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Communication

Communication intercommunale : de la pédagogie pour accompagner le changement

Publié le 14/02/2013 • Mis à jour le 28/05/2013 • Par Sophie Le Gall, Romain Mazon • dans : France

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Le baromètre 2013 de la communication intercommunale, dévoilé jeudi 14 février, lors des 2es Rencontres Communication & Intercommunalité (Evry), organisées par l’Assemblée des communautés de France avec Cap Com, Evry Centre Essonne et Epiceum révèle une stratégie étoffée, centrée sur l’habitant et soucieuse d’assurer la lisibilité de l’action publique sur le territoire. En infographie, nous avons dégagé le portrait-type d'un service de com' dans une intercommunalité. Les évolutions sont réelles depuis 2008.

 

De la pédagogie, encore de la pédagogie, toujours de la pédagogie ! La communication intercommunale garde le même objectif : expliquer l’intercommunalité, ses compétences et ses services.
Un enjeu qui était déjà fortement mis en avant dans les deux baromètres précédents, datant de 2008 et de 2011.
Les communicants sont ainsi 34,6 % à l’évoquer spontanément, devant « l’accompagnement des modifications structurelles (fusion, élargissements de périmètres) à 33,3 % et « l’attractivité du territoire » à 19,7 %.

« Une priorisation tout à fait logique », commente Joëlle Goepfert, directrice de cabinet et directrice de la communication au sein de l’Agglomération Orléans Val de Loire (45) et membre du conseil d’administration de Communication Publique, association regroupant des directeurs et des responsables de communication des institutions publiques.
« 2013 et 2014 sont des années charnières pour l’intercommunalité avec comme étape cruciale l’achèvement de la carte en juin 2013. C’est maintenant qu’il faut poser les bases d’une communication claire et performante ».

La spécialiste conseille aux professionnels d’articuler leur stratégie autour d’un « projet de territoire » qui vient incarner l’intercommunalité.

L’habitant en première ligne - Selon le baromètre 2013, les habitants demeurent la première cible des communicants mais de façon encore plus marquée que les années passées. Un résultat à mettre en parallèle avec l’investissement, encore modéré, pour le marketing territorial, qui vise, lui, les acteurs privés.

Ainsi, 39 % des répondants déclarent avoir mobilisé un réseau d’acteurs publics et privés, 18 % ont créé une marque de territoire et seuls 7 % d’entre eux effectuent une évaluation des résultats.

À l’Agglomération Orléans Val de Loire, Joëlle Goepfert fait partie de ceux qui ont franchi le pas et lancera le 25 février, « avec l’appui du conseil général du Loiret et de la Chambre de commerce et d’industrie du Loiret », une marque économique « afin d’être identifié clairement par les investisseurs et les industriels au niveau national », explique-t-elle.
« Une démarche que j’estime, pour ma part, indispensable compte tenu du contexte économique tendu et de la concurrence accrue entre les territoires », ajoute Joëlle Goepfert.

Équipe étoffée, budgets en hausse - En interne, la communication intercommunale s’affirme, avec 2,31 agents en moyenne en 2013, soit un agent de plus qu’en 2011, même si cette moyenne cache des disparités importantes. Aujourd’hui, 69,2 % des interco déclarent être dotées d’un service communication, soit 20 points de plus en deux ans.

Les budgets suivent, avec une part des budgets supérieurs à 500 000 euros en nette progression. Mais pour combien temps ? En effet, 25,42 % des communautés d’agglomération craignent une diminution de leur enveloppe (ils étaient 0 %  en 2011).

Variété des supports et lieux de communication - Ces équipes renforcées déploient un panel d’outils qui s’est, lui aussi, étoffé, avec, bien entendu, une entrée remarquées des nouveaux outils de communication, au premier rang desquels la communication en mobilité, avec une utilisation multipliée par 7 en deux ans.

« Nous étions les premiers à proposer, en 2011, une application Smartphone », rappelle Joëlle Goepfert. L’Agglomération Orléans Val de Loire communique également à travers une page Facebook et propose aux habitants un chat mensuel avec son président, Charles-Éric Lemaignen.
« Des supports modernes et guère coûteux », souligne la dir-com, qui ne tourne pas pour autant le dos aux « outils classiques ».
Elle a ainsi convaincu son président de tenir une permanence mensuelle, sans rendez-vous. « On ne touche pas le même public d’un support à l’autre. Lors des permanences, les habitants viennent soumettre des préoccupations personnelles. Lors des chats, on est plus dans le débat d’idées », précise-t-elle.

Marge de progression - Carton rouge de ce baromètre : « communautés et communes membres persistent à communiquer séparément ». Comme en 2001, près de 6 communicants intercommunaux sur 10 n’associent pas leur stratégie à celle de leurs confrères en mairie, voire même se définissent comme concurrents.
« De ce côté-là, nous avons effectivement des efforts à faire », reconnaît Joëlle Goepfert. « Chacun fait sa tambouille », explique Jean-Christophe Jouanneau, chargé de communication de la communauté de communes Sud-Est du Pays Monceau (72), cité dans le baromètre. Une organisation, ou plutôt un manque d’organisation, qui explique en partie l’image encore brouillonne de l’intercommunalité et qui vient donc ruiner les précieux efforts de pédagogie.
C’est ce qui s’appelle se couper l’herbe sous les pieds…

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  1. 1. bazane Aujoud'hui, 14h34

    Pour les besoins de sa démonstration JC Mailly inverse la relation de causalité : c'est parce que l'économie des petites villes périclite et que leur population diminue, notamment en raison de la densification urbaine dans les grandes agglomérations, que les services publics de proximité ferment, et non l'inverse.
    Quant à "sauver le service public" : M. Mailly a un égo hypertrophié pour le moins.

  2. 2. sylvie Aujoud'hui, 12h43

    Nous confirmons ici notre profond mécontentement quant à la « cannibalisation » des plages de Juan les Pins par ces « paillotes » du bord de mer. En effet, des appartements, nous ne voyons que des toits disgracieux au lieu du sable. Des restaurants du boulevard, impossible d’y voir un grain. Pour la promenade à pied, aucune vue non plus, vue sur les toits avec le gras des friteuses et avec les odeurs de cuisine en plus.

    De plus, de nombreuses plages privées nous empêchent de profiter de la mer, ne respectant pas la loi sur la protection du littoral qui date de 2006 !

    Nous tenons à signaler que contrairement aux dires de ces "plagistes financiers aux grosses Mercedes", la majorité des Antibois sont pour l’application de cette loi. En effet, de nombreux habitants ne vont plus à la mer faute de place durant l’été, voir quittent la ville pendant deux mois, faute de plage disponible gratuitement. D’autres déménagent définitivement devant ce littoral détruit et massacré.

    Aussi, nous espérons que personne reviendra sur cette loi, afin que Juan les Pins retrouve une part de civilité urbaine.

    Rendre les plages à ses habitants nous paraît juste.

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