Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Open Data

Open Data : comment les collectivités s’y mettent

Publié le 25/01/2013 • Par Virginie Fauvel • dans : Dossiers d'actualité, France

Quelles données, quel portail, quelle licence, quel budget, etc. Quand une collectivité locale se lance dans l'ouverture de ses données publiques, les interrogations surgissent en poupées russes. Une étude très dense de Serdalab, que la Gazette s'est procurée livre une photographie inédite de ce qu’implique le processus chez les acteurs publics.

L’Open Data, il faut y aller mais comment ? En France, depuis deux ans, une vingtaine de collectivités pionnières ont ouvert leur portail.
Les Hauts-de-Seine, la communauté d’Agglo Versailles Grand Parc, viennent tout juste de franchir le pas. Reste une immense majorité de collectivités qui, les mains dans le cambouis, se frottent aux multiples interrogations que la démarche suscite : internet ou sur demande, quelle licence, quel portail, quelles données, etc…

Pour savoir où en sont les acteurs publics, une vaste étude (227 pages) de Serdalab, laboratoire de veille et d’études, qui s’appuie sur deux enquêtes réalisées entre juin et septembre 2012 auprès d’un échantillon de 60 acteurs publics et collectivités locales vient d’être publiée (1).

Pas facile d’identifier les jeux de données à libérer – Premier enseignement : rétrospectivement, la plus grande difficulté, c’est l’identification des jeux de données à libérer. Chaque fois, il faut déterminer le degré de confidentialité ou sensibilité. Résultat : près de la moitié (47%) des personnes interrogées considèrent cette mission comme problématique.
S’en suivent des interrogations techniques (format de diffusion des données, solutions, API)… et le manque de temps. Paradoxalement, les questions juridiques, les limites en ressources humaines et les contraintes budgétaires sont  moins ressenties comme des freins à la bonne conduite du projet d’ouverture.

Extension du site préexistant – Mais revenons plus en amont du projet. Internet ne s’impose pas forcément d’emblée comme le support adéquat : un bon tiers des acteurs interrogés garde encore le contrôle en ne diffusant les données que « sur demande ».
Parmi eux, une petite moitié (43%) envisagent tout de même d’avoir recours à internet, ce qui devrait se faire, sur la période 2012-2015. Heureusement, une majorité – plus des deux tiers – ont d’emblée fait le choix de publier les donnée sur la toile.

A ce choix vont s’en suivre beaucoup d’autres, parmi lesquels celui du portail :

  • 37% des acteurs publics privilégient l’extension du site institutionnel préexistant
  • 29% optent pour un portail mutualisé, comme data.gouv.fr
  • 26% choisissent un portail dédié

83000 euros de budget moyen – Ceux qui créent leur propre portail s’inscrivent encore dans des démarches émergeantes : 67% des portails créées ont moins de deux ans.
En moyenne, il aura fallu entre 6 et 8 mois pour porter un projet de création de portail dédié et un budget moyen de 83000 euros de ressources humaines, sans budget informatique. Pour réduire les coûts, la moitié de l’échantillon s’est tourné vers des solutions « libres ».
En général, le projet est impulsé par la direction générale – dans 21% des cas – et par un élu dans 16% des cas. « Les chefs de projet ont tous insisté sur la nécessité de s’armer de pédagogie envers les agents, qui méconnaissent le sujet », souligne l’auteur de l’étude.

Un marché économique sous perfusion en France

Le marché de la vente de licence s’élève à 83 millions d’euros en France. Le marché de la création de portail Open Data reste marginal en France : 3,66 millions d’euros en 2012. (A titre de comparaison, le portail national français data.gouv.fr, a coûté 2 millions d’euros contre 9,2 millions de dollars US pour le portail US data.gov.). Ces chiffres s’expliquent par le fait que seule une vingtaine de collectivités ont déjà ouvert leur portail. De plus, les budgets restreints poussent au choix de logiciels « open source ».

Le marché de la réutilisation, lui, a été estimé à 740 millions d’euros. A plus grande échelle, les études économiques de la Commission européenne ou d’autres, comme l’OCDE, évoquent une « mine d’or issue de l’ouverture des données publiques » ; les estimations variant entre 36 et 140 milliards d’euros. Mais le marché de la réutilisation est aujourd’hui sous perfusion : les acteurs publics sont obligés de financer des appels à projets pour que des applications soient créées.

Cet article fait partie du Dossier

Open Data et réutilisation des données publiques : des promesses vertigineuses

Sommaire du dossier

  1. Ce qu’il faut retenir du projet de loi pour une République numérique
  2. “L’open data par défaut ne pourra pas se faire sans médiation numérique” – Samuel Goëta
  3. Révision à la baisse de l’opendata dans les collectivités locales
  4. Open data, un nouvel élan pour le tourisme
  5. En Nouvelle Aquitaine, l’observatoire Nafu affûte la connaissance du foncier grâce aux données publiques
  6. « L’open data ne devrait être qu’une des modalités d’ouverture des données publiques »
  7. Open data : l’Occitanie est un territoire-pilote
  8. Le décret sur les données de référence, nouvelle pierre pour la généralisation de l’opendata
  9. Coopération public – privé et données : comment et pourquoi les collectivités doivent reprendre la main
  10. « L’open data est de plus en plus ancré dans les pratiques »
  11. Projet de loi Valter : un (tout) petit pas pour l’opendata
  12. Réutilisation des données publiques : des promesses vertigineuses
  13. L’ouverture des données publiques en France reste perfectible
  14. L’open data, atout maître dans la course aux économies ?
  15. Mobilités : les collectivités se rapprochent d’Uber, Waze et Blablacar
  16. La métropole, « bonne échelle pour développer le service public local de la donnée »
  17. Le rapport Trojette habille pour l’hiver les redevances sur les données publiques (1/2)
  18. Le rapport Trojette : les acteurs du secteur saluent un bon point de départ (2/2)
  19. Les avis de la Cada en open data, enfin
  20. Le fouillis des licences open data s’éclaircit [Fiche pratique]
  21. Open data : cachez ces données que l’on ne saurait voir
  22. Données publiques : l’échelle des priorités
  23. “Les données d’autorité restent un instrument de souveraineté”- Pascal Berteaud, DG de l’IGN
  24. Open data : le service public augmenté – Des données ouvertes de plus en plus cadrées
  25. Les acteurs publics, gros acheteurs des données… publiques
  26. Données publiques : une nouvelle économie des services publics en débat
  27. OaklandOpenBudget ou quand les citoyens se saisissent de l’Open Data
  28. Open Data : comment les collectivités s’y mettent
  29. Open data : quels coûts pour les collectivités territoriales
  30. Open data : le service public augmenté – 1. Cap sur la réutilisation
  31. Brocas, laboratoire de l’open data des petites communes
  32. Open data : le service public augmenté – 3. Des territoires riches de données
  33. Open data : le service public augmenté – 2. L’atout de la mutualisation
  34. L’open data, véritable voie de modernisation pour les administrations
  35. « L’open data est un révélateur violent de l’inadaptation de l’administration » – Denis Berthault, expert Open Data
  36. Open data et tourisme : un potentiel qui reste à transformer
  37. « Les collectivités, premières bénéficiaires de l’open data » – Claire Gallon, LiberTIC
  38. Interview d’Anne Josso, secrétaire générale adjointe de la CADA
  39. Open data : la transparence démocratique demeure virtuelle
  40. La FING, partenaire et centre de ressources
  41. Pourquoi le dogme de la gratuité des données publiques freine la diffusion de l’open data
  42. Une évaluation sans concession mais lucide de l’open data en Loire-Atlantique

Notes

Note 01 Echantillon composé à 53% des collectivités territoriales - conseils généraux et mairies en tête. Les établissements publics représentent plus du quart des répondants Retour au texte

Réagir à cet article

Nos offres d'emploi

Plus de 1000 offres d'emploi !

TOUTES LES OFFRES D'EMPLOI

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

Open Data : comment les collectivités s’y mettent

Votre e-mail ne sera pas publié

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement
 
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X