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Grand Paris

Gouvernance du Grand Paris : les collectivités locales constatent leur désaccord

Publié le 18/12/2012 • Par avec l'AFP, Laurence Madoui • dans : Régions

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Les élus réunis au sein de Paris Métropole ne sont pas parvenus, lundi 17 décembre à se mettre d'accord sur la gouvernance du Grand Paris, deux jours avant une réunion avec le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et la ministre de la réforme de l'Etat Marylise Lebranchu.

 

Le comité syndical de Paris Métropole, qui devait adopter lundi 17 décembre au soir, à Nanterre, un livre blanc résumant les propositions communes de ses membres – 205 communes, mais aussi la région et les départements – s’est finalement séparé sans avoir voté le texte.

Le gouvernement prépare actuellement une réforme de la décentralisation, qui sera présentée en début d’année prochaine, devant comporter un chapitre sur la gouvernance de la métropole parisienne. Ce chapitre est pour l’instant vide, le gouvernement espérant un consensus entre les élus.

Clivages politiques et clivages entre collectivités locales - « C’est un échec collectif et personnel, que nous ne soyons pas parvenu à nous mettre d’accord sur un livre blanc », a commenté à la tribune le président de Plaine-Commune (Seine-Saint-Denis) Patrick Braouezec, qui achevait sa présidence lundi.

Les discussions ont achoppé sur un clivage géographique et un clivage politique, a expliqué au cours d’une conférence de presse M. Braouezec.
Les élus UMP avaient eu pour consigne de Valérie Pécresse, chef de file de l’UMP en Ile-de-France, de ne pas approuver le texte, a assuré un membre du bureau sous couvert d’anonymat.

Un clivage opposait, de plus, la région à la ville de Paris, le maire de Paris Bertrand Delanoë (PS) défendant la création d’une instance de gouvernance à l’échelle de la « zone dense », dont ne veut pas entendre parler le président de la région Ile-de-France Jean-Paul Huchon (PS).
« Il appartient désormais au gouvernement de trancher, et au Parlement de faire des choix », a affirmé M. Braouezec.

Quelle gouvernance ? A quelle échelle ? - Le président de la République François Hollande s’était engagé le 15 mai dans un discours prononcé à l’Hôtel de Ville de Paris à « créer les conditions nécessaires à l’émergence d’une métropole parisienne, capable d’affronter à l’échelle pertinente tous les défis qui se présentent à elle ».
Des discussions se sont engagées dans les mois qui ont suivi entre les élus de Paris Métropole pour parvenir à un consensus.

Le maire de Paris Bertrand Delanoë a tenté de défendre auprès des élus la création d’une instance de gouvernance ayant à l’échelle du coeur de l’agglomération des compétences en matière de logement, d’hébergement d’urgence, d’environnement, et à laquelle seraient contraintes d’adhérer les communes sous certaines conditions.

Jean-Paul Huchon avait reconnu publiquement la semaine dernière une divergence de vues avec M. Delanoë. « Nous ne savons pas gérer le problème du logement efficacement si nous ne prenons pas en charge la petite, la grande couronne et Paris, c’est-à-dire l’échelon régional. Nous avons (à ce sujet) une divergence avec Paris, ce sera arbitré par le gouvernement », avait-il déclaré.

Valérie Pécresse s’est félicitée dans un communiqué « de l’ajournement de la création d’une nouvelle strate dans le mille-feuilles francilien ».
« Cette décision répond aux inquiétudes de nombreux élus franciliens de droite, mais aussi de gauche, face au risque d’un nouvel échelon administratif aux compétences mal définies et entrant en conflit avec celles des collectivités existantes », a-t-elle commenté.

Les syndicats de services urbains veulent être représentés au comité

Les présidents de six grands syndicats de services urbains (1) ont fait part au président de Paris Métropole, dans un courrier daté du 14 décembre, de leur souhait d’être représentés au comité de la structure et «d’être pleinement partie prenante » aux réflexions sur l’acte III de la décentralisation et la gouvernance de la future métropole.

Ces syndicats de gestion annoncent en outre la création d’une « rencontre intersyndicale », à laquelle ils souhaitent que Paris Métropole s’associe. Rappelant que ces établissements « ont su (…) accompagner le développement de l’agglomération parisienne selon un modèle d’intervention moderne, performant, transparent et démocratique », leurs présidents entendent bien « contribuer à enrichir le débat » sur la construction de la métropole de demain.

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Thèmes abordés DécentralisationEtat et collectivités localesIntercommunalité

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  1. 1. Révolutionnaire Aujoud'hui, 16h56

    Il faut faire des efforts ....on entend que cela mais nos élus ne sont pas prêts à en faire pour eux. Toujours autant de Sénateurs inutiles, de nombreux députés biens payés et absents de l'assemblée, des conseillers généraux ? que font-ils ceux-là ?Des conseillers régionaux ?....mais tout cela a un coût et avant de demander encore aux autres de se serrer la ceinture il faudrait montrer l'exemple et être des sénateurs , députés etc... ordinaires et un salaire ordinaire entre 2500 et 3000 euros serait largement suffisant pour le temps de présence.la fronde monte et je vous assure que lorsque l'étincelle va démarrer il n'est pas dit que le feu soit circonscrit % d’augmentation sur les timbres, 2 cts par litre sur le gasoil etc...point d'indice gelé, augmentation des transports , EDF, GDF etc...La baisse des dotation et la mise en place des régions et métroples va avoir un effet pervers avec la diminution des agents territoriaux, de l'état et de l'hospitalière mais quand la gamelle est vide le 15 mois c'est dangereux: un vieux proverbe paysan dit ceci: quand il n'y a plus de foin à l'étable, les ânes se battent. A méditer.

  2. 2. TansonHenri Aujoud'hui, 12h30

    Cette baisse des dotations semble inéluctable. Nous devons donc nous préparer à des années difficiles. Pour les citoyens, pour les entreprises, pour l'emploi, etc...
    Et nous ne pouvons rien faire d'autre que de dire que nous ne sommes pas contents, pas d'accord. Mais qui nous demande notre avis. Et puisque l'Etat dit qu'il n'y a plus de sous, que pouvons nous faire? Essayer de comprendre pourquoi l'état nous dit cela? Et imaginer d'autres explications, d'autres solutions? Zut. Là, il faut faire de la politique et remettre en cause pas mal de choses. Mais qui est prêt à le faire?
    Qui dira que nous sommes gouvernés par des gens qui ne semblent pas mettre en avant l'intérêt des Français dans ses décisions. Qui obéit aux directives de Bruxelles sans se poser de questions. Qui accepte cette idée que la dette contractée auprès des banques privées doit être remboursée, maintenant, alors que d'autres pays, et pas des moindres, ont largement dépassé notre niveau d'endettement sans s'inquiéter! Qui essaye de nous persuader que notre travail est trop cher et que nous devons acçepter des sacrifices. Qui oublie de dire que notre travail n'est cher que par rapport aux coûts de main d'œuvre des pays sans protection sociale, les Chinois, les Bulgares, les Roumains. Etc...
    Il faut se poser les bonnes questions, essayer de comprendre et agir.
    Mais là, nous acceptons, résignés, de nous faire tondre, comme si il n'y avait pas de solution... Il y en a pourtant. J'en suis convaincu. Et pacifique en plus!

  3. 3. parisienne Aujoud'hui, 11h43

    Il aura donc fallu la diffusions d'une émission consacrée à la protection de l'enfance et à ses dérives pour qu'enfin, les conseils généraux s'en soucient enfin ! Et pour faire quoi ?
    Ah oui, un guide pour l'autodiagnostic…c'est vrai que c'est diablement efficace…

  4. 4. Yann Aujoud'hui, 09h02

    Transition énergétique en façade et destruction de la nature par les forces armées de l'Etat de l'autre...
    Et les médias dominants, en n'informant pas des violences policières qui ont lieu actuellement contre les oppsants au barrage sont complices!

  5. 5. bazane 30/09/2014, 14h34

    Pour les besoins de sa démonstration JC Mailly inverse la relation de causalité : c'est parce que l'économie des petites villes périclite et que leur population diminue, notamment en raison de la densification urbaine dans les grandes agglomérations, que les services publics de proximité ferment, et non l'inverse.
    Quant à "sauver le service public" : M. Mailly a un égo hypertrophié pour le moins.

  6. 6. sylvie 30/09/2014, 12h43

    Nous confirmons ici notre profond mécontentement quant à la « cannibalisation » des plages de Juan les Pins par ces « paillotes » du bord de mer. En effet, des appartements, nous ne voyons que des toits disgracieux au lieu du sable. Des restaurants du boulevard, impossible d’y voir un grain. Pour la promenade à pied, aucune vue non plus, vue sur les toits avec le gras des friteuses et avec les odeurs de cuisine en plus.

    De plus, de nombreuses plages privées nous empêchent de profiter de la mer, ne respectant pas la loi sur la protection du littoral qui date de 2006 !

    Nous tenons à signaler que contrairement aux dires de ces "plagistes financiers aux grosses Mercedes", la majorité des Antibois sont pour l’application de cette loi. En effet, de nombreux habitants ne vont plus à la mer faute de place durant l’été, voir quittent la ville pendant deux mois, faute de plage disponible gratuitement. D’autres déménagent définitivement devant ce littoral détruit et massacré.

    Aussi, nous espérons que personne reviendra sur cette loi, afin que Juan les Pins retrouve une part de civilité urbaine.

    Rendre les plages à ses habitants nous paraît juste.

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