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Open Data

Open Data : comment les collectivités s’y mettent

Publié le 25/01/2013 • Mis à jour le 28/05/2013 • Par Virginie Fauvel • dans : Dossiers d'actualité, France

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Quelles données, quel portail, quelle licence, quel budget, etc. Quand une collectivité locale se lance dans l'ouverture de ses données publiques, les interrogations surgissent en poupées russes. Une étude très dense de Serdalab, que la Gazette s'est procurée livre une photographie inédite de ce qu’implique le processus chez les acteurs publics.

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Cet article fait partie du dossier

Réutilisation des données publiques : des promesses vertigineuses

 

L’Open Data, il faut y aller mais comment ? En France, depuis deux ans, une vingtaine de collectivités pionnières ont ouvert leur portail.
Les Hauts-de-Seine, la communauté d’Agglo Versailles Grand Parc, viennent tout juste de franchir le pas. Reste une immense majorité de collectivités qui, les mains dans le cambouis, se frottent aux multiples interrogations que la démarche suscite : internet ou sur demande, quelle licence, quel portail, quelles données, etc…

Pour savoir où en sont les acteurs publics, une vaste étude (227 pages) de Serdalab, laboratoire de veille et d’études, qui s’appuie sur deux enquêtes réalisées entre juin et septembre 2012 auprès d’un échantillon de 60 acteurs publics et collectivités locales vient d’être publiée (1).

Pas facile d’identifier les jeux de données à libérer - Premier enseignement : rétrospectivement, la plus grande difficulté, c’est l’identification des jeux de données à libérer. Chaque fois, il faut déterminer le degré de confidentialité ou sensibilité. Résultat : près de la moitié (47%) des personnes interrogées considèrent cette mission comme problématique.
S’en suivent des interrogations techniques (format de diffusion des données, solutions, API)… et le manque de temps. Paradoxalement, les questions juridiques, les limites en ressources humaines et les contraintes budgétaires sont  moins ressenties comme des freins à la bonne conduite du projet d’ouverture.

Extension du site préexistant - Mais revenons plus en amont du projet. Internet ne s’impose pas forcément d’emblée comme le support adéquat : un bon tiers des acteurs interrogés garde encore le contrôle en ne diffusant les données que « sur demande ».
Parmi eux, une petite moitié (43%) envisagent tout de même d’avoir recours à internet, ce qui devrait se faire, sur la période 2012-2015. Heureusement, une majorité – plus des deux tiers – ont d’emblée fait le choix de publier les donnée sur la toile.

A ce choix vont s’en suivre beaucoup d’autres, parmi lesquels celui du portail :

  • 37% des acteurs publics privilégient l’extension du site institutionnel préexistant
  • 29% optent pour un portail mutualisé, comme data.gouv.fr
  • 26% choisissent un portail dédié

83000 euros de budget moyen - Ceux qui créent leur propre portail s’inscrivent encore dans des démarches émergeantes : 67% des portails créées ont moins de deux ans.
En moyenne, il aura fallu entre 6 et 8 mois pour porter un projet de création de portail dédié et un budget moyen de 83000 euros de ressources humaines, sans budget informatique. Pour réduire les coûts, la moitié de l’échantillon s’est tourné vers des solutions « libres ».
En général, le projet est impulsé par la direction générale – dans 21% des cas – et par un élu dans 16% des cas. « Les chefs de projet ont tous insisté sur la nécessité de s’armer de pédagogie envers les agents, qui méconnaissent le sujet », souligne l’auteur de l’étude.

Un marché économique sous perfusion en France

Le marché de la vente de licence s’élève à 83 millions d’euros en France. Le marché de la création de portail Open Data reste marginal en France : 3,66 millions d’euros en 2012. (A titre de comparaison, le portail national français data.gouv.fr, a coûté 2 millions d’euros contre 9,2 millions de dollars US pour le portail US data.gov.). Ces chiffres s’expliquent par le fait que seule une vingtaine de collectivités ont déjà ouvert leur portail. De plus, les budgets restreints poussent au choix de logiciels « open source ».

Le marché de la réutilisation, lui, a été estimé à 740 millions d’euros. A plus grande échelle, les études économiques de la Commission européenne ou d’autres, comme l’OCDE, évoquent une « mine d’or issue de l’ouverture des données publiques » ; les estimations variant entre 36 et 140 milliards d’euros. Mais le marché de la réutilisation est aujourd’hui sous perfusion : les acteurs publics sont obligés de financer des appels à projets pour que des applications soient créées.

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    Notes

    Note 01 - Echantillon composé à 53% des collectivités territoriales - conseils généraux et mairies en tête. Les établissements publics représentent plus du quart des répondants - Retourner au texte

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