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[opinion] ruralité

Des maires inquiets mais combatifs !

Publié le 20/12/2012 • Par Auteur associé • dans : France, Opinions

Gilles Leproust

Maire (PCF) d’Allonnes, conseiller général de la Sarthe, 1er vice-président du Mans métropole

Au lendemain du congrès des maires, « La Gazette » titrait son éditorial : « Des maires résignés mais rassurés ! »
Pour ma part, élu d’une ville populaire, Allonnes, dans la Sarthe, je suis un maire « inquiet mais combatif ».

Inquiet, car la situation sociale se dégrade à grande vitesse et appelle des mesures d’urgences : dans ma commune, 21 % de la population active est au chômage !
Combatif, car les communes peuvent être un formidable atout anticrise si elles ont les moyens de jouer pleinement leur rôle, notamment en relevant le défi de l’égalité d’accès aux droits pour chaque citoyen, quel que soit son lieu d’habitation.

C’est ce que j’ai défendu, avec mes collègues élus communistes et républicains, lors du congrès des maires, avec des propositions visant à redonner les moyens financiers aux communes :

  • rétablir un impôt économique lié au territoire ;
  • taxer les actifs financiers à 0,3 %, ce qui apporterait 40 milliards permettant d’alimenter efficacement un fonds de péréquation vertical, utile aux besoins de nos concitoyens, sans opposer les collectivités entre elles ;
  • abroger la réforme territoriale et agir en faveur d’une réforme ambitieuse donnant plus de souffle à la démocratie locale ;
  • conforter et développer les services publics locaux.

Mais cet état d’esprit ambitieux pour les collectivités et leurs habitants s’accompagne d’incertitudes et d’appréhensions car les propositions gouvernementales ne sont pas à la hauteur des attentes et des espérances des élus et des habitants.
En effet, le gel des dotations annoncé pour 2013 et la réduction programmée de 2,4 milliards pour 2014 et 2015 inquiètent tous les maires et nombre d’associations d’élus.

De même, l’obsession de mettre en place de grandes métropoles pour « être compétitif » au plan européen peut signifier, de fait, la fin des communes, d’autant plus si le garrot financier est maintenu.

Pour ma part, je reste persuadé qu’une autre voie est possible ! A condition de s’associer aux habitants et à l’ensemble des acteurs locaux : passer du stade de l’inquiétude à celui de l’espoir impose d’être offensif et combatif sur des propositions alternatives. Vous comprendrez que, pour moi, l’heure n’est pas à la résignation, mais à l’action !

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Commentaires

Des maires inquiets mais combatifs !

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logique

21/12/2012 12h16

Où commence la ruralité ?
Ce maire d’une commune de 11 000 habitants se dit « rural ». En Lozère, 81 000 habitants c’est le chef-lieu du département qui a 11 000 habitants. 14 habitants au km² pour le département ; ça, c’est la ruralité. Et tout est fait pour que cette ruralité devienne un désert ; mais pas le Sahara ! non, il n’y aura pas de sable ; certes, les écolos seront contents que des arbres poussent ; mais s’il y a un mur de boites à lettres à l’entrée des communes pour que le « facteur » soit rentable (parce que la concurrence ne va pas aller là où ça coûte du pognon) ; si les écoles ferment, la durée de trajets des transports scolaires a des limites (certains gamins à partir de 3 ans font déjà plus de 3 heures de trajet par jour pour aller à l’école) ; s’il n’y a pas de distributeur de billets ; s’il n’y a pas le haut débit ; s’il n’y a plus de station service de proximité ; s’il n’y a plus de lieu de rencontre (bar) ; s’il n’y a plus de jeunesse (pompiers bénévoles entre autres) ; s’il n’y a plus de commerce ; alors, il ne faudra pas se plaindre l’été, aux vacances, si vous, « ces messieurs » de la ville criez parce que vous n’avez pas les services de la ville ; Combien de fois j’ai entendu qu’il est inadmissible que le portable ne passe pas chez nous. Ayant été élu d’un village de 250 habitants qui a encore tous ses commerce, j’ai entendu ces remontrances ; ma réponse a été facile : j’ai payé des impôts pour qu’au niveau de la nation, les français soient égaux ; si en plus il me faut payer des impôts locaux pour être aussi « égal » qu’un citadin ! Voyez auprès de votre opérateur, c’est lui qui a récolté mon impôt, c’est lui qui n’a pas joué le jeu. Parce que la campagne, on la laisse bien de côté pour les grandes infrastructures. La campagne ne veut pas d’aide conséquente pour implanter une usine de 15 000 personnes ou pour avoir une ligne de métro ou un aéroport ; elle aurait besoin d’un peu de bon sens et à défaut d’aide substancielle, pas d’entrave supplémentaire pour qu’un artisan, commerçant, toutes professions rurale à qui il manque 4 sous pour se développer ne soit pas pris à la gorge par les banques ; un peu de protection dans la procédure des marchés publics. Pourquoi imposer à un restaurateur qui fait un menu ouvrier comprenant une entrée, un plat, le fromage, le dessert, le vin et le pain plus le café à 11,50 € TTC, une augmentation du taux de TVA sans augmenter ses tarifs ; 11,50, c’est le prix de votre petit déjeuner, en ville ; vos menus sont hors de prix, vos chambres à 100 € dans un hôtel correct, mais sans plus… Pourquoi demander le même prix pour la SACEM à la campagne parce que le poste radio fait de la musique dans le magasin qui n’a qu’une trentaine de clients par jour, mais à n’importe quelle heure… qu’à l’Hyper à 45 caissières…
Pourquoi, vous, en ville ne dites rien quand vous payez fort cher votre plombier (qui vient quand il veut) et que vous « rouspétez » quand votre toubib dépasse ses honoraires (la sécu et votre mutuelle vous remboursent pourtant)…
La ruralité est mal barrée…

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