étaient titulaires au lieu de 80 % en 2005. Le nombre des personnes occupant un emploi statutaire est ainsi passé de 1,162 million en 2005 à 1,372 million en 2010, selon la publication 2013 de l’étude « Emploi et salaires » de l’Insee.

Cette évolution, mesurée en « personnes physiques », doit être analysée avec précaution, comme l’a souligné un récent rapport du Conseil supérieur de la fonction publique territoriale.

La part importante occupée par les temps partiels et temps non complet dans les collectivités, les communes en particulier, devrait inciter à mesurer les effectifs en « équivalents temps plein » (EQTP).
Ils représentent en effet plus du quart des emplois territoriaux.

Les communes perdent du terrain en tant qu’employeurs – 
Cette réserve faite, la croissance des effectifs évaluée en « personnes physiques » à 3,1 % par an depuis 2000, a été, selon l’Insee, plus faible pour les communes (+ 1,1 %).
La moitié de l’augmentation est due aux transferts d’agents des collèges et lycées et des routes aux départements et aux régions. Ces dernières ont ainsi vu leurs effectifs passer de 10 000 à 80 000 agents entre 2000 et 2010.

Si les transferts n’ont pas eu d’incidence sur la répartition des agents par catégorie, ils en ont eu sur la répartition des effectifs par types de collectivités : les communes n’employaient plus que 56 % des agents territoriaux en 2010, pour 64 % en 2005.

Plus de contractuels en nombre, moins en proportion – 
Dans les collectivités, les postes titulaires sont occupés à 58 % par des femmes et l’âge médian s’élève à 45 ans (44 ans avec les non titulaires, soit quatre ans de plus que dans le secteur privé où l’âge moyen est de 40 ans).

La proportion des non titulaires a diminué de 1 % pour passer de 20 à 19 %. Mais leur effectif s’est élargi à 325 000 « personnes physiques », soit 31 000 contractuels de plus qu’en 2005.

Si les femmes occupent 68 % de ces postes précaires, l’ensemble des contractuels, globalement plus jeune que les titulaires, n’a en moyenne que 37 ans.

L'emploi dans la fonction publique territoriale en 2005 et en 2010

Les effectifs de l’Etat en baisse après les transferts – 
Dans la fonction publique de l’Etat, où la moyenne d’âge est de 43 ans, l’Insee a recensé 1,509 million de « personnes physiques » en 2010.
Cinq ans plus tôt, elles étaient 1, 865 million.

91 % sont titulaires et près de deux sur trois font partie de la catégorie A. Les temps partiels représentent 11 % des emplois de l’Etat et les non titulaires 16 %.
Comme dans la territoriale, le poids des contractuels s’est réduit proportionnellement d’un point.


Des changements structurels à la clé – 
Principale explication à cette diminution conséquente de 356 000 agents de l’Etat, le transfert de 185 000 agents vers les établissements publics, après la loi d’autonomie des universités de 2007 et de 135 000 agents vers les départements et régions.

La différence (36 000 agents) représente les suppressions de postes sur cinq ans. Durant cette période, le poids des catégories A et B s’est accru chez les titulaires, avec la fin de l’intégration des instituteurs de catégorie B sur des postes de professeurs des écoles de catégorie A, le reclassement, en 2006, de 100 000 gardiens de la paix en catégorie B, et l’intégration des agents « techniciens ouvriers spécialisés » dans les collectivités.

Ces transferts massifs de personnels majoritairement masculins expliquent la féminisation grandissante des effectifs de l’Etat (59 % de femmes en 2010, soit 2 % de plus qu’en 2005), plus particulièrement en catégorie C.

L'emploi dans les services civils de l’Etat en 2005 et 2010

Progression des métiers intermédiaires à l’hôpital – La fonction publique hospitalière compte ses forces vives en équivalents temps plein, à la différence de la territoriale et de l’Etat, soit 896 500 « EQTP » dans les établissements publics de santé en 2010, pour 860 400 en 2005. Ce sont les professions intermédiaires soignantes et sociales, et administratives et techniques, qui ont surtout vu leurs effectifs progresser, au rythme de 1,2 % par an.

Durant cette période, les temps partiels ont diminué, passant de 22,3 % en 2005 à 20,3 % en 2010. L’âge médian, lui, n’a pas bougé : il est toujours de 42 ans.

Si les femmes occupent 77 % de l’ensemble des emplois hospitaliers publics, les cadres administratifs et médicaux sont les moins féminisés de la fonction publique avec 48 % de femmes à ces postes de responsabilités, alors que les professions intermédiaires soignantes et les agents de services totalisent 86 % de femmes.

L'emploi dans le secteur public hospitalier en 2005 et 2010

2 ) Les salaires et leur évolution dans la FPT, la FPE et la FPH

Un salaire moyen de 21 550 euros dans la FPT – Avec un salaire annuel net moyen, en équivalent temps plein, de 21 550 euros dans la fonction publique territoriale (FPT) contre 29 110 euros dans la fonction publique de l’Etat (FPE) et 26 220 euros dans la fonction publique hospitalière (FPH), les disparités paraissent importantes d’une fonction publique à l’autre.

Elles tiennent surtout à la structure des emplois : 78 % des titulaires de la FPT sont des agents de catégorie C, pour 16 % seulement dans la FPE. La part des agents titulaires de catégorie A s’élève à 9 % dans la territoriale, mais à 63 % dans les rangs de l’Etat.

Salaires annuels nets moyens dans la fonction publique territoriale selon la catégorie socioprofessionnelle

Salaires annuels nets moyens des agents des services civils de l’Etat selon la catégorie statutaire

Salaires nets annuels moyens dans le secteur public hospitalier selon la CS


Disparités entre types de collectivités – 
En raison de niveaux de qualifications différents, les disparités se remarquent aussi entre différents types de collectivités.
La moyenne des rémunérations est ainsi de 20 550 euros dans les communes et de 24 060 euros dans les départements.

Mais le différentiel de salaires (rapport interdécile) entre le premier décile (les 10 % les moins rémunérés) et le dernier décile (les 10 % les mieux rémunérés sur une échelle de 1 à 9), soit la différence entre les premiers échelons de catégorie C et les cadres A, ne s’élève qu’à 2 alors qu’elle est de 2,1 dans la fonction publique de l’Etat, de 2,2 dans la fonction publique hospitalière et de 2,9 dans le secteur privé.

Mais le différentiel est plus élevé avec la fraction de cadres de direction administratifs et médicaux : A l’hôpital, les cadres perçoivent en moyenne 53 800 euros alors que les employés et ouvriers 19 700 euros.

Progression supérieure pour les cadres à l’hôpital – 
Si le salaire moyen a légèrement reculé dans la FPT en euros constant en 2010 par rapport à l’année précédente, l’Insee indique qu’il a progressé de 0,8 % en euros constants sur la période 2005- 2010.
A l’hôpital, il a diminué de 0,6 % en cinq ans en dehors des cadres (médecins, pharmaciens, psychologues et cadres administratifs).
Entre 2009 et 2010, la baisse enregistrée est même de 0,8 %. Mais pour les personnels non cadres restés en place durant la même période, le salaire moyen a tout de même progressé de 0,6 %.
Pour les cadres, la progression, supérieure, a été de 1,7 %.

Distribution des salaires annuels nets des agents de la fonction publique territoriale par catégorie statutaire en 2010

Distribution des salaires annuels nets dans le secteur public hospitalier selon la CS en 2010

L’écart entre bas et hauts salaires se réduit à l’Etat – Dans la fonction publique de l’Etat, le salaire moyen est, comme dans la territoriale, plus élevé pour les titulaires (29 870 euros), contre 25 220 euros pour les non titulaires.
Les agents de catégorie « A » perçoivent 47 % de plus que les « C ».
Le salaire net moyen a progressé de 0,7 % en euros constant et de 1,1 % en moyenne annuelle depuis 2005.

Les fonctionnaires de l’Etat seraient-ils mieux lotis que leurs collègues territoriaux et hospitaliers ? L’Insee montre que pour eux, l’écart entre bas et haut salaires s’est réduit : la comparaison entre le premier et le dernier décile de salaires fait apparaître une différence de 2,1 en 2010.
Elle était de 2,4 en 2005.

Cet aplanissement des écarts de rémunération correspond au tassement de la hiérarchie des salaires, du fait du passage en catégorie B des gardiens de la paix et du départ vers la territoriale de nombreux agents techniques.

Distribution des salaires annuels nets des agents titulaires des services civils de l’État par catégorie statutaire en 2010

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Commentaires

Effectifs et salaires: les tableaux comparés des trois fonctions publiques

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SL

13/03/2013 08h07

c’est faux tout ça, je suis adjoint 1ere classe depuis 12 ans et je ne gagne que 19200 euros mensuel.

logique

13/03/2013 12h03

Réponse à SL
Dans quelle administration ? Au parlement Européen ? 19 200 € MENSUELS en catégorie C ?
rédacteur principal 2ème classe au dernier échelon (catégorie B), et après 40 ans de boutique, j’ai un peu plus de 2 300 € net par mois

dad

14/03/2013 09h01

attention salaires ne veut pas dire rémunérations

il manque l indemnitaire .. de 7 à 70

voir le rapport sur la fonction publique état entre 2002 et 2012 seul les A ont augmenté le + et en particulier l indemnitaire !!

pratclif

19/04/2013 06h32

Dans la nébuleuse de la fonction publique l’état peine à savoir combien il emploie de fonctionnaires ainsi que la structure et la rémunération des emplois.

CDDEternel

02/08/2013 10h09

Employée en CDD je suis assimilé Catégorie B et touche 1590€/mois + 13ème mois.
Autant qu’un Cat. C titulaire…
Lorsque l’on fait des recherches sur le salaire moyen des CDD, on constate que cette catégorie de contractuels touche moins que ses collègues titulaires qui sont pourtant au même niveau. Le contractuel non seulement est jetable, mais également bon marché. De plus, de peur de ne pas être réembauché, il ne peut pas renégocier son contrat lors de son renouvèlement et ne sera par conséquent jamais augmenté. Quand on sait que ces CDD dit « déterminés » sont en fait des contrats renouvelés abusivement (toute la carrière jusqu’à obtention du saint Graal), où est la justice? Ce statut arrange les administrations qui, sous couvert d’être des employeurs modèles, bénéficient de ressources jetables et qui, embauché pour un coût moindre, ne sera jamais augmenté.

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